C’était à la faveur de leur 29è session, tenue sous la présidence
du secrétaire général du ministère du Développement rural, Daniel Siméon
Kelema. En
dépit du contexte particulièrement difficile de l’année 2022, l’IER a mené
plusieurs activités.
Parmi celles-ci, on peut citer l’exécution de 78 projets
de recherches dont 21 financés par le gouvernement, la mise à disposition de 55
tonnes de semences de pré-base et de 83 tonnes de semences de base.
Autre
activité : le renforcement des capacités de 31.626 acteurs du monde rural
sur diverses techniques, dont la production de semences, la restauration de
sols, l’embouche, la transformation du lait de dromadaire… S’y ajoutent les
formations diplômantes (30 doctorants, 18 masters, 11 licences et autres), la
signature de 42 conventions et protocoles d’accord, l’édition d’un ouvrage par
des chercheurs de l’IER et ceux du royaume de Norvège.
Ces
activités ont pu être réalisées grâce à la détermination du personnel et à
l’amélioration des conditions de travail à travers l’acquisition d’équipements,
a félicité Daniel Siméon Kelema. Enumérant les équipements reçus par
l’Institut, il a cité 2 tracteurs, 1 motoculteurs, une mini-station
météorologique et des matériels frigorifiques et de laboratoire.
Le
président du Conseil a, par ailleurs, évoqué le rôle que l’IER devra jouer dans
le cadre du Plan Marshall de l’agriculture en cours d’élaboration. Il s’agit de
soutenir la production et la productivité des filières prioritaires telles que
le riz, le maïs, le blé, le lait et bétail/viande pour les campagnes agricoles
2022, 2023 et 2024.
Ces
bons résultats engrangés par l’Institut en 2022, doivent être consolidés.
Cependant, l’IER est confronté à des problèmes qui ont pour noms : vétusté
des infrastructures et équipements de recherche, diminution des ressources
humaines qualifiées, occupations illicites des terres de recherche... «C’est
dans ce contexte non réjouissant que ce tient cette session du Conseil
d’administration de l’Institut», a noté Daniel Siméon Kelema qui a invité les
administrateurs à examiner de façon approfondie les documents proposés.
D’entrée
de jeu, le président du conseil d’administration a mis l’accent sur
l’agriculture qui reste incontestablement le socle de notre économie. Avant d’ajouter
que le secteur regorge d’énormes potentialités qui demandent à être exploitées.
«Cela ne peut se réaliser qu’avec le développement d’un système national de
recherche agricole dynamique que représente l’Institut d’économie rurale», a
indiqué Daniel Siméon Kelema.
Fatoumata M. SIDIBÉ
Rédaction Lessor
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