Le président de la Transition écoute les explications des techniciens sur la maquette
Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a lancé, mardi dernierr en face du Grand hôtel Azalaï, les travaux d'aménagement du tronçon urbain de la route nationale 27 (RN27) (Bamako-Koulikoro). La cérémonie s'est déroulée en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de la Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, ainsi que plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko.
Le projet, d'un coût total de 33,22 milliards de Fcfa, est financé par un prêt de 29,78 milliards de Fcfa de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) et par l'État du Mali qui supporte sur le budget national le reliquat de 3,444 milliards de Fcfa. Les travaux consistent en aménagement en 2X2 voies du Rond-point Grand hôtel au Carrefour «Monument de la Palestine», sur un linéaire de 670 m, l'aménagement en 2X2 voies avec pistes cyclables, bande d'arrêt d'urgence et trottoirs du tronçon entre le Carrefour «Monument de la Palestine» et le Carrefour de l’Arrondissement de Quinzambougou, sur un linéaire de 1,3 km, l'aménagement en 2X3 voies avec pistes cyclables, bande d'arrêt d'urgence et trottoirs du tronçon entre le Carrefour de l’Arrondissement de Quinzambougou et le début des 2X2 voies à Boulkassoumbougou, sur un linéaire de 7,45 km.
Le projet inclut également la reconstruction de trois ponts de 20 m de portée chacun, la construction de quatre passerelles piétonnes constituées chacune de deux travées de 15 m de long, la construction de dalots et d'ouvrages d'assainissement, la mise en place des signalisations horizontales et verticales, des équipements de sécurité et de l'éclairage public et la mise en œuvre du Plan de gestion environnementale et sociale. Les travaux, conformes aux normes internationales, sont réalisés par le groupement d'entreprises Covec-Mali/EGK pour une durée de 36 mois, sous la supervision du groupement de bureaux d'études GTAH/Lobou Conseil/ECI.
La ministre des Transports et des Infrastructures a souligné que la route est un levier essentiel du développement économique, social et culturel du Mali, eu égard à sa continentalité et au désenclavement. Mme Dembélé Madina Sissoko a noté que l'actuel tronçon urbain de la RN27, à deux sens aller-retour, est inadapté à la densité du trafic due à l'urbanisation galopante de la ville de Bamako et environs. «Le comptage du trafic réalisé en 2023 donne un trafic moyen journalier sur le tronçon urbain de la RN27 de 24.789 véhicules et la projection en 2043 sera de 56.705 véhicules par jour. L’élargissement de ce tronçon relèvera par surcroît les défis de la fluidité de la circulation routière, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière», a-t-elle révélé.
Au regard de ces réalités, le projet routier permettra, entre autres, de favoriser le développement économique et social des quartiers traversés, d’améliorer la mobilité urbaine, le confort et la sécurité des usagers. Il s’agit également de pourvoir la capitale en infrastructures modernes en rehaussant le niveau de service offert aux usagers et en contribuant à l'embellissement de la ville, l’amélioration de la qualité et du cadre de vie des populations. La ministre des Transports et des Infrastructures a invité les entreprises et les bureaux d’études à mériter la confiance placée en eux par l’autorité contractante, en assurant la bonne exécution des services convenus, dans le respect strict des montants arrêtés, des délais contractuels et des normes techniques du projet. «Le Mali Kura exige souverainement la réalisation des travaux routiers dans les délais impartis, dans les règles de l’art et dans les limites de l’enveloppe financière», a-t-elle déclaré, avant de renouveler les remerciements et la profonde gratitude du Mali à la BOAD qui a toujours accompagné le gouverment dans la réalisation de ses projets et programmes de développement.
Dans une interview accordée à la presse, le président de la Transition a déclaré que cette cérémonie revêt une grande importance au regard de notre engagement pour le développement de nos infrastructures routières. Selon le colonel Assimi Goïta, ce projet structurant ainsi que bien d’autres qui sont en cours de réalisation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de la Politique nationale des transports, d’infrastructures et du désenclavement. Le chef de l'État a une fois de plus salué la résilience des Maliens et les a invités à plus d’indulgence, de patience et de tolérance pour la période d’exécution de ces travaux. Il a aussi instruit la ministre chargée des Transports de faire le suivi et de s’assurer du respect du délai requis pour la réalisation de ces travaux afin de minimiser les désagréments.
Amadou GUEGUERE
Un important convoi de camions-citernes, escorté en toute sécurité par les Forces armées maliennes (FAMa), a été reçu ce mercredi 25 mars dans les parkings à Bamako, a t-on appris d'une source gouvernementale..
Selon le ministère de l’Industrie et du Commerce, ce sont plus de 780 camions-citernes qui sont arrivés ce mercredi 18 mars 2026 dans les parkings à Bamako..
Le Conseil de cabinet élargi des départements de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche et du Commissariat à la Sécurité alimentaire sur la validation du plan triennal de campagne agricole consolidé et harmonisé s’est tenu, mardi 17 mars, à la Direction des finances et de matériels .
La création de la Brigade spéciale des mines a été adoptée lors du Conseil des ministres du 11 mars 2026. Dans cet entretien, le ministre des Mines, Amadou Keita, revient sur les motivations du gouvernement en mettant en place cette brigade. Il explique également l’organisation de cette no.
Plus de 500 camions-citernes chargés d’hydrocarbures ont été réceptionnés ce vendredi 13 mars 2026 à l’Office malien des produits pétroliers (Omap). Cette opération vise à renforcer la disponibilité du carburant et à stabiliser l’approvisionnement du marché national, dans un contex.
L’expert en audit stratégique des filières économiques soutient que la régulation du secteur du mobile money au Mali nécessite d’équilibrer la concurrence, d’harmoniser les tarifs et de renforcer la sécurité des consommateurs.