#Mali : Défense nationale : Notre histoire militaire mérite d’être bien contée

Le secrétariat permanent du Conseil de sécurité national (SP/CSN) a lancé officiellement, hier à Koulouba, le processus de rédaction du récit des événements successifs datés de la Grande muette, depuis l’époque des grands empires à nos jours. Il s’agit donc de mettre en lumière des facettes cachées de notre histoire commune pour mieux éclairer le sentier de refondation de notre outil de défense

Publié mercredi 14 février 2024 à 07:11
#Mali : Défense nationale : Notre histoire militaire mérite d’être bien contée

De gauche à droite: Le Pr Doulaye Konaté coordonne ce projet, Le secrétaire permanent du Conseil de sécurité nationale, le général Yamoussa Camara

 

Disposer de l’histoire militaire de références écrites sera une grande première et constituera une étape importante dans le processus de refondation de notre outil de défense, telle que souhaitée par les autorités de la Transition. C’est pourquoi, le secrétariat permanent du Conseil de sécurité national (SP/CSN) a initié ce projet et confié la mission à des historiens qui font autorité dans leur discipline. Ils sont plus de 20 professeurs et docteurs. Le Pr Doulaye Konaté, ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, coordonne ce projet de rédaction de l’histoire militaire.

 Lors de la cérémonie de lancement officiel, après avoir fait un exposé sur le projet, le coordonnateur s’est réjoui de la confiance. Selon le Pr Doulaye Konaté, dans l’histoire de notre pays, il est clair que l’histoire militaire prend une grande place. «Il est plus aisé d’envisager sa destination quand on sait d’où l’on vient…», a-t-il commenté pour souligner l’importance de cette initiative. Et d’ajouter qu’il est question d’écrire sur l’histoire militaire de l’Empire de Wagadou à nos jours ; l’histoire des Forces armées maliennes (FAMa) sous la courte période de la Fédération du Mali.

Seront également étudiées les résistances face à la conquête coloniale. Il y a aussi des thématiques comme la question du genre au sein des FAMa. Le ministre conseiller du président de la Transition, chargé de la sécurité, soutiendra que l’exercice consiste à aider les militaires à revisiter et à mettre en lumière des facettes cachées de notre histoire commune pour mieux éclairer le sentier qui mènera à la refondation de notre outil de défense. «Car, ceux qui ne comprennent pas le passé sont condamnés à le revivre.


L’Armée représente, on ne le répètera jamais assez, un élément fondateur essentiel de l’État-Nation», a précisé le général de division Yamoussa Camara. Le secrétaire permanent du Conseil de sécurité nationale a précisé qu’il s’agit bien de faire une étude scientifique, conforme aux exigences d’objectivité et de précision de l’évolution de l’institution militaire. Pas seulement de procéder à un exposé chronologique des faits. «De tels documents existent déjà dans les états-majors et services. Il s’agit d’écrire l’histoire militaire et non de faire l’historique de l’institution», a-t-il précisé.

En fait, l’ambition est d’avoir à terme une Armée nationale, reflétant la diversité sociale de la nation dans le strict respect des dispositions de la Loi fondamentale qui fait de la défense nationale, un devoir sacré pour tout citoyen. L’histoire militaire devra aider à l’analyse des transformations du phénomène de la guerre et contribuer à la préparation des prochains conflits. «Elle n’aidera certainement pas à gagner des batailles, mais les retours d’expérience peuvent tout au moins aider à éviter des erreurs grossières…

L’histoire militaire peut contribuer à renforcer la cohésion interne des armées, la fraternité dans l’adversité, aiguiser le patriotisme, l’esprit de sacrifice, la crainte de la honte et du déshonneur, autant de valeurs qui faisaient la force de nos illustres devanciers», a détaillé le général de division Yamoussa Camara. Et d’insister qu’on pourrait ainsi s’approprier la devise «plutôt la mort que la honte» qui constituait le crédo et une valeur intemporelle des fondateurs des empires et royaumes qui ont jalonné nos contrées, des combattants de la résistance coloniale, tels que Samory Touré, Babemba Traoré, El hadj Omar, Koumi Diossé, Firhoum… ou plus près de nous des officiers comme les capitaines Diby Sylas Diarra, Sékou Traoré et bien d’autres anonymes.

Bref, le ministre conseiller du chef de l’État a signalé que l’histoire militaire reste un élément fondamental de l’éducation et de la formation continue des soldats en vue de la nécessaire refondation de notre outil de défense. Au-delà du retour d’expérience, l’histoire donnera au citoyen en uniforme, à chaque niveau de grade ou de responsabilité, une capacité à réfléchir et à agir dans les circonstances les plus difficiles, dans un métier où la mort est une hypothèse de travail parmi d’autres. Ainsi, revisiter l’histoire pourrait servir à rétablir la vérité et à mettre fin à des allégations savamment entretenues pour salir des concitoyens patriotes.

Oumar DIAKITE

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