Protection des végétaux : Le processus d’évaluation des capacités phytosanitaires lancé

L’initiative vise à diagnostiquer les forces et les faiblesses du système pour trouver des solutions efficaces, en matière de protection des végétaux

Publié mercredi 23 juillet 2025 à 07:43
Protection des végétaux : Le processus d’évaluation des capacités phytosanitaires lancé

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’outil d’évaluation des capacités phytosanitaires

Le premier atelier national d’évaluation des capacités phytosanitaires (ECP), s’est ouvert, hier, dans les locaux de l’Office de protection des végétaux (OPV). Cette rencontre est la première de trois ateliers nationaux visant à élaborer des stratégies de renforcement des capacités phytosanitaires pour une meilleure protection des végétaux ainsi que la lutte contre les organismes nuisibles. La cérémonie d’ouverture présidée par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, a réuni des chercheurs, consultants, institutions techniques et partenaires internationaux.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’outil d’évaluation des capacités phytosanitaires, développé par la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV). Il a pour but de diagnostiquer les forces et les faiblesses du système phytosanitaire malien pour trouver des solutions efficaces en matière de protection des végétaux avec une meilleure gestion des risques liés aux organismes nuisibles. Le processus met également en œuvre un plan souverain pour combler les lacunes identifiées afin d’améliorer la sécurité alimentaire et le commerce international des produits végétaux.


Le ministre a rappelé que selon la Loi d’orientation agricole, la Politique de développement des productions végétales est d’une importance vitale pour accroitre la production et la productivité des exploitations agricoles. «Les organismes nuisibles aux végétaux ont des impacts dévastateurs sur les cultures. Ils entrainent des pertes économiques et des problèmes de sécurité alimentaire», a-t-il averti, soulignant l’importance d’un système phytosanitaire plus efficace pour relever les défis présents. Et le ministre d’jouter : «Les résultats de l’ECP amélioreront les normes internationales phytosanitaires et faciliteront l’accès aux marchés internationaux. Aussi, ils renforceront la coopération internationale dans le domaine de la protection des végétaux avec la formation des participants à la méthodologie de l’ECP».

Le directeur général de l’OPV, Halidou Moholoudou, a précisé que d’autres ateliers sont en vue. Il ressort de ses explications que le deuxième qui suivra, consistera à planifier des actions pour lever les insuffisances identifiées au cours de ce premier atelier. Et le troisième fera une évaluation de l’ensemble du processus pour adopter les documents finaux pour améliorer le système phytosanitaire national. «Cela fait des années, que nous protégeons nos cultures contre les infestations des nuisibles. Il fallait une pause pour évaluer ce qui a été fait, relever les insuffisances et bâtir une stratégie plus solide», a expliqué le directeur général de l’OPV.


De son côté, le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Adama Yaya Diarra, a jugé cet atelier crucial pour le développement du secteur agricole. «L’importance de la santé des végétaux n’est plus à démontrer. Elle est au cœur de notre souveraineté alimentaire et notre capacité à produire des denrées de qualité», a-t-il déclaré. Et de souligner les dangers des ravageurs et maladies de plantes sur les rendements agricoles et la biodiversité.

Adama Yaya Diarra a, par ailleurs, rassuré que la FAO en tant que pilier fondamental de la sécurité alimentaire, participera continuellement à l’amélioration des cadres réglementaires et institutionnels des infrastructures techniques phytosanitair
es du Mali. Les résultats de ce processus d’ECP seront déterminants pour l’élaboration d’un plan d’action national phytosanitaire, réaliste et ambitieux, pour protéger les cultures et les moyens de subsistance des populations maliennes. Ils serviront également à orienter les interventions futures et mobiliser les partenariats techniques et financiers nécessaires à leur mise en œuvre.

DEMBÉLÉ Siguéta Salimata

Lire aussi : 35 ans de démocratie au Mali : Du sacrifice de 1991 à l’exigence de Refondation

Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..

Lire aussi : Célébration du 26 mars: La nécessité de consolider les acquis de la démocratie

26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..

Lire aussi : France : Le rappeur Maître Gims placé en garde à vue

L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.

Lire aussi : Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ : L’espoir est permis en 2026

Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.

Lire aussi : Start-up au Mali : L’accompagnement des incubateurs, un levier pour les jeunes

Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.

Lire aussi : ONDD : 75 % des activités réalisées en 2025

Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.

Les articles de l'auteur

34è édition de la Journée mondiale de l’eau : Sous le signe de l’égalité des sexes

Instituée par l’Assemblée générale des Nations unies, cette journée constitue un moment de réflexion sur l’importance de l’eau et de l’assainissement pour les être humains.

Par DEMBÉLÉ Siguéta Salimata


Publié lundi 23 mars 2026 à 08:26

Ramadan et Carême : Les réfugiés et déplacés entre devoir religieux et vulnérabilité

Le Ramadan et le Carême sont non seulement des moments forts de recueillement et de pénitence pour les fidèles, mais aussi de dépenses excessives. Pendant cette période, les réfugiés et les déplacés internes, déjà fragilisés par les réalités du quotidien, ont plus besoin de solidarité pour accomplir leur devoir religieux avec dignité.

Par DEMBÉLÉ Siguéta Salimata


Publié mercredi 04 mars 2026 à 08:47

Financement de l’entrepreneuriat jeune : La COFOR-Mali à la recherche de solutions

L’Association coalition des forces juvéniles pour le renouveau (Cofor-Mali) a organisé, samedi dernier dans un hôtel de Bamako, une conférence-débat sur le thème : «L’Entrepreneuriat des jeunes face aux défis de financement»..

Par DEMBÉLÉ Siguéta Salimata


Publié lundi 02 mars 2026 à 09:08

Inclusion financière : Les cadres des SFD à l’école du droit Ohada

Des cadres des Systèmes financiers décentralisés (SFD) sont réunis depuis hier, dans un hôtel de Bamako, pour une session de formation sur le droit de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) relatif aux sociétés et coopératives..

Par DEMBÉLÉ Siguéta Salimata


Publié mercredi 25 février 2026 à 08:57

Incendie au poste de la Semaf à Sébénikoro : Plus de peur que de mal

Le Directeur général de l’Énergie du Mali (EDM-SA), le Commandant Madani Dravé, a effectué hier une visite au poste de la Société d’exploitation de Manantali et Félou (Semaf), situé à Sébénikoro..

Par DEMBÉLÉ Siguéta Salimata


Publié mercredi 25 février 2026 à 08:43

Ramadan et Carême 2026 : Sous de bons auspices

La question des prix des produits de première nécessité demeure au cœur des préoccupations des ménages pendant le jeûne. Le gouvernement assure que les stocks sont suffisants pour éviter une pénurie et une flambée des étiquettes.

Par DEMBÉLÉ Siguéta Salimata


Publié mercredi 18 février 2026 à 08:34

Sougounikoura : Les autorités au plus près des victimes de l’incendie

Suite à l’incendie survenu dans la nuit du dimanche 15 février au marché Sougounikoura, une délégation ministérielle s’est rendue hier sur les lieux. Conduite par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, l’équipe a constaté des dégâts matériels et exprimé le soutien des autorités aux sinistrés.

Par DEMBÉLÉ Siguéta Salimata


Publié mardi 17 février 2026 à 08:44

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner