Telle est la volonté affichée par les deux parties à savoir : le gouvernement et l’alliance des trois (l’Allemagne, le Danemark et le Système des Nations unies). Elles entendent renforcer le cadre d’échanges
Depuis le 9 janvier dernier, le Mali est sous le coup des
sanctions de la Communauté économique des états
de l’Afrique de l’Ouest
(Cedeao) et de l’Union économique et monétaire
ouest africaine (Uemoa) rendant difficiles les transactions économiques entre états.
Ces sanctions ont été jugées « illégales,
injustes et «d’inhumaines» par les plus hautes autorités.
L’objectif est d’anéantir les efforts des autorités de la Transition.
Peine perdue. Et pour cause, le Premier ministre, Choguel Kokalla
Maïga a reçu en audience, mardi dernier, le chef de file des partenaires
techniques et financiers et non moins
coordonnateur du Système des Nations unies au Mali, Alain Noudehou qui, à la tête d’une forte délégation, est venu encourager le gouvernement «du
travail fait pour mener à bon port la Transition». La conduite de la Transition,
a-t-il poursuivi, nous intéresse.
Le chef de file dira que l’objectif de sa visite de
courtoisie est d’introduire la Troïka et accompagner la Transition, tout en
affirmant le rôle de leadership de sa structure dans les questions de développement.
Certains de nos partenaires n’ont pas prêté une oreille attentive pour mieux
appréhender la crise multidimensionnelle du Mali.
En revanche d’autres ont
compris les enjeux et décidé d’agir favorablement aux côtés du gouvernement. L’équipe
de la Troïka est de cette tendance. «Nous savons que nous ne pouvons aller
vers les questions de développement pour répondre de façon efficace aux
urgences humanitaires, si nous n’avons pas de stabilité dans le pays», a
reconnu le chef de la délégation Alain Noudehou.
Convaincu que la stabilité politique est la clé de voûte de
l’essor d’un pays, il a estimé qu’après le gouvernement s’attèlera à relever les défis ayant trait au
social et au développement économique. Il a également énuméré les axes
prioritaires qui sont les domaines d’intervention du groupe des partenaires
techniques et financiers. Il s’agit du volet humanitaire, le retour des réfugiés,
la sécurité alimentaire et le changement climatique.
En réponse, le Premier ministre a relevé que l’accent est
mis sur les questions militaires et politiques. Mais, il a tenu à rassurer les
partenaires en ces termes : «Pour gagner la guerre, il faut gagner la
guerre du développement». C’est pourquoi, Dr Choguel Kokalla Maïga a salué la
bonne foi des PTF qui agissent dans le même sens que le Mali. Comme quoi, la
question sécuritaire, les réformes politiques et institutionnelles et la lutte
contre la corruption passent avant les élections.
Pourtant, le
locataire de la Primature n’a pas manqué de fustiger l’attitude de la communauté
internationale qui préconise au préalable la tenue des élections. «Ce que la
communauté internationale demande tout le monde sait que ce n’est pas possible»,
a insisté le chef du gouvernement.
Pour expliquer davantage le contexte de la crise du Mali aux
PTF, Dr Choguel Kokalla Maïga est revenu sur les allégations récentes de
certaines organisations des droits de l’Homme et d’une certaine presse. Le
Premier ministre s’est dit favorable à la création d’un cadre d’échanges entre
la Troïka et le gouvernement pour mieux cerner les contours du développement.
Auparavant, le chef du gouvernement avait reçu le nouvel ambassadeur plénipotentiaire du Mali aux Etats-Unis avec résidence à Washington, Sékou Berthé, et tout son staff. Il était venu solliciter les conseils et les accompagnements du chef de l’administration malienne. Celui qui représentera désormais notre pays dans la capitale américaine a profité de l’aubaine pour lui présenter les doléances de l’ambassade qui couvre les Etats-Unis, le FMI et la Banque mondiale.
Namory KOUYATÉ
Rédaction Lessor
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