Cette refondation, fondée sur une souveraineté assumée, a été très tôt incarnée par le Président de la Transition, à la fois dans le discours et dans les actes. Les derniers gestes, particulièrement forts, datent d’hier, 13 août 2026 : la liberté retrouvée pour 82 de nos vaillants soldats et la grâce présidentielle accordée à M. Yann Christian Bernard Vezilier, ressortissant français, condamné par la justice malienne à 20 ans de réclusion criminelle pour atteinte à la sûreté de l’État.
Ces deux actes puisent leur force dans les piliers qui fondent aujourd’hui la souveraineté nationale : la justice, la diplomatie, le binôme défense et sécurité. Ils démontrent que l’autorité de l’État et la bonne gouvernance sont désormais des réalités palpables. Concernant le cas Vezilier, le communiqué du Porteparole du Gouvernement est sans ambages : le procès équitable, dont il a bénéficié, sans interférence, s’inscrit dans la vision du Président Goïta de respecter l’État de droit, de promouvoir la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice.
Au regard des péripéties des relations diplomatiques entre le Mali et la France, de 2020 à ce 13 août 2026, il faut reconnaître que ce geste de clémence s’ancre dans une longue tradition diplomatique malienne, fondée sur des valeurs de déférence, de disponibilité, d’écoute et de pardon. Le communiqué souligne « les bons offices, la discrétion et le respect scrupuleux de la souveraineté du Mali » d’un pays frère. C’est dire que protagoniste ou médiateur, tout État qui interagit avec le Mali connaît désormais la force des trois principes constitutionnels devenus des balises immuables.
La grâce présidentielle illustre la solidité de notre appareil judiciaire, qui affirme la primauté de la loi malienne pour chaque citoyen, qu’il soit de l’intérieur ou de l’extérieur, ou quelle que soit la puissance étrangère impliquée. La justice d’abord, le pardon ensuite.
Peu avant ce communiqué, l’Étatmajor général des armées annonçait le premier acte fort de cette journée : la libération de 82 militaires de nos forces armées, retenus en otage depuis le 25 avril dernier par des groupes terroristes affiliés à la coalition JNIM/FLA. À la lecture du communiqué, l’on comprend aisément que l’opération fut hautement stratégique pour le commandement, démontrant qu’un soldat malien pris en otage est sûr de revenir au camp, sain et sauf. C’est là le nouveau visage de l’armée malienne : montée en puissance, c’est-à-dire bien armée, équipée, mobilisée jour et nuit pour défendre le territoire, protéger les populations, secourir le frère d’arme blessé ou captif. « Il est temps d’être nousmêmes, quoi qu’il en coûte », avait déclaré le Président Goïta en juillet 2025 lors de la remise du projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation.
La libération de nos FAMa et la grâce présidentielle accordée au ressortissant français traduisent la clarté de la voie empruntée par le Mali depuis l’adoption de la Constitution du 22 juillet 2023 : celle d’une Nation confiante en ses capacités endogènes et exogènes, dans le potentiel de son peuple, la vaillance de son armée et la vision éclairée de ses autorités. Un Mali qui ne se laisse pas dicter sa conduite par quelque puissance que ce soit.
Par un coup du destin, ce 13 août 2026 restera pour l’histoire comme un jour de grâce et de libération. Par la force de la justice, de la diplomatie et de la Défense, trois piliers de souveraineté.
Alassane Souleymane
Victime de moult contradictions internes, l’Organisation des Nations unies traverse de crises majeures d’immobilisme, de cantonnement. Des manquements graves à ses missions déferlent la chronique. Et pourtant, elle a suscité tant d’espoirs à sa création au lendemain de la seconde guerre .
L’Association malienne des sourds (Amasours) porte aussi le combat de la reconnaissance officielle de la langue des signes en vue d’une meilleure inclusion des personnes sourdes..
Beaucoup de filles scolarisées qui tombent enceintes sont souvent contraintes de mettre un terme à leur cursus scolaire. Pourtant, notre pays dispose d’un mécanisme de report de scolarité permettant notamment aux élèves ayant interrompu leurs études pour cause de grossesse de reprendre l’.
L'Union des journalistes reporters du Mali ( UJRM ) a organisé, ce samedi 26 septembre 2026 dans ses locaux, une journée d’échange et de réflexion sur la convention collective de la presse. C'était en présence du président de l'UJRM, Boubacar Kanouté et du conférencier principal de la ren.
En marge des activités de la 5ᵉ édition de la Semaine nationale de la réconciliation, le Palais des pionniers de Magnambougou a abrité jeudi, un panel consacré au rôle des femmes et des jeunes filles dans la construction citoyenne et la réconciliation nationale..
Un atelier de renforcement des capacités des acteurs du domaine de la migration sur la collecte, le traitement, l’analyse et la diffusion des données migratoires se tient depuis hier dans un hôtel de la place..