Après la Capitale de l’Or blanc, le mandataire judiciaire de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de conton du Mali (C-SCPC), Souleymane Fomba et sa délégation, ont sensibilisé et informé mardi dernier les producteurs de coton sur les élections des unions des secteurs de cotonculteurs de Yorosso, Molobala et Karangana.
Les préoccupations exprimées à l’occasion se rapportent à l’organisation des élections, à la durée du mandat de l’administration intérimaire, au retard constaté dans la mise en place des intrants agricoles, au prix exorbitant de l’engrais, au souci concernant l’accès de leurs agents aux prêts bancaires, etc.
À propos des élections futures, Souleymane Fomba a assuré qu’elles se dérouleront en toute transparence. Cela conformément aux textes de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada). En la matière, a expliqué le mandataire judiciaire, il faut être membre d’une coopérative, être à jour quant au paiement de la cotisation et s’inscrire sur la liste électorale.
Le retard accusé dans la mise en place des engrais est dû à plusieurs facteurs : le retard pris dans l’ouverture des dossiers d’appel d’offres, les négociations avec le département des Finances pour convenir d’un prix à proposer au fournisseur. Ces obstacles levés, il y a eu les sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
Par ailleurs, les commandes des fournisseurs sont bloquées au niveau des ports d’Abidjan et de Dakar. L’acheminement des engrais rencontre des difficultés. «Nous espérons que très vite la communauté internationale et le Mali parviendront à un accord qui puisse nous permettre de reprendre notre activité à plein temps.
Nous allons certainement nous acheminer vers des mises en place spéciales où nous allons mettre tous les moyens afin que les producteurs aient les engrais avant le début de l’hivernage», a dit le mandataire judiciaire.
Il a informé que des discussions sont en cours avec la direction de la Banque nationale de développement agricole (BNDA) pour un accès diligent à leur argent. L’engrais commence à venir dans les magasins des coopératives, a témoigné le conseiller spécial à la CMDT, Siaka Coulibaly.
À Bla, Yangasso et M’pessoba, les producteurs ont réitéré leur engagement à tout mettre en œuvre pour l’organisation d’élections transparentes et libres. Sanoussi Sanogo, producteur à Falo, dans le secteur de Bla, s’est dit satisfait de ces échanges. «La rencontre d’aujourd’hui a été un grand plaisir pour moi car nous avons eu beaucoup de compréhension et d’orientation concernant la tenue des prochaines élections. Maintenant, nous sommes déterminés à l’aider dans son travail», a-t-il souligné. Et d’inviter les producteurs à se conformer aux textes pour participer aux élections.
La dernière étape de cette tournée est la filiale de Fana. D’ici là, la délégation se rendra la semaine prochaine à Sélingué pour expliquer aux producteurs de coton les conditions de participation, les critères d’éligibilité… aux élections. Souleymane Fomba a assuré que les préoccupations exprimées lors de ces périples, seront consignées dans un document qui sera diffusé dans les langues nationales dans toutes les zones de production de coton. Le but est de mettre tout le monde au même niveau d’information. Afin que producteurs et coopératives soient mieux outillés pour participer aux futures élections, a-t-il expliqué.
Il faut rappeler que sur proposition du gouvernement, le mandataire judicaire a été nommé par une décision de justice pour une durée de six mois, renouvelable une fois après demande motivée et acceptée par la justice. Son mandat expire le 7 avril prochain. Pour ce faire, l’administrateur intérimaire doit adresser à la justice une demande motivée pour faire le point des activités déjà réalisées s’il estime que toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour organiser des élections libres, crédibles et transparentes.
Envoyé spécial
N’Famoro KEITA
Rédaction Lessor
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