#Mali : Cour d’assises de Bamako : Acquitté faute de preuve

Embourbé dans une histoire de foncier, le mis en cause réfute toutes les accusations portées en son encontre. Il est aidé en cela par le plaignant qui de son côté n’a pu convaincre les jurés de la véracité des faits

Publié jeudi 04 juillet 2024 à 15:39
#Mali : Cour d’assises de Bamako : Acquitté faute de preuve

À la suite de sa comparution devant les juges au cours de la session spéciale consacrée aux crimes économiques et financiers,  Alassane Traoré a été acquitté des charges qui pesaient sur lui. L’homme a ainsi pu s’extirper des griffes des hommes en rouge qui venaient de prononcer son acquittement faute de preuve.

Cela fait de Alassane le premier accusé  à recouvrer la liberté dans le cadre de cette session spéciale. Il avait comparu à la suite de dame Bintou Maïga, la gestionnaire qui siphonnait les comptes de l’établissement bancaire qui l’employait à l’époque des faits. Contrairement à Alassane, l’accusé du jour, elle a été condamnée à 5 ans de prison ferme et au paiement de l’intégralité de la somme qui lui est reprochée.

Dans la foulée, les juges de la Cour d’assises ont fait comparaître Alassane Traoré, inculpé de « faux et usage de faux ». À l’origine de sa comparution, des remous autour d’une parcelle dont il se serait approprié frauduleusement en usant du faux en écriture. Il avait certainement oublié que cette façon de faire est totalement contraire à la loi. Et que lorsqu’un citoyen s’en rend coupable, il tombe immédiatement sous les coups des infractions prévues et punies par les dispositions des articles 102 et 104 du code pénal pouvant donner lieu à l’application des peines criminelles. Les faits qui ont motivé le renvoi de Alassane devant les juges remontent à courant 2002 date à la quelle, il s’est retrouvé mêlé dans l’histoire de foncier qui suit.

De l’acte d’accusation et de renvoi devant la Cour d’assises, il résulte que dans le but d’acquérir une parcelle à usage d’habitation, Alassane Traoré avait pu établir de faux documents, notamment une fausse attestation de vente et un acte notarié de vente. L’homme avait agi ainsi pour persuader de la propriété d’une parcelle à usage d’habitation.

Toujours selon le dossier d’accusation, le mis en cause  a pu, à travers les mêmes procédés, établir un permis d’occuper de ladite parcelle. Le 11 novembre 2021, Nouhoum Kouma saisissait le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commun VI du District de Bamako d’une plainte contre les nommés Abdrahamane Diallo et Alassane Traoré pour disposition du bien d’autrui, faux, usage de faux et complicité. à la suite du procès-verbal N° 0394/01/DPJ-BIJ du 30 novembre 2021 de la brigade d’investigations judiciaires, saisie de l’enquête, une information judiciaire a été ouverte et le juge d’instruction du 4ème cabinet du tribunal a été désigné à cet effet.  Alassane Traoré a été le seul poursuivi, inculpé et placé sous contrôle judiciaire le 1er décembre 2021 pour faux et usage de faux par ce magistrat instructeur.

à la clôture de son information, le juge d’instruction, en charge du dossier, a rendu le 03 juin 2022, contrairement au réquisitoire aux fins de transmission des pièces au procureur général, une ordonnance définitive aux fins de non-lieu à suivre contre l’inculpé Alassane Traoré. Contre cette ordonnance, le procureur de la République a, le 07 juin 2022, fait appel. En l’espèce, l’information a permis d’établir que l’inculpé Alassane Traoré a, par des procédés frauduleux, commis des actes qui se sont révélés faux. Et qu’il a également, en connaissance de cause fait utilisation desdits actes.

 

Pas la moindre preuve convaincante

Lorsque l’affaire a éclaté, les enquêtes ont pu établir qu’Alassane se prévalait d’une attestation produite devant le tribunal administratif. Les investigations qui s’en sont suivies ont pu prouver le contraire, car il s’est trouvé que l’attestation produite était fausse et comportait un faux cachet.

Il a été par la suite établi que le plaignant a justifié son titre de propriété dans le dossier pour servir de preuve matérielle sur la commission de l’infraction de faux et usage de faux. Ainsi, partant de tout ce qui précède, les enquêteurs ont estimé que tous les éléments constitutifs des crimes de faux et usage de faux sont réunis à la charge de l’inculpé. À la barre, Alassane Traoré s’est désisté de tout, à travers des explications plus ou moins convaincantes.

Il s’est défendu en déclarant que les faits à lui n’étaient pas du tout fondés. à sa suite, le plaignant est lui  aussi passé au prétoire. Mais lui non plus ne parviendra pas à apporter la moindre preuve pouvant convaincre les jurés de la véracité de sa plainte.

 Au terme de plusieurs heures de débats, les juges de la Cour ont fini par faire la part des choses. N’ayant pas pu prouver la culpabilité de Alassane Traoré, ce dernier a été reconnu non coupable des faits en l’absence de preuve à son encontre. Il a été purement et simplement acquitté. L’homme a ainsi recouvré la liberté au grand soulagement de ses proches.

