#Mali : Politique nationale pénitentiaire et de l’éducation surveillée : L’avant-projet en cours de validation

Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, a présidé, hier dans un hôtel de la place, l’ouverture des travaux de l’atelier de validation de l’avant-projet de politique nationale pénitentiaire et de l’éducation surveillée.

Publié jeudi 06 juin 2024 à 14:51
#Mali : Politique nationale pénitentiaire et de l’éducation surveillée : L’avant-projet en cours de validation

L’adoption de ce document vise à renforcer davantage les capacités de l’administration pénitentiaire de notre pays

 

 

 

Cet atelier, qui durera deux jours, rassemble des experts du secteur de la justice, des représentants du gouvernement, des Organisations de la société civile et des partenaires internationaux. Il importe de préciser que l’adoption de cet avant-projet vise à renforcer davantage les capacités de l’administration pénitentiaire de notre pays après d’importants investissements de l’État.

Il est le premier document de politique nationale pénitentiaire et de l’éducation surveillée dans notre pays depuis son accession à l’indépendance. À cet égard, il convient de reconnaître que de cette période à nos jours, des initiatives salvatrices n’ont pas manqué dans ce domaine. Mais elles n’ont pas toujours bénéficié de la volonté ou de la vision politique nécessaire à la mise en place d’un tel instrument programmatique, pourtant, indispensable pour un réel développement de ce sous-secteur de la justice.

C’est fort de ce constat que le département en charge de la Justice a décidé d’inverser cette tendance et d’impulser une dynamique nouvelle dans la gestion et l’administration des établissements pénitentiaires. Cela, afin de s’orienter vers une meilleure professionnalisation favorable à une bonne gouvernance du sous-secteur.

Pour le ministre chargé de la Justice, il s’agit de l’expression d’une volonté forte de rationalisation de l’action publique pénitentiaire désormais incarnée par une double mission; à savoir la sécurité et la réinsertion sociale. «Ce document se veut un outil de programmation proposant, en perspective, face à l’état des lieux réalisé, des actions correctives afin de permettre à l’administration pénitentiaire de notre pays de répondre aux défis actuels et futurs», a fait comprendre Mahamadou Kassogué.

Selon le Garde des Sceaux, face aux nouveaux défis sécuritaires caractérisés par le terrorisme, la radicalisation et l’extrémisme violent ainsi que la criminalité transnationale organisée, il y a une impérieuse nécessité de disposer d’un tel outil prenant en compte l’ensemble des segments de la gestion du milieu carcéral.  Le ministre Kassogué a exhorté les participants à des débats francs, fructueux et constructifs afin qu’au sortir de cette rencontre, notre pays puisse disposer, enfin, d’un document-cadre.

De son côté, le chargé d’affaires de l’ambassade du Royaume des Pays-Bas au Mali a apprécié à sa juste valeur les efforts consentis par le ministre Mahamadou Kassogué pour le portage des réformes pertinentes afin de renforcer l’appareil judiciaire malien. Bastiaan Engelmard est convaincu que l’élimination de l’impunité par la mise en place d’un secteur judiciaire efficace et fiable est également un élément essentiel pour parvenir à la sécurité et à la stabilité. «Nous sommes fiers que nous pouvons être un partenaire du Mali dans ce processus», a-t-il fait savoir.

Il s’est réjoui d’accompagner ce processus d’élaboration à travers le Programme d’appui à la stabilisation du Mali à travers le renforcement de l’état de droit (Prosmed). Pour lui, il s’agit d’une dimension importante du renforcement du contrat social.  Pour sa part, le représentant du Prosmed a espéré que le document, qui sera validé durant ces deux jours, contribuera considérablement à la modernisation de l’administration pénitentiaire et à l’alignement de ses pratiques aux standards internationaux. Maleye Diop a réitéré la  volonté des Nations unies en général et du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) en particulier à continuer de soutenir les différentes réformes du secteur de la justice en vue de l’avènement d’institutions judiciaires stables au profit des populations maliennes.

Souleymane SIDIBE

Lire aussi : 35 ans de démocratie au Mali : Du sacrifice de 1991 à l’exigence de Refondation

Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..

Lire aussi : Célébration du 26 mars: La nécessité de consolider les acquis de la démocratie

26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..

Lire aussi : France : Le rappeur Maître Gims placé en garde à vue

L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.

Lire aussi : Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ : L’espoir est permis en 2026

Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.

Lire aussi : Start-up au Mali : L’accompagnement des incubateurs, un levier pour les jeunes

Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.

Lire aussi : ONDD : 75 % des activités réalisées en 2025

Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.

Les articles de l'auteur

35 ans de démocratie au Mali : Du sacrifice de 1991 à l’exigence de Refondation

Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..

Par Souleymane SIDIBE


Publié jeudi 26 mars 2026 à 18:45

Guinée : «Toumba souffrait de plusieurs pathologies», dixit l'Administration pénitentiaire

L'Administration pénitentiaire guinéenne a annoncé ce mercredi 25 mars le décès du commandant Aboubacar Diakité, connu sous le pseudonyme de « Toumba ». L'ancien aide de camp de Dadis Camara bénéficiait d'une « prise en charge spécialisée » à l’hôpital militaire du camp Samory Touré..

Par Souleymane SIDIBE


Publié mercredi 25 mars 2026 à 18:22

Conseil national de sécurité alimentaire : Une assistance d’urgence de près de 20.000 tonnes de céréales annoncée

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga, qui a présidé les travaux, a insisté sur la nécessité de veiller au respect des restrictions sur l’exportation des céréales et à l’approvisionnement régulier des marchés pour garantir l’accès des populations aux denrées de base pendant la période de soudure.

Par Souleymane SIDIBE


Publié mardi 24 mars 2026 à 09:02

Régions de Sikasso et Ségou : Les FAMa neutralisent plusieurs terroristes

Dans le cadre des opérations de sécurisation du territoire national, les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené avec succès, le dimanche 22 mars 2026, deux actions coordonnées d'envergure contre des Groupes armés terroristes (GAT)..

Par Souleymane SIDIBE


Publié lundi 23 mars 2026 à 20:05

Zone de Kayes : Les FAMa démantèlent des bases terroristes et libèrent 12 otages

Dans le cadre de l'opération Dougoukoloko, les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené des actions de recherche d'envergure dans la Région de Kayes du 14 au 21 mars 2026..

Par Souleymane SIDIBE


Publié dimanche 22 mars 2026 à 11:34

Nord-Ouest de Kidal : Les FAMa déjouent une tentative d’embuscade terroriste par une frappe aérienne

Dans le cadre de la sécurisation d'un convoi logistique, les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont mené avec succès, ce vendredi 20 mars 2026, une frappe de précision contre un groupe armé terroriste au Nord-Ouest de Kidal..

Par Souleymane SIDIBE


Publié samedi 21 mars 2026 à 13:48

Diplomatie : La Confédération AES dénonce une « ingérence grave » du Parlement européen après sa résolution sur le Niger

Dans un communiqué publié ce jeudi 19 mars 2026, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, par ailleurs Président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), a exprimé sa vive indignation suite à l'adoption par le Parlement européen, le 12 mars dernier, d'une résolution intitulée « Résolution du Parlement européen sur la détention arbitraire du Président Mohamed Bazoum par la junte au Niger »..

Par Souleymane SIDIBE


Publié jeudi 19 mars 2026 à 22:26

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner