Des témoignages pointent du doigt les orpailleurs, en amont du fleuve
La population riveraine aux prises avec une vague de maladies hydriques. Un riverain lance un cri d’alarme désespéré, interpellant les autorités pour une intervention immédiate. «Pendant la saison des pluies, avec le phénomène climatique du glissement de terrain, l’eau devenait trouble, puis reprenait sa couleur claire initiale, après la saison des pluie», explique Abdoulaye Sissoko, notable de Bakoye.
Ce changement de couleur extrême du fleuve Bakoye n’est pas un phénomène naturel, de l’avis de plusieurs riverains. Des témoignages pointent du doigt les orpailleurs, en amont du fleuve, qui seraient à l’origine de cette catastrophe en rejetant leurs produits directement dans le cours d’eau. «L’eau, en ce moment, devait être claire mais elle est devenue une étendue mystérieuse», poursuit Abdoulaye Sissoko. Regardez la couleur de cette eau ! Ce n’est plus de l’eau, c’est de la boue mélangée à l’eau, s’indigne-t-il.
Ce n’est pas Mariam Fofana, ménagère à Tintila, qui dira le contraire. Mais pour elle, «à défaut de la maman, on tète sa grand-mère». Cette eau est tout pour la population. «Nous, qui dépendons du Bakoye pour diverses utilisations (lessive, baignade, consommation malgré les risques), souffrons de certaines maladies comme des troubles respiratoires, des diarrhées et souvent des maladies urinaires. De petites disputes éclatent, parfois, entre les couples, à cause du linge décoloré par l’eau du fleuve. «Aujourd’hui, ceux qui ont un peu les moyens utilisent des sachets d’eau pour leur consommation. Nous qui n’avons pas cette possibilité, sommes obligés de nous contenter de cette eau avec ses corolaires», se désole la ménagère.
Face à ce péril écologique et sanitaire, la population riveraine du Cercle de Bafoulabé se sent impuissante et interpelle les autorités à agir urgemment pour son droit de vivre dans un environnement sain. Et que le fleuve Bakoye ne devienne pas un symbole de la négligence humaine et de l’indifférence.
Boubacar MACALOU Amap-Bafoulabé
Rédaction Lessor
Dans le cadre de la mise en œuvre des réformes engagées au sein de la justice malienne, le tribunal de grande instance (TGI) de la Commune VI du District de Bamako a procédé à l'ouverture de la première session ordinaire de sa chambre criminelle. La cérémonie solennelle s'est tenue ce mer.
Selon le représentant du ministère de la justice, c’est le symbole d'une justice rajeunie et dynamique.
À l’issue du Regional Health Investment Forum Mauritania 2026, Dr Abdoulaye Konipo, pharmacien industriel, entrepreneur malien et cofondateur de BIOMED Mali S.A, revient sur les enseignements de cette rencontre consacrée à l’investissement et au commerce pharmaceutique au sein de l’Organisa.
Le Grand forum du Mandé et la Coordination des jeunes ont organisé, samedi dernier, au Mémorial Modibo Keita, une assemblée générale extraordinaire sur le sujet.
La Région de Koulikoro prépare le lancement officiel de la Journée panafricaine des femmes, prévue le 31 juillet. À cet effet, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénébou Sanogo, a effectué, jeudi dernier, une visite de travail dans la capital.
Les autorités administratives de Tenenkou ont mené, lundi 27 juillet, deux activités majeures marquées par une rencontre d’échanges avec le Bureau communal de la jeunesse et la pose de la première pierre d’un parc à bétail moderne, destiné à renforcer les infrastructures d’élevage d.