À l’heure du Mali : Face à la crise, un leadership gouvernemental avéré

Ce matin, le Président de la Transition préside la cérémonie de lancement d’un vaste programme de construction d’infrastructures hospitalières d’urgence à Korofina, dans le District de Bamako, au bénéfice de la capitale et de plusieurs régions. Cela se passe bien au Mali, ce beau et grand pays que certains rêvent de voir livré aux hordes avides de sang humain et à leurs maîtres étatiques.

Publié lundi 10 novembre 2025 à 08:02
À l’heure du Mali : Face à la crise, un leadership gouvernemental avéré

Dans une précédente chronique, nous évoquions ici la dignité et la résilience XXL dont ont fait preuve nos compatriotes face aux velléités d’insurrection populaire, voire de changement de régime, qui sous-tendaient les véritables objectifs du blocus énergétique orchestré par les groupes armés terroristes et irrédentistes, ainsi que leurs sponsors internationaux. En plus de cette résilience collective, nous avons souligné l’imperturbabilité des dirigeants de la Transition, en l’occurrence le Président de la Transition et le Chef du gouvernement.

«La crise est l’occasion de se rappeler l’importance de la solidarité et de l’entraide», disait Nelson Mandela. Les Maliens, dans leur ensemble, sont restés unis et solidaires.

Devant le tableau lugubre que les “peintres cyniques” du terrorisme international ont voulu tracer sur les routes et les rues de nos villes et campagnes, les institutions et ceux qui les incarnent sont restés de marbre, vaquant à leurs tâches régaliennes tout en cherchant des solutions à la crise conjoncturelle et aux problèmes structurels ordinaires. Au-delà de la métaphore, le Premier ministre, Général de division Abdoulaye Maïga, l’avait dit : «Même s’il faut aller chercher notre carburant avec une cuillère aux terminaux portuaires, nous le ferons.» Et il a martelé ensuite : «Le carburant que nous recevons, c’est du sang humain.» C’est dire combien de sacrifices les plus hautes autorités ont consentis, combien de litres de sang nos chauffeurs de camions et nos soldats ont versé le long des corridors, face à la barbarie de ceux qui veulent mettre le Mali et le Sahel dans leur besace diabolique.

L’image du Premier ministre avec les organisations syndicales de chauffeurs à la Primature démontre la solidarité fusionnelle nécessaire pour sortir collectivement notre pays de cette situation provoquée.

 

LE CHARME DE LA CIRCULATION. La crise du carburant a mis en lumière le leadership du gouvernement dans son ensemble, à travers les départements en charge de l’économie et des finances, du commerce, des transports, de la défense, de la sécurité, tous les départements mobilisés dans des comités interministériels, des comités ad hoc de gestion des crises et catastrophes, et autres cadres appropriés. De longues réunions, de dures journées de travail, de longues nuits de réflexion ont été nécessaires pour apporter une réponse aux Maliens. Cette réponse est venue, parfois à un rythme saccadé, au gré des vicissitudes du moment, mais elle est là. Et partie pour être durable. Le carburant arrive, au prix de gros efforts de sécurisation, entre terre et ciel par nos forces armées et de sécurité. Les files aux abords des stations-service se rétrécissent, les attroupements s’éclaircissent, la circulation reprend son charme avec ses embouteillages, ses couleurs bigarrées — le jaune des taxis, le vert des sotrama, et les teintes multiformes des autres usagers. L’ennemi ne l’emportera pas. Il peut porter des coups, un temps, mais ne saurait nous assommer tout le temps.

 Le Président de la Transition, Général d’armée Assimi Goïta, a saisi l’opportunité de son déplacement dans la région de Bougouni, en marge de l’inauguration de la deuxième mine d’uranium, pour rappeler à ses compatriotes la nécessité de faire bloc face à la barbarie. Le plus informé des Maliens sur les desseins funestes de l’ennemi a levé un coin du grand-voile derrière lequel se cache toute l’internationale terroriste. Visiblement émerveillé par la résilience de ses compatriotes, il les a exhortés à l’unité, car c’est la seule arme qui terrorise les terroristes. Aux dires du Chef de l’État, butant à des portes du Mali hermétiquement fermées, les forces hostiles veulent désormais entrer par les fenêtres, de guerre lasse.

Grâce aux mesures vigoureuses prises pour juguler cette crise, les scolaires et universitaires reprennent ce matin le chemin des classes. L’économie va sûrement retrouver de sa superbe, et les Maliens, dans leur globalité, retrouvent le sourire. Des événements importants sont prévus ce mois-ci : le Salon de l’entrepreneuriat de l’AES, prévu du 18 au 21 novembre sur l’esplanade du stade du 26 Mars, sous le leadership de la ministre Oumou Sall Seck ; et le Salon international de la Défense et de la Sécurité, BAMEX’25 (Bamako Expo 2025), premier salon de l’armement en Afrique de l’Ouest, du 11 au 14 novembre, avec le partenariat stratégique de la Türkiye. Tout cela, mis ensemble, renforce la satisfaction des Maliens de voir les fruits de leur unité construite dans la résistance, face à ce que certains ont appelé une tentative de «coup d’État énergétique».

