Une vue de la cour du Groupe scolaire Mamadou Diarra N°2
Pendant ce temps, enseignants et conseillers pédagogiques s’activent dans la cour pour orienter les parents d’élèves. «Les nouvelles inscriptions ne peuvent pas se tenir maintenant. Revenez dans l’après-midi», s’adresse aux parents Fousseyni Coulibaly, un conseiller généraliste. Dépité de ce retard, le pédagogue martèle que les inscriptions doivent se faire avant la rentrée. En face de la fenêtre de la classe de 2è année, l’enseignant généraliste Mamoudou Sougané trie par ordre d’admission les bulletins des élèves de la 6è année.
Il dénonce la pratique des parents qui attendent le jour de la rentrée pour s’informer de la situation de leurs enfants. L’instituteur explique que dès que le Centre d’animation pédagogique (CAP) valide la proposition de passage en classe supérieure, les parents ne devraient pas attendre les vacances pour s’enquérir de cette nouvelle.
Pour sa part, le directeur coordinateur du Groupe scolaire de Daoudabougou site II fait savoir qu’il attend la fin des inscriptions en cours pour connaitre l’effectif de l’année scolaire 2026-2027. Par ailleurs, Bréhima Fofana signale que son établissement comptait, l’année dernière, plus de 2.000 élèves dont environ 1.600 filles.
Sur une marche d’escalier devant une classe, Sokona Sangaré est assise en compagnie de sa fille de 4 ans. Celle qui a 24 ans affirme être venue accompagner sa fille qui passe en 4è année. À côté d’elle, une autre femme avait pris place. Celle-ci qui a gardé l’anonymat est aussi venue pour l’inscription de son garçon. Ce dernier assure qu’il est pressé de faire partie des nouveaux élèves de la 1ère année.
Au Groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga à Badalabougou, les vendeuses d’aliments sont installées à l’entrée de l’établissement. Aux environs de 9 heures, des élèves transportent des tables-bancs d’une classe à l’autre. Certains savourent la récréation comme Kadiatou Doumbia. Cet élève de la 3è année se dit heureuse de reprendre les cours.
Assise sur un banc sous un arbre, Mme Soumaoro Maïmouna Traoré témoigne que le Groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga a un nouveau visage depuis environ 4 ans, grâce aux efforts du Comité de gestion (CGS). Elle cite des progrès, attestés par les résultats scolaires satisfaisants, la discipline, la lutte contre les absences injustifiées des enseignants et des élèves et contre la consommation des stupéfiants.
Le président du CGS de cet établissement d’un effectif de plus de 1.080 élèves poursuit que son comité veille à interdire la vente des aliments qui se trouvent dans de mauvaises conditions d’hygiène. Oumar Boubacar Coulibaly fait savoir que son bureau travaille également avec des partenaires pour apporter des soutiens aux enfants vulnérables et à l’amélioration des conditions d’études à l’école.
Du côté de la direction, c’est la joie de reprendre le chemin de l’école. La directrice de l’école B du Groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga, Mme Maïga Aïchatou Camara, témoigne que les enseignants et les élèves ont répondu massivement présent. Cependant, elle regrette que certains parents soient en retard par rapport à l’inscription de leurs enfants.
Mohamed DIAWARA
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