Selon le grand chancelier des Ordres nationales, Mamadou Oulalé s’est toujours acquité avec brio des multiples et lourdes charges qui lui furent confiées
En présence des parents, amis et collaborateurs inconsolables du défunt, le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a participé à cette cérémonie en présence des membres du gouvernement. Beaucoup de responsables en service à la Présidence de la République dont le secrétaire général, Dr Fousseyni Diawara, le directeur des finances et du matériel, Cheick Mamadou Chérif Tounkara ont assisté à ces funérailles.
Couvert des couleurs nationales, le professeur d’enseignement secondaire de classe exceptionnelle, a eu droit à la sonnerie aux morts après les témoignages du porte-parole de sa famille et celui de ses collaborateurs. Les intervenants ont chacun exprimé l’immense vide que l’illustre disparu laisse désormais dans leurs cœurs. Ils ont évoqué les grandes qualités du défunt, surtout sa faculté à rassembler. Avant que le corps ne soit remis à ses parents, au nom du Chef de l’état, le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a décoré Mamadou Oulalé de la médaille de Commandeur de l’ordre national du Mali à titre posthume.
Le natif de Ségou, après de brillantes études, d’abord à la Mission catholique de Niono, puis au lycée de Badalabougou et à l’école normale supérieure de Bamako, a épousé la carrière d’enseignant. Mamadou Oulalé dispensera des cours de lettres modernes, aussi bien dans les établissements de formation professionnelle que dans des structures d’enseignement secondaire général (lycée technique de Bamako, lycée Dougoukolo Konaré de Kayes…).
Son professionnalisme allié à une courtoisie naturelle, sa modestie confinant à la timidité, sa grande sagesse qui le faisait naturellement s’imposer à son auditoire, attirent l’attention de grands responsables de notre administration d’état. Ces derniers l’intègrent dans leur staff, le faisant évoluer ainsi dans un autre univers que l’enseignement. Dans son oraison funèbre, le grand chancelier des Ordres nationaux, le Général de brigade Amadou Sagafourou Guèye, a noté que Mamadou Oulalé s’est acquitté avec brio des multiples et lourdes charges qui lui furent confiées.
L’illustre disparu est, de 1997 à 2000, chargé de mission au ministère des Mines et de l’énergie ayant en charge la communication et les relations publiques. De 2000 à 2007, au cabinet du ministre de la Fonction publique, feu Oulalé fait valoir ses talents de négociateur, de modérateur en ayant en charge les relations avec les syndicats. Tout comme les questions d’administration du travail et celles liées au dialogue social. L’expérience engrangée à ce poste lui vaut sa promotion comme conseiller technique en charge du Travail et du Dialogue social au cabinet du Premier ministre. Ce, jusqu’à sa retraite de la Fonction publique intervenue en janvier 2015.
Selon le grand chancelier des Ordres nationaux, bien qu’affaibli par la maladie, Mamadou Oulalé a toujours répondu quand la Nation avait besoin de ses services. C’est pourquoi, on le retrouva d’abord comme conseiller spécial du président de l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali de 2015 à 2021. Année au cours de laquelle, le Chef de l’état, le Général d’armée Assimi Goïta, lui fait l’honneur de le nommer secrétaire général de la Présidence de la République notamment le 13 juin 2021. Les contingences de la vie finissent par l’éloigner de ce poste. C’est au poste de conseiller spécial du Président de la Transition qu’il est arraché à l’affection des siens, le lundi 5 mai dernier.
Tout au long de sa vie, feu Mamadou Oulalé a joui du respect et de la considération de ses anciens élèves, collègues et collaborateurs, mais surtout des autorités politiques et administratives du pays qui l’ont élevé au grade de Chevalier de l’ordre national du Mali en 2021. L’illustre disparu, qui repose désormais au cimetière de Niaréla, laisse derrière lui une femme et trois enfants inconsolables.
Oumar DIAKITE
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