Les matches des quarts de finale du Mondial se poursuivent aujourd'hui avant de prendre fin dimanche. L’Espagne affronte la Belgique aujourd’hui au stade SoFi d’Inglewood (19h). La sélection espagnole est toujours invaincue et n’a encaissé aucun but dans ce tournoi : cinq matches, cinq clean sheets, zéro but concédé. Une marque inédite dans l’histoire de la Roja (surnom de la sélection espagnole, ndlr) dans cette 23è édition du Mondial. Quant à la Belgique, elle est l’une des sélections les plus prolifiques de la compétition avec 13 buts marqués en 5 matches, mais elle devra composer sans Amadou Onana. Son milieu récupérateur clé a été victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, confirmée à l’issue du huitième de finale contre les États-Unis.
L'Espagne et la Belgique comptent 22 confrontations dans leur histoire, avec un large avantage espagnol : 12 victoires, 5 nuls et autant de succès des Belges. En Coupe du monde, le bilan est parfaitement équilibré, une victoire pour chaque camp. En quarts de finale du Mondial 1986 au Mexique, la Belgique avait éliminé l’Espagne aux tirs au but après un nul 1-1 en prolongation. Quatre ans plus tard, en Italie en 1990, l’Espagne avait rendu la pareille (2-1) en phase de groupes.
Ce quart de finale à Los Angeles sera donc le match de départage entre les deux nations dans l’histoire des Coupes du monde. Le sélectionneur belge, Rudi Garcia, affiche ses ambitions. «Il faut aller en demi-finale. L'Espagne arrive en tant que favorite avec une très longue série d'invincibilité en Coupe du monde. L'équipe compte beaucoup de jeunes talents, nous sommes conscients de tout cela, mais je dis à mes joueurs que je veux être en demi-finale. Qu'ils se battent pour obtenir le ticket du dernier carré pour le pays, et je sais qu'ils ont les moyens d'y parvenir», a déclaré le technicien français des Diables Rouges.
De son côté, le sélectionneur espagnol Luis de la Fuente s'est exprimé à la veille de ce choc. Qualifiant les Diables Rouges (surnom de la sélection belge, ndlr) d'équipe «très complète», capable de faire la différence dans tous les compartiments du jeu, il a souligné le danger permanent tout en rappelant que l'Espagne visait une place dans le dernier carré. «Nous abordons chaque match comme s'il s'agissait d'une finale. Nous voulons prolonger cette série le plus longtemps possible, si possible jusqu'à la finale. Notre objectif est de remporter la Coupe du monde et, pour y parvenir, nous devons d'abord vaincre la Belgique», a martelé Luis de la Fuente.
Samedi 11 juillet, au stade Hard Rock de Miami (21h), la Norvège d'Erling Haaland affrontera l'Angleterre de Harry Kane pour une place dans le dernier carré de la compétition. Cet avant-dernier quart de finale du Mondial a un parfum de duel personnel. Il éliminera d’un coup l’un des prétendants au Soulier d’or : Erling Haaland (7 buts) ou Harry Kane (6 buts). Autant dire que les filets risquent de trembler. Les Three Lions (surnom de la sélection anglaise, ndlr) ont terminé en tête du groupe L, puis ont écarté la RD Congo (2-1) et le Mexique (3-2). La sélection anglaise avance avec un collectif rôdé et un banc fourni. Jude Bellingham a d'ailleurs planté un doublé face au Mexique, pendant que Harry Kane empile les buts.
La Norvège, de son côté, surfe sur une vague d’exploits, portée par son buteur hors norme, Erling Haaland. La prudence reste de mise pour ses adversaires : cette sélection norvégienne a déjà fait tomber le Brésil (2-1). Pour deux équipes partageant la même confédération, les oppositions ne sont pas aussi fréquentes qu’on aurait pu l’imaginer.
On compte seulement 12 confrontations directes depuis 1936, dont 4 en compétition officielle et aucune en Coupe du monde. Le bilan fait état de 7 succès anglais contre seulement 2 pour la Norvège et 3 résultats nuls. Les plus gros scores datent de la période 1930-1980, une époque où l’Angleterre, déjà grande nation de football, écrasait une Norvège encore considérée comme un "petit poucet". Les niveaux se sont resserrés depuis, même si les deux derniers face-à-face en amical, en 2012 et en 2014, ont tourné en faveur des Three Lions sur le plus petit des scores (1-0).
Le sélectionneur norvégien Ståle Solbakken a confirmé que plusieurs de ses joueurs souffraient de maladie avant ce quart de finale : «Quelques joueurs n’ont pas été au mieux de leur forme, mais la situation s’améliore. Ce n’est pas idéal en plein tournoi, mais nous gérons la situation. Ils seront prêts à 100% face aux Anglais. C'est un match très important pour nous, car nous voulons être présents dans le dernier carré», a dit le technicien en conférence de presse.
Du côté des Anglais, Thomas Tuchel prévient ses joueurs contre tout excès de confiance : «Attention à la Norvège. C’est une très bonne équipe. Ce sera un autre énorme test. Sur le papier, nous avons de meilleurs joueurs qu’eux, mais ça ne se joue pas qu’à ça. Il faut jouer en équipe, et eux jouent en équipe. Cette équipe fait peur», souligne l’Allemand.
Ce tour de table des quarts de finale prendra fin dimanche avec l'affiche Argentine-Suisse au stade de Kansas City (01h). Victorieuse face à la Colombie aux tirs au but (0-0, 4-3 t.a.b.) en 8è de finale, la Suisse va tenter de signer un exploit retentissant. «C’est l’un des plus gros matches qu’on peut jouer en Coupe du monde, face à cette Argentine championne du monde en titre. C’est une équipe avec de très grandes qualités, avec le meilleur joueur de tous les temps (Lionel Messi, ndlr). On le respecte énormément, on sait de quoi il est capable même s’il continue de nous surprendre match après match. On va essayer de lui rendre la tâche difficile», a déclaré le sélectionneur suisse Murat Yakin.
Pour le sélectionneur de l'Argentine, Lionel Scaloni, l'Albiceleste répondra présente : «Après ce que cette équipe a démontré face à l'Égypte, je suis convaincu qu'elle n'abandonnera jamais le peuple argentin. L'équipe est prête et ne jure que par le ticket qualificatif pour le dernier carré».
Les demi-finales de cette 23è édition se joueront les mardi 14 et mercredi 15 juillet, alors que la grande finale, est prévue le dimanche 19 juillet au stade Metlife, près de New-York aux États-Unis.
Aujourd’hui
19h : Espagne-Belgique
Samedi 11 juillet
21h : Norvège-Angleterre
Dimanche 12 juillet
01h : Argentine-Suisse
Djeneba BAGAYOGO
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