SUNU Assurances IARD Mali et l’Organisation néerlandaise de développement (SNV) unissent leurs efforts pour mieux protéger les éleveurs contre les aléas climatiques. Les deux parties ont signé, hier, au siège de SUNU Assurances IARD Mali, une convention portant sur la mise en oeuvre d’un projet pilote d’assurance bétail indicielle dans les Régions de Mopti, Tombouctou et Gao. Les documents ont été paraphés par la directrice générale de SUNU Assurances IARD Mali, Mabintou Traoré et la directrice pays de SNV, Saye Aukje De Jager.
Mis en oeuvre dans le cadre du Programme d’appui au secteur de l’élevage au Mali (PASEM II), le projet vise à tester un produit d’assurance adapté aux réalités du monde pastoral. Il devrait concerner 700 éleveurs et couvrir 2.000 têtes de bétail. Son budget s’élève à 107,8 millions de Fcfa, dont 75,46 millions apportés par la SNV, soit 70 %, et 32,34 millions par SUNU, soit 30%. La contribution de la SNV comprend notamment la prise en charge de 80 % des primes d’assurance du portefeuille pilote. Les bénéficiaires supporteront les 20 % restants.
L’assurance indicielle repose sur des paramètres prédéfinis. Lorsque certains seuils liés aux risques couverts sont atteints, l’indemnisation est automatiquement déclenchée, selon les conditions du contrat. Cette phase expérimentale, prévue pour une année, permettra d’apprécier la pertinence du produit, son appropriation par les éleveurs et les ajustements nécessaires avant une éventuelle extension. Pour la directrice pays de la SNV, Saye Aukje De Jager, l’initiative constitue une première au Mali. Elle répond à la vulnérabilité du cheptel face aux effets néfastes du changement climatique.
Le PASEM II, financé par la Coopération suisse et exécuté par un consortium, intervient auprès des pasteurs, agro-pasteurs et éleveurs, notamment dans les filières lait et viande. «Nous avons trouvé un accord avec SUNU, afin de commencer à initier au Mali un produit d’assurance bétail qui n’existe pas jusqu’à aujourd’hui», a-t-elle expliqué. Le projet devra également familiariser les éleveurs avec ce mécanisme et recueillir leurs avis, afin d’en améliorer le fonctionnement.
De son côté, la directrice générale de SUNU Assurances IARD Mali, Mabintou Traoré, a mis l’accent sur la nécessité de développer la culture de l’assurance dans les secteurs agricole et industriel, y compris au sein des populations éloignées des grands centres urbains. «Le fait, à travers ce projet, de délocaliser l’appui aux populations les plus vulnérables au Mali est pour nous d’une valeur cardinale», a t- elle déclaré.
Le directeur de la souscription et santé à SUNU Assurances, Barema Traoré, a précisé que l’expérimentation ciblera notamment les risques de mortalité du bétail liés au manque de forage. Le produit est accessible aussi bien aux éleveurs professionnels qu’aux personnes possédant quelques animaux. À terme, les partenaires ambitionnent d’étendre le dispositif à un plus grand nombre d’acteurs du monde rural.
Makan SISSOKO
Notre pays se dote de nouveaux outils pour renforcer ses capacités à piloter et valoriser ses ressources minières et pour mieux connaître son sous-sol.
La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a publié, le 30 septembre dernier, la nouvelle liste des participants autorisés à ouvrir au public les services de la Plateforme interopérable du système de paiement instantané (PI-SPI). Au total, 175 établissements figurent dÃ.
Au Mali, l’épargne existe, mais les placements collectifs restent peu connus du grand public à cause notamment du manque d’information et de confiance.
Inaugurée à Kidira et Diboli, la liaison de fibre optique entre le Mali et le Sénégal doit faciliter la circulation des données et renforcer la fiabilité des communications entre les deux pays.
La 27e réunion statutaire des juridictions financières de l’UEMOA se tient dans notre capitale autour du contrôle et de la bonne gestion des finances publiques.
Le prix de la viande connaît, depuis le début de l’année 2026, une hausse continue sur l’ensemble du territoire national, avec une accentuation à Bamako. Une situation qui pèse de plus en plus sur le pouvoir d’achat des ménages..