Notre pays et le Burkina Faso sont désormais liés par des
relations de coopération de développement et dans divers domaines, au regard
des conclusions de la 10è session de la grande Commission mixte. Après trois
jours d’intenses travaux, les rideaux sont tombés, lundi dernier à Bamako, sur
la rencontre bilatérale qui s’est tenue du 5 au 7 août dernier. Le ministre des
Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et son
homologue burkinabé, Mme Olivia Rouamba, ont codirigé les travaux.
Au cours de leurs échanges, et ce dans une perspective de
renforcement de la coopération entre leurs pays, ils se sont accordés pour
mettre en place, dans les meilleurs délais, un Traité d’amitié et de coopération
(Tac) prévoyant un sommet annuel des chefs d’état et de gouvernement du Burkina
Faso et du Mali. Ce sommet se tiendra chaque année alternativement dans les
deux pays. Les deux chefs de délégation se sont réjouis de la convergence de
vues des autorités des deux pays sur des problèmes actuels à savoir le
terrorisme et l’extrémisme violent, les crimes transfrontaliers, le trafic de
drogue, d’armes, la traite des personnes et pratiques assimilées qui hypothèquent
lourdement leur sécurité et leur développement.
Ils ont également salué la gestion concertée de ces problèmes,
et évoqué la nécessité de mutualiser leurs forces pour aller vers une intégration
plus poussée entre les deux pays. Aussi, ont-ils souhaité que cette 10è session
de la grande Commission mixte de coopération marque le point de départ de la
concrétisation de cette volonté politique.
Pour ce faire, les ministres
Abdoulaye Diop et Mme Olivia Rouamba ont convenu de renforcer les axes stratégiques
et d’intérêts communs que sont la défense et la sécurité, la diplomatie, la
communication, l’intégration des peuples à travers la libre circulation
effective des personnes et des biens, le droit de poursuite de part et d’autre
de leurs frontières, et l’intégration économique.
Abordant la situation politique qui prévaut dans certains
pays d’Afrique et du monde, les deux parties ont mis un accent particulier sur
la nécessité de privilégier le dialogue et la concertation comme moyens de règlement
des conflits.
Également, les deux chefs de délégation se sont réjouis de la
parfaite convergence de vues de leurs pays respectifs sur les nombreuses autres
questions régionales et internationales et ont réaffirmé l’engagement
constructif du Mali et du Burkina Faso en faveur de la paix et de la sécurité,
de l’environnement, du développement durable et de la réforme des Nations
unies, en particulier celle du Conseil de sécurité.
S’agissant des questions politique, diplomatique, de
justice, de défense, de sécurité, d’administration du territoire, de la
migration, les deux parties ont loué les progrès réalisés au niveau de ces différents
secteurs. Mais elles ont convenu de la nécessité de renforcer davantage leur
concertation bilatérale afin de promouvoir une coopération sous régionale efficace
susceptible de garantir la paix, la stabilité, la sécurité et le développement
dans la sous-région.
Au cours de cette 10è session, Maliens et Burkinabè ont procédé à l’examen et à la signature de 24 accords de coopération qui viennent renforcer le cadre juridique existant entre eux. Ces différents instruments juridiques concernent plusieurs domaines aussi importants que variés, comme la diplomatie, la défense, la sécurité, l’administration territoriale, la justice, l’économie, le commerce, la recherche scientifique, le transport aérien, terrestre, ferroviaire.
Dans le cadre de la mise en œuvre des conclusions et
recommandations de la 10è session de la grande Commission mixte de coopération
Mali-Burkina Faso, les chefs de délégation ont procédé à la signature d’une
feuille de route à l’effet de rendre plus dynamiques leurs relations de coopération
dans l’intérêt de leurs populations respectives.
Il importe de signaler qu’au cours de son séjour, Mme Olivia Rouamba a été reçue en audience par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.
Ainsi, en vue de renforcer des liens d’amitié, de fraternité et de coopération entre notre pays et le Burkina Faso et, conformément à la volonté des deux états d’œuvrer à la consolidation des relations de bon voisinage, la rencontre a été profitable.
Oumar DIAKITE
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