Modibo Danion : L’AV est un dispositif de l’Institut
national de prévoyance sociale (INPS) permettant d’assurer la protection
sociale des travailleurs non couverts par un régime obligatoire de protection
sociale. Il s’agit des