Le gouverneur Abdoulaye Coulibaly inoculant une dose de vaccin à un animal
La cérémonie s’est tenue dans les locaux du gouvernorat en présence du président de l’Ordre des vétérinaires du District de Bamako, Dr Amadou Ousmane Traoré, des sous-préfets d’arrondissement, des maires et présidents de délégations spéciales des communes, et des représentants des organisations professionnelles d’éleveurs.
Appuyée par le PRAPS-Phase 2 et financée par la Banque mondiale et le gouvernement du Mali, cette campagne prévoit la vaccination et le marquage de 15 millions de petits ruminants sur l’ensemble du territoire, dont 70.095 dans le District de Bamako. L’opération, gratuite et obligatoire, mobilisera l’ensemble des services vétérinaires publics et privés, les autorités administratives, les collectivités territoriales et les organisations d’éleveurs.
Des sessions de formation et de sensibilisation sont prévues afin d’assurer une bonne compréhension des objectifs, notamment en matière de traçabilité et de rapportage numérique via l’outil Kobotoolbox. Un important dispositif de communication de proximité sera également déployé, notamment à travers les radios locales, pour informer les éleveurs dans leurs langues sur les avantages de la vaccination et du marquage.
À l’ouverture de la cérémonie, le gouverneur du District de Bamako dira que l’élevage occupe une place essentielle dans l’économie nationale et dans la vie de nombreux ménages. Il constitue, a-t-il poursuivi, un pilier de la résilience des communautés rurales et un levier stratégique pour le développement durable. Selon Abdoulaye Coulibaly, la PPR demeure aujourd’hui l’une des principales menaces pesant sur l’élevage ovin et caprin.
Cette maladie virale hautement contagieuse provoque des pertes économiques considérables, fragilise les moyens de subsistance des éleveurs et compromet la sécurité alimentaire dans les zones rurales. «Face à cette situation, le gouvernement du Mali, à travers le ministère de l’Élevage et de la Pêche, a réaffirmé son engagement à éradiquer la PPR d’ici 2030, conformément à la stratégie mondiale de lutte pilotée par la FAO et l’OMSA», a déclaré le chef de l’exécutif du District.
Abdoulaye Coulibaly a également salué les résultats obtenus ces dernières années grâce au PRAPS, notamment le renforcement des capacités institutionnelles et l’amélioration de la surveillance épidémiologique. Ces avancées, selon lui, traduisent une coopération exemplaire entre le gouvernement du Mali, la Banque mondiale, le CILSS et les autres partenaires techniques et financiers.
Félicitant les services d’élevage, les pasteurs et agropasteurs ainsi que les partenaires, il a exhorté chacun à contribuer pleinement à la réussite de la campagne. «Cette démarche n’est pas seulement un acte sanitaire, elle représente un investissement collectif pour la santé de notre cheptel, la pérennité de vos activités et la prospérité de notre pays», a-t-il insisté.
De son côté, le représentant de la Direction nationale des services vétérinaires (DNSV), Dr Mohamed Lamine Niaré, a rappelé que cette initiative fait suite à une conférence internationale tenue en 2015 à Abidjan, au cours de laquelle une stratégie mondiale de contrôle et d’éradication de la PPR a été adoptée. Il a souligné que le Mali a élaboré son plan stratégique en 2017, validé en 2018, mais celui-ci n’a pas été financé.
Son budget était estimé à 16,7 milliards de Fcfa pour une durée de cinq ans. «Pour ne pas rester en marge du processus d’éradication, ce programme spécial de trois mois de vaccination et de marquage du cheptel a été mis en place sur l’ensemble du territoire. Ce lancement concerne le District de Bamako ainsi que les Régions de Gao, Kidal, Tombouctou et Ménaka», a-t-il précisé.
Quant au président de l’Ordre des vétérinaires du District de Bamako, il a rappelé le caractère décimant de la PPR et souligné l’importance de cette campagne. Dr Amadou Ousmane Traoré a également exprimé son espoir de succès de l’opération, en rappelant l’expérience positive du Mali dans l’éradication de la peste bovine.
Makan SISSOKO
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