Mali, Formation sur le journalisme sensible aux conflits : Pour une communication consciente des enjeux socio-sécuritaires

«Contribuer à la création d’un environnement sociopolitique sain et à la promotion de la paix et la cohésion sociale à travers une communication consciente des enjeux socio-sécuritaires», tel était l’objectif général de l’atelier de formation des journalistes, blogueurs/activistes, reporters et animateurs radios sur le «journalisme sensible aux conflits», qui a eu lieu, vendredi dernier, dans un hôtel de la place.

Publié mardi 21 novembre 2023 à 11:34
Mali, Formation sur le journalisme sensible aux conflits : Pour une communication consciente des enjeux socio-sécuritaires

Photo de famille des formateurs, officiels et bénéficiaires, après la cérémonie d’ouverture de l’atelier

 


Cette session de formation, qui a été conjointement animée par l’ancien directeur général de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM), Salif Sanogo et le représentant du président de la Haute autorité de la communication (Hac), Seydou Cissouma, s’est déroulée en deux jours de travaux pratiques intenses sur les concepts en relation avec le journalisme en général et sur la communication sensible aux conflits à travers une approche participative.

Les 70 bénéficiaires ont été formés sur les concepts «journalisme en période de conflits» et les textes régissant la profession au Mali ; les principes de base, l’éthique et la déontologie, le code de conduite du journalisme ; comment faire une bonne narration des événements sans enfreindre les codes éthique et déontologique du métier ; comment assurer une bonne couverture médiatique de l’actualité en période de conflits. Ils ont été également mis en réseau pour partager des informations en vue de promouvoir la pratique du journalisme sensible aux conflits.

L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué. C’était en présence du représentant du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Mohamed Ag Albachar et de plusieurs personnalités de la presse malienne.

Faut-il souligner qu’être un journalisme sensible au conflit, c’est être un journaliste qui milite en faveur de la paix. L’expression du «journalisme sensible au conflit» est née de la volonté de certains confrères de ne pas se contenter de couvrir les guerres et les autres crises socio-politiques, mais aussi de contribuer à les prévenir.

Dans son discours d’ouverture, le ministre en charge de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale a fait comprendre que le métier du journalisme est au cœur du combat de chaque jour contre la violence, contre les stéréotypes, contre l’uniformisation du monde, contre la manipulation des hommes et des idées, un combat de chaque jour pour la liberté. «C’est grâce à votre engagement, grâce à la présence des journalistes, des reporters et des photographes sur les terrains les plus dangereux que nous mesurons à quel point dans le monde actuel, l’image, la parole, la photo, le film, sont déclencheurs de paix, de droit, de confrontations démocratiques», a fait remarquer le colonel-major Ismaël Wagué. Et d’ajouter : «Ou au contraire, facteurs de discordes, d’affrontements, de haine et de manipulations graves à travers les fake news».

Dans un contexte où le Mali vit des moments importants de son histoire, a rappelé le ministre Wagué, le pays a besoin de journalistes, de blogueurs et d’animateurs bien formés et à cheval sur l’éthique et la déontologie. Pour lui, l’originalité de cet atelier, c’est qu’il allie la théorie et la pratique. Avant de déclarer qu’au-delà des dispositions législatives encadrant la liberté de communication, la déontologie vise à rappeler les principes et règles de conduite auxquels doit obéir l’activité de journaliste.

Le parole-parole des bénéficiaires, Moussa Konaté, a souhaité que de telles sessions soient répétitives en vue de renforcer davantage les capacités pour pouvoir relever les challenges qui s’imposent dans notre vie de tous les jours. Il a par la suite assuré que «nous pouvons travailler à la longue et former un réseau qui va nous permettre de pouvoir rehausser l’image de notre pays à travers l’Afrique et le monde». La cérémonie de clôture a été émaillée par la remise d’attestations aux participants et une photo de famille.  

Souleymane SIDIBE

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