La Croix-Rouge malienne a organisé, jeudi dernier dans ses locaux, une cérémonie de remise de prix aux lauréats du concours de reportage humanitaire. Placé sous le parrainage du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou AG Ilyène, cet événement a réuni journalistes, bénévoles et partenaires humanitaires.
Organisé dans le cadre de la commémoration des 60 ans de la Croix-Rouge malienne, ce concours avait pour objectif de valoriser les efforts des journalistes qui contribuent à faire connaître les actions humanitaires menées au Mali, notamment dans les domaines de la santé, de la protection et de l’assistance aux personnes. Plus de 100 candidats de différents médias (radio, télévision, presse écrite et en ligne) ont participé à la compétition. Après délibération du jury, quatre lauréats ont été distingués pour la qualité de leurs reportages.
Le prix de la presse écrite a été remporté par notre collègue de l’Essor, Jessica K. Dembélé. Celui de la radio a été décerné à Imirama Maïga de Studio Tamani Quant au lauréat de la presse en ligne, le jury a porté son choix sur Amadou Kodio d’Afrkinfos. Enfin, le prix récompensant le meilleur reportage à la télévision a été attribué à Cheick Oumar Mariko de Joliba TV.
La Présidente nationale de la Croix-Rouge malienne, Assitan Coulibaly, a déclaré qu’à travers ce concours, les gagnants réaffirment leur volonté de mettre en lumière les réalités humanitaires, de donner la parole à ceux qu’on entend peu et de valoriser le rôle irremplaçable des médias dans la construction d’une société plus solidaire, fondée sur l’éthique et la responsabilité. Et d’ajouter que témoigner, c’est déjà agir et que leurs plumes éclairent là où l’indifférence menaçait d’éteindre l’humanité.
Par ailleurs, Assitan Coulibaly a ensuite indiqué que la Croix-Rouge malienne, en tant qu’acteur de proximité, s’inscrit pleinement dans cette dynamique. «Les membres du jury, composé d’experts du secteur du journalisme qui, sous la coordination du ministère, ont su conjuguer rigueur, transparence et exigence. Votre travail confère à cette distinction toute sa crédibilité», a t-elle affirmé.Elle a aussi félicité les lauréats pour la qualité de leurs productions, en soulignant que leurs récits sont des ponts entre les réalités du terrain et la conscience collective, qu’ils donnent une voix à celles et ceux que l’on n’entendent pas toujours et qu’ils sont, à leur manière, des humanitaires de l’information.
La présidente de la Croix-Rouge malienne les a aussi exhortés à continuer ensemble à écrire l’humanité, non pas à l’encre de l’oubli, mais à celle de l’engagement et de l’espoir. Pour sa part, le chef de cabinet du ministre chargé de la Communication, Mohamed Ag Albachar, a souligné l’importance du travail des professionnels des médias, avant d’affirmer qu’à travers leurs reportages, ils dévoilent la dimension humaine qui se cachait dans la société. Il a ensuite salué l’initiative de la Croix-Rouge et a félicité les lauréats. Le représentant du département en charge de la Communication a également insisté sur le fait que leurs plumes, images et voix sont des instruments de sensibilisation et de changement, mettant en lumière les injustices de la société.
Quant à Imirama Maïga, porte-parole des lauréats, il a déclaré qu’être journaliste malien, exercer son métier aujourd’hui équivaut à embrasser une profession exigeante, parfois difficile, mais toujours passionnante. Il souligne avoir accueilli avec beaucoup d’enthousiasme l’initiative de la Croix-Rouge malienne, qui a ouvert un concours à l’ensemble des médias, en y voyant une belle opportunité de mettre leurs plumes, micros ou caméras au service de l’humanitaire. Et d’expliquer aussi que chaque lauréat a abordé ces thèmes avec son regard, sa sensibilité et sa rigueur journalistique, en ajoutant que ce prix, au-delà de la distinction, est une véritable source de motivation qui les pousse à continuer à produire des contenus de qualité, capables de sensibiliser les populations et d’interpeller les décideurs sur les grands défis humanitaires et environnementaux actuels.
Notre collègue de la rédaction, Jessica K. Dembélé, a témoigné de sa reconnaissante envers toutes les personnes aux personnes qui lui ont donné la chance de pouvoir montrer leur vie à travers son reportage. Elle a pu montrer la souffrance et les conditions de ces personnes. En ajoutant que sa plus grande fierté après avoir publié ce reportage sur les conditions de vie des déplacés internes, est de savoir que beaucoup de donateurs se sont mobilisés ensuite pour leur venir en aide. La cérémonie s’est achevée dans une ambiance conviviale, marquée par des échanges entre journalistes, bénévoles et acteurs humanitaires autour d’un cocktail.
Alima Nia DOUMBIA
Rédaction Lessor
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