Promouvoir la participation active des femmes et des jeunes
dans les instances et initiatives de gouvernance foncière en démontrant la
valeur ajoutée de leur implication et contribution pour une gestion plus
pacifique et durable des ressources naturelles dans un contexte marqué par les
conflits, telle est la vision du projet «consolidation de la paix par la
participation active des jeunes et des femmes de Koulikoro dans les mécanismes
locaux de gestion-prévention des conflits liés aux ressources naturelles».
Financé par Peace building found (PBF) à hauteur de
500 millions de Fcfa, ce projet est mis en œuvre par le consortium Azhar (lien
de famille en tamasheq) et l’Association de formation et d’appui au développement
(Afad) dans les Cercles de Koulikoro, Nara, Kangaba et Banamba pour une durée
de 18 mois. Il impactera plus de 6.580 personnes dont 3.130 femmes.
L’ouverture des travaux du Comité de pilotage dudit
projet a été présidée, hier, dans un hôtel de Bamako, par le ministre de
l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné.
C’était en présence des représentants du consortium Azhar-Afad, Ahmed Sékou
Diallo et du Fonds des Nations-unies pour la consolidation de la paix, Kissima
Sylla. L’objectif de cette session est de rendre compte aux acteurs clés du
projet. Plus spécifiquement, il s’agit de faire l’état des lieux de la mise en œuvre
des activités, valider le programme d’activités 2023 et proposer des
orientations futures nécessaires pour la réussite du projet.
Dans son discours d’ouverture, le ministre de
l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a fait
remarquer que cette rencontre est un cadre important de redevabilité, de suivi-évaluation,
mais aussi d’orientation pour les actions futures du projet. Pour Modibo Koné,
les résultats obtenus sont le fruit de l’animation des cadres de concertation
entre les acteurs de la justice et les commissions foncières. Mais aussi d’une
approche concertée et multi-acteurs dans la mise en place du mécanisme de
gestion des conflits liés à l’utilisation des ressources naturelles.
Le ministre Koné a ainsi assimilé cette session à une
occasion pour les participants d’échanger sur tous les contours de la problématique
de la prévention et la gestion des conflits liés à l’utilisation des ressources
naturelles. «Je vous invite à une critique sans complaisance des résultats
obtenus et à proposer des actions d’envergure pour l’année 2023», a indiqué le
ministre en charge de l’Environnement, tout en souhaitant de nouveaux
financements pour la replicabilité de ce projet dans d’autres localités de
notre pays à l’endroit des couches vulnérables de la société
civile.
Dans une interview accordée à la presse à l’issue de la cérémonie,
le représentant du Fonds des Nations-unies pour la consolidation de la paix a
rappelé qu’une bonne part des conflits communautaires est liée aux ressources
naturelles. Selon Kissima Sylla, certaines statistiques parlent de plus de 70%
des conflits. Pour apporter son aide, le Fonds a décidé de dédier une part
importante de son portefeuille à la prévention, à la gestion des conflits liés
aux ressources naturelles, car il vise à pérenniser la paix dans nos communautés.
De son côté, le représentant du consortium Azhar-Afad a révélé que c’est une première que des ONG maliennes aient accès à ce fonds directement. Sékou Diallo a fait un petit rappel contextuel dudit projet. Il a salué l’engagement personnel du ministre Modibo Koné qui a permis que ce projet voit le jour.
Souleymane SIDIBE
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