Cette rencontre vise à recueillir les recommandations techniques et à finaliser le document
Organisée sur deux jours, cette rencontre vise à recueillir les recommandations techniques et à finaliser un document harmonisé, pertinent et exploitable pour une meilleure gestion des centres d’accueil, d’information, d’orientation et de transit des migrants au Mali. C’était en présence du délégué général des Maliens de l’extérieur, Mahamar Touré et du représentant du chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Mali, Daniele Viviani.
La migration constitue, depuis toujours, une réalité majeure de notre société, porteuse d’opportunités et de défis complexes. Ces dernières années, le retour massif de nos compatriotes en détresse a mis à rude épreuve nos capacités d’accueil et d’assistance, exigeant de notre pays, une réponse plus structurée, coordonnée et professionnelle. Les Centres d’accueil et de transit, placés sous la tutelle de la Délégation générale des Maliens de l’extérieur (DGME), jouent à cet égard un rôle central. Ils sont la porte d’entrée du retour, un refuge temporaire pour nos compatriotes vulnérables, mais aussi le premier maillon du processus de réintégration dans la dignité et le respect des droits humains.
Dans son intervention, le délégué général des Maliens de l’Extérieur a insisté sur la nécessité d’un cadre de fonctionnement harmonisé, conforme aux normes internationales. «Cet atelier marque une étape essentielle pour garantir un accueil digne et coordonné aux migrants de retour», a souligné Mahamar Touré, tout en saluant la collaboration avec l’OIM et les partenaires techniques. Selon lui, ces procédures standards opérationnelles traduisent la volonté du gouvernement de professionnaliser la gestion migratoire et d’assurer la cohérence des services offerts dans tous les centres. «Nous devons mettre en place un dispositif solide, fondé sur la transparence, la redevabilité et le respect des droits humains», a-t-il ajouté.
Pour sa part, le représentant de l’OIM a rappelé que ces centres jouent un rôle clé dans la protection des migrants vulnérables et la coordination des actions humanitaires. D’après Daniele Viviani, les procédures standards opérationnelles permettront d’assurer une prise en charge harmonisée et respectueuse de la dignité humaine. Il a salué les efforts du gouvernement malien pour renforcer les capacités nationales et améliorer les conditions d’accueil. «Le Mali fait aujourd’hui figure de modèle dans la sous-région pour sa démarche inclusive et concertée en matière de gouvernance migratoire», a-t-il reconnu.
Procédant à l’ouverture des travaux, Sidi Mohamed Koné a rappelé que la migration reste une réalité historique et économique pour le Mali, dont les ressortissants à l’étranger contribuent largement au développement national. «Nos compatriotes établis à l’extérieur sont des ambassadeurs du Mali et des acteurs majeurs du développement», a-t-il affirmé. Il a également soutenu que ces réformes s’inscrivent dans la vision du Président de la Transition, de bâtir une migration mieux gérée, plus humaine et respectueuse des droits.
Sidi Mohamed Koné a invité les participants à examiner et enrichir le document afin qu’il réponde aux réalités du terrain, tout en demeurant aligné sur les standards internationaux. Le chef de cabinet du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre rigoureuse, accompagnée d’un programme de formation et de suivi.
«La validation de ces procédures marque le début d’une nouvelle étape dans la gouvernance migratoire du Mali, fondée sur la dignité, la solidarité et la responsabilité partagée», a-t-il conclu.
Souleymane SIDIBE
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