«Autonomisation
et promotion des petits exploitants horticoles». C’était en présence du chef de
mission de l’ambassade du Japon au Mali, Koji Fukuhara et du directeur national
de l’agriculture, Oumar Tamboura.
Le coût total du Projet est d’environ 422 millions de Fcfa,
financé sur l’aide alimentaire du gouvernement du Japon. Sa mise en œuvre se
fera à travers la direction nationale de l’agriculture (DNA) pour une durée de
deux ans. Il contribuera ainsi à l’amélioration des revenus des petits
producteurs à travers la promotion d’une agriculture orientée vers le marché
par la diffusion de l’approche Shep. Le Projet est destiné aux Régions de
Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Bamako. Des centres d’apprentissage
agricoles (CAA) existent dans ces zones-là. Il bénéficiera à environ 3.000
personnes.
S’exprimant sur la motivation de son gouvernement, le
diplomate nippon a justifié la décision par la contribution du secteur agricole
à la stabilité économique et sociale. Qui, selon lui, est, de par son rôle
central dans l’économie nationale, de contribuer à la création d’emplois,
d’activités génératrices de revenus et à la sécurité alimentaire. «Le secteur
agricole emploie environ 80% des actifs du pays, fournit près de 30% des
recettes d’exportation et contribue pour 23% à la balance commerciale», a
souligné Koji Fukuhara.
À cet égard, le renforcement des capacités de l’ensemble des
acteurs, y compris les producteurs, est une condition indispensable pour
assurer le développement du pays. C’est pourquoi, a-t-il insisté, le Japon a
financé ce projet qui permettra de former les agents de vulgarisation agricole à
l’approche Shep. Ceux-ci présenteront les activités du Shep à 120 organisations
paysannes de producteurs dans les régions bénéficiaires du Projet. Le but étant
de favoriser la sensibilisation et le changement de comportement des
agriculteurs par l’étude de marché et l’analyse de problème participative. Le
diplomate japonais a rassuré sur la ferme détermination de son pays à continuer
d’apporter son appui constant aux efforts de stabilisation et de développement
socio-économique du Mali.
300 ÉLÈVES-STAGIAIRES DES CAA- Parlant de l’intérêt du
projet pour le Mali, le ministre du Développement rural a indiqué que les
principales activités porteront, entre autres, sur la révision en approche par
compétence du programme du brevet de technicien en technicien en agriculture,
l’accompagnement de 300 élèves-stagiaires des CAA, la formation de 75 agents
vulgarisateurs des directions régionales de l’agriculture sur l’approche Shep,
la formation de 2.500 producteurs des organisations paysannes sur l’approche
Shep. Modibo Keïta a affirmé que son département mettra tout en œuvre pour
atteindre les objectifs assignés. À cet effet, il a engagé la DNA à prendre
toutes les dispositions nécessaires pour l’exécution correcte et efficace des
activités prévues.
Développée au Kenya depuis 2006, l’approche Shep a été
introduite dans 26 pays africains, dont le Mali, par l’Agence japonaise de coopération
internationale (Jica) dans le cadre de la coopération technique. Elle promeut
une «agriculture orientée vers le marché» et visant à changer le paradigme de «cultiver
et vendre» à «cultiver pour vendre».
Elle permet aux producteurs de devenir
plus autonomes par un changement de comportement et de résoudre le problème
persistant de la commercialisation des produits agricoles en général et des
produits horticoles en particulier. Son processus d’implantation au Mali a
commencé par la participation de cadres de la DNA et de l’ONG japonaise «Association
Sasakawa pour l’Afrique (SAA)» à des sessions de formation organisées au Kenya
et au Sénégal.
Amadou
GUÉGUÉRÉ
Rédaction Lessor
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