Tamba CAMARA

Lire aussi : Torokorobougou : Des faux agents de sécurité, braqueurs et Tueurs

Les éléments du commissariat de police de Torokorobougou, en Commune V du district de Bamako, viennent de mettre fin aux agissements d’un trio de malfrats qui se faisaient passer pour des agents des forces de sécurité, alors qu’il n’en est rien..

Lire aussi : Centre commercial de Bamako : Fin de règne pour un trio de braqueurs

Les officiers de police, le commissaire principal Josué Kamaté, et son adjoint le commissaire Issa Kouma à la tête du commissariat du centre commercial en Commune III du District de Bamako, sont décidés à « assainir » le secteur qui relève de leur autorité. Leurs éléments viennent de me.

Lire aussi : Cour criminelle de la cour d’appel de Bamako : Le suspect acquitté faute de preuves

«Association de malfaiteurs et vol qualifié commis en bande et à main armée », c’est l’infraction à laquelle Bakary Dioni a été inculpé devant la Cour criminelle de la cour d’appel de Bamako. Face aux jurés, il devait s’expliquer d’abord, se défendre ensuite et convaincre la cou.

Lire aussi : Mosquée des 1008 Logements : Le ventilateur décroche du plafond et fait une victime parmi les fidèles

«Un malheur frappe toujours à un moment où on s’y attend le moins », dit une maxime. Ce n’est pas le vieil homme à qui nous donnons le pseudonyme Gaoussou qui dira le contraire..

Lire aussi : Souleymanebougou : La police interpelle des trafiquants de fausses vignettes automobiles

Cinq individus, âgés de 19 à 45 ans, ont été interpellés, le 14 février 2026, par les éléments du commissariat de police de Souleymanebougou, avec à sa tête le commissaire principal Foussény Ouattara..

Lire aussi : Yirimadio : L’usurpateur d’identité mis hors d’état de nuire

Les hommes du commissaire principal Modibo K. Diarra ont procédé, le samedi 7 février 2026 à l’interpellation d’un jeune homme, un trenténaire que nous désignerons par ses initiales S.S., alias « Papou »..

Les articles de l'auteur

Immeuble effondré à Daoudabougou : Le bilan atteint 6 morts

Les opérations de fouille se poursuivent sur le site de l’immeuble de quatre étages en construction qui s’est effondré le dimanche le 22 mars à Daoudabougou, en Commune V du District de Bamako. Le lendemain du drame, la direction générale de la protection civile avait communiqué un bilan provisoire estimé à deux décès et plusieurs cas de blessés.

Par Tamba CAMARA


Publié mardi 24 mars 2026 à 18:44

Torokorobougou : Des faux agents de sécurité, braqueurs et Tueurs

Les éléments du commissariat de police de Torokorobougou, en Commune V du district de Bamako, viennent de mettre fin aux agissements d’un trio de malfrats qui se faisaient passer pour des agents des forces de sécurité, alors qu’il n’en est rien..

Par Tamba CAMARA


Publié mercredi 11 mars 2026 à 08:17

Centre commercial de Bamako : Fin de règne pour un trio de braqueurs

Les officiers de police, le commissaire principal Josué Kamaté, et son adjoint le commissaire Issa Kouma à la tête du commissariat du centre commercial en Commune III du District de Bamako, sont décidés à « assainir » le secteur qui relève de leur autorité. Leurs éléments viennent de mettre la main, la semaine dernière, sur trois individus que nous désignerons par leurs intiales. Il sagit de M.T (32 ans), S.K (29 ans) et S.T (28 ans)..

Par Tamba CAMARA


Publié mardi 10 mars 2026 à 08:32

Jeunesse et stupéfiants : Iba Haïdara sensibilise par le prêche

La jeunesse Ançar-Dine de Djicoroni-Para, en Commune IV du District de Bamako, a organisé samedi dernier, une nuit de prêche autour du thème «Jeunesse et éducation, un levier pour l’avenir de la société»..

Par Tamba CAMARA


Publié lundi 09 mars 2026 à 08:36

Amaq-Sup : Des résultats encourageants

L’Agence malienne d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Amaq-Sup) affiche clairement son ambition de devenir une référence en matière d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur à l’échelle sous-régionale. Les résultats enregistrés dans la mise en place d’un système d’assurance qualité robuste traduisent cette volonté..

Par Tamba CAMARA


Publié jeudi 05 mars 2026 à 09:03

Cour criminelle de la cour d’appel de Bamako : Le suspect acquitté faute de preuves

«Association de malfaiteurs et vol qualifié commis en bande et à main armée », c’est l’infraction à laquelle Bakary Dioni a été inculpé devant la Cour criminelle de la cour d’appel de Bamako. Face aux jurés, il devait s’expliquer d’abord, se défendre ensuite et convaincre la cour pour pouvoir échapper à la rigueur de la loi..

Par Tamba CAMARA


Publié mercredi 04 mars 2026 à 08:39

Amap : Le nouveau directeur de l’information d’Africable Télévision en visite

Le directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap), Alassane Souleymane, a reçu, hier, le directeur de l’information et chef d’antenne d’Africable Télévision, Robert Dissa. C’était en présence du directeur de l’Agence nationale de presse, Kader Maïga..

Par Tamba CAMARA


Publié mardi 03 mars 2026 à 08:13

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner