L’Essor : Quel est votre sentiment après avoir assisté au 45è Sabre national du Niger, aux côtés du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga ?
Modibo Traoré : Le Sabre
national est un grand événement qui mobilise tout le Niger. J’ai été émerveillé
par le spectacle produit par les deux finalistes. Le sport est un facteur de
mobilisation, de brassage, de cohésion sociale. Nous avons constaté que la
lutte est véritablement un sport populaire au Niger. Cela dénote, encore une
fois de plus, de l’esprit de solidarité des sportifs, de l’esprit de cohésion
sociale du sport.
Dans le cadre de la Confédération des états du Sahel
(Confédération AES), il nous faut encore développer une synergie d’actions dans
le domaine du sport, des activités qui puissent mobiliser notre jeunesse autour
des éléments essentiels qui sont la résilience de notre peuple. Avec cette 45è
édition du Sabre national, nous avons savouré un grand spectacle avec les
Premiers ministres des pays de l’AES. Je suis très content de ce que j’ai vu au
45è Sabre national.
L’Essor : Quel commentaire
faites-vous sur la mobilisation populaire autour de la lutte au Niger ?
Modibo Traoré : Nous avons
vu une mobilisation exceptionnelle digne des grands événements. Nous avons
également la lutte au Mali, mais elle n’a pas atteint la dimension que nous
voyons au Niger. C’est vrai que le football est le sport roi au Mali, mais on
peut également développer d’autres disciplines dans notre pays comme la lutte
traditionnelle qui peuvent nous permettre de véhiculer des messages.
Aujourd’hui, il y a
beaucoup de sports qui permettent de mobiliser la jeunesse. Dans notre pays, on
peut par exemple valoriser la course de pirogue organisée chaque année à Mopti
et à Macina. Dans chaque région au Mali, on peut trouver au moins une
discipline sportive qui traduit les réalités locales. Je pense que nous pouvons
nous inspirer de l’exemple du Niger où la lutte est véritablement un facteur de développement.
Chaque région qui abrite le
Sabre national, bénéficie des actions de développement notamment la rénovation
des infrastructures routières. C’est à nous de voir également chez nous, en
dehors d’avoir une discipline qui puisse fédérer ce que nous avons comme énergie, voir aussi par région, ce que nous pouvons faire pour développer des
disciplines sportives. Il y aura bientôt les états généraux du sport au Mali.
Nous allons voir quelles sont les différentes propositions que nous allons
faire et si les acteurs du monde du sport adhèrent à ces propositions, on verra
ce qui est possible de faire.
Propos recueillis par
Ladji Madihéry DIABY
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