Alousséni Sanou, ministre d'Etat, ministre de l’Économie et des Finances
C’est à cette réalité que devra
répondre le budget de l’État pour l’exercice 2027. Adopté vendredi dernier par
le Conseil des ministres, le projet de loi de Finances 2027 affiche une
progression importante des ressources publiques. Les prévisions de recettes
budgétaires s’élèvent à 3 866,635 milliards de Fcfa, contre 3 372,895 milliards
de Fcfa dans la loi de Finances rectifiée 2026. Soit une augmentation de
493,740 milliards de Fcfa, correspondant à une hausse de 14,64 %. Cette
évolution traduit la volonté de renforcer les capacités financières de l’État
afin de mieux soutenir les politiques publiques. Dans un contexte marqué par de
nombreux défis, l’accroissement des recettes constitue une opportunité pour
accélérer les investissements dans les secteurs prioritaires et consolider les
bases d’une croissance durable.
Les
dépenses prévues pour 2027 atteignent 4 462,646 milliards de Fcfa, contre 3
993,319 milliards de Fcfa en 2026, soit une progression de 469,326 milliards de
Fcfa (+11,75 %). Une augmentation qui traduit la poursuite des efforts de
l’État pour répondre aux besoins essentiels du pays, notamment dans les
domaines de la sécurité, des infrastructures, de l’agriculture, de l’énergie,
de l’éducation et de la santé.
Mais derrière cette hausse des dépenses se
pose une exigence majeure : celle de l’efficacité. Car l’enjeu n’est pas
seulement de mobiliser davantage de ressources, mais de faire en sorte que
chaque franc investi produise un impact réel sur le quotidien des populations.
La qualité de la dépense publique sera donc au cœur de la réussite de ce
budget.
Autre
signal important : le déficit budgétaire connaît une baisse. Il devrait s’établir
à 596,011 milliards de Fcfa en 2027, contre 620,425 milliards de Fcfa dans la
loi de Finances rectifiée 2026, soit une réduction de 24,414 milliards de Fcfa
(-3,93 %). Une évolution qui traduit une volonté de préserver progressivement
les équilibres financiers tout en maintenant l’effort d’investissement.
Le
défi sera désormais de transformer ces projections en résultats concrets. La
mobilisation accrue des ressources devra s’accompagner d’une gestion
rigoureuse, d’une meilleure efficacité administrative et d’une orientation des
dépenses vers les secteurs capables de créer davantage de richesses et
d’opportunités.
Le budget 2027 n’est donc pas seulement une succession de chiffres alignés dans un document officiel. Il porte une promesse : celle de faire des ressources publiques un véritable levier de transformation. Derrière les milliards, c’est l’avenir du pays qui se dessine, avec l’espoir que chaque investissement réalisé aujourd’hui contribue à bâtir un Mali plus résilient, plus prospère et plus confiant en son avenir.
Mariam A. TRAORÉ
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