Ce
groupe de diplomates a initié, la semaine dernière au cinéma Babemba, la
projection d’un documentaire intitulé : «Nos Tungas» qui signifie prosaïquement
en bambara nos voyages migratoires. C’était en présence
de l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, du président de l’Union des
ambassadeurs, Diadié Soumaré et de la vice-présidente de l’Union des
ambassadeurs, Yasmine Cissé.
Le président de l’Union des ambassadeurs a souligné que la
projection de ce documentaire permettra, à travers la culture, de sensibiliser
sur l’importance de la préparation psychologique, mais aussi sur la prise en
compte des facteurs importants dans le cadre d’un projet de migration positive.
Elle favorisera aussi la conscientisation des populations locales sur le phénomène
migratoire pour permettre à celles-ci de toujours garder à l’esprit l’impérieuse
nécessité de retourner au bercail ou «Seguin so» en bambara.
Le documentaire va également être présenté à la mi-juin à
Nairobi, au Kenya, lors du Forum mondial sur les envois de fonds,
l’investissement et le développement, organisé par le Fonds international de développement
agricole (Fida), la Banque mondiale et les Nations unies. L’Union des
ambassadeurs est conviée à ce rendez-vous international.
Tungas résulte de la volonté de l’Union des ambassadeurs d’écrire
son propre narratif. Ce récit a été rendu possible grâce a la contribution du
gouvernement à travers le ministère des Maliens établis à l’extérieur et de
l’Intégration africaine, sous le leadership du ministre Alhamdou Ag Ilyene. Il
a également vu le jour grâce au soutien de
l’ambassade de France au Mali à travers le service de coopération et
d’action culturelle.
Yasmine Cissé a expliqué que ce documentaire parle de quatre
personnages qui ont fait le choix d’investir au Mali, et qui ont réussi. Leurs
motivations sont généralement liées à notre identité et à l’envie d’investir
dans notre pays. Ce documentaire démontre les opportunités, mais aussi les
potentialités du Mali.
«Nous avons décidé de relater notre propre histoire pour
que cela puisse motiver d’autres personnes et les autorités, le corps
diplomatique, les partenaires techniques et financiers et autres
investisseurs à s’intéresser plus à la migration positive», a expliqué la
vice-présidente de l’Union des ambassadeurs. Le documentaire est en cours de
traduction dans les langues locales, mais aussi en anglais afin de pouvoir le
diffuser ailleurs dans l’idée d’en faire un outil de plaidoyer pour des projets
structurants dans lesquels les gens peuvent investir.
Pour Moussa Mara, l’initiative est à saluer, mais elle doit
surtout continuer en essayant de montrer des exemples de réussite sur le plan économique
après un retour au pays. Dans le contexte actuel, a souligné l’ancien Premier
ministre, on peut toujours réussir dans notre pays, mais ce n’est pas souvent
facile et on peut le faire et même compter sur l’accompagnement des pouvoirs
publics.
Aissata Elmoctar TRAORÉ
Rédaction Lessor
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