Et comme l’a dit le Dalaï Lama : «La crise est l’occasion de se rappeler que nous sommes tous connectés.»

Les Maliens, gouvernants et gouvernés, ont démontré à la face de l’Afrique et du monde qu’ils sont connectés. Une connexion qui fait digue, bouclier et couverture collective contre les attaques et les menaces présentes ou futures.

La marche du Mali et de la Confédération vers une souveraineté maîtrisée et assumée, vers un avenir radieux pour leurs populations, est inarrêtable.

Alassane Souleymane

Lire aussi : 35 ans de démocratie au Mali : Du sacrifice de 1991 à l’exigence de Refondation

Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..

Lire aussi : Célébration du 26 mars: La nécessité de consolider les acquis de la démocratie

26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..

Lire aussi : France : Le rappeur Maître Gims placé en garde à vue

L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.

Lire aussi : Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ : L’espoir est permis en 2026

Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.

Lire aussi : Start-up au Mali : L’accompagnement des incubateurs, un levier pour les jeunes

Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.

Lire aussi : ONDD : 75 % des activités réalisées en 2025

Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.

Les articles de l'auteur

À l’heure du Mali : Le Président Goïta et les étrennes de l’Eid El-Fitr

S’il est un mot qui a résonné, comme de coutume, autour de la fête de l’Eid el-Fitr, c’est bien «selimafo» en bamanakan, «djingar goro» en sonraï, «korandje» en dogon, « juuldudi » en peulh ou encore «xa ke bire waaga» en soninké..

Par Alassane Souleymane


Publié mardi 24 mars 2026 à 09:17

À l’heure du Mali : Guerre Israël–Iran, si loin, si proche

Ce 11 mars, la deuxième guerre Iran–Israël comptera douze jours, égalant déjà celle de juin dernier. Au delà de ce seuil, l’incertitude sur sa fin ne fera que s’épaissir. Les États Unis, alliés d’Israël, avaient prédit une guerre éclair pour en finir avec le régime de Téhéran..

Par Alassane Souleymane


Publié mardi 10 mars 2026 à 08:37

À l’heure du Mali : De guerre lasse

En juin, c’était douze jours. Et maintenant, combien de temps durera l’affrontement entre Israël et l’Iran ? Ce que nous pensions n’être qu’une folie meurtrière passagère, avec son lot de morts et de destructions, n’aura offert que neuf petits mois de répit..

Par Alassane Souleymane


Publié mardi 03 mars 2026 à 08:16

Perspectives sahéliennes : Une diplomatie confédérale sans grain de sable

Qu’est-ce qu’une confédération, sinon «une ligue de nations ou d’États indépendants qui, tout en gardant leur autonomie, se réunissent pour former un gouvernement commun? » Les juristes peuvent en discuter les nuances, mais cette définition suffit à saisir la communauté de destin que le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont choisi d’amorcer pour le bonheur de leurs peuples..

Par Alassane Souleymane


Publié vendredi 27 février 2026 à 09:02

À l’heure du Mali : Le gouvernement réaménagé, entre continuité et confiance

De nouveaux ministres, de nouveaux ministres d’État et voilà le gouvernement Abdoulaye Maiga 2. Le Président de la Transition sait entendre ses compatriotes quant à la réorientation de l’action publique, incarnée par le pouvoir exécutif à travers le duo Chef de l’État et chef du Gouvernement. Ce jeudi 12 février 2026 a marqué un changement dans l’équipe du Premier ministre Abdoulaye Maïga..

Par Alassane Souleymane


Publié vendredi 13 février 2026 à 08:29

À l’heure du Mali : Vœux à Koulouba, pour la lumière et contre l’obscurité

Le volet de l’agenda du Président de la Transition en ce début d’année, consacré à la traditionnelle série de présentations de vœux, s’est refermé le jeudi 5 février par les Forces armées et de sécurité, avec à leur tête le Chef d’État-major général. Le ballet avait débuté le lundi 12 janvier..

Par Alassane Souleymane


Publié mardi 10 février 2026 à 08:42

À l’heure du Mali : Le cas Vénézuélien, entre désarroi mondial et fermeté sahélienne

Dans une précédente chronique, parue dans notre livraison du 5 janvier dernier et intitulée «Entre souveraineté assumée et hégémonie hémisphérique», nous évoquions la journée du 3 janvier 2025 et «la torpeur quasi mondiale provoquée, un peu plus tôt, par l’arrestation du président d’un État souverain par les forces d’un autre, telle qu’elle a été vécue au Venezuela »..

Par Alassane Souleymane


Publié lundi 12 janvier 2026 à 08:54

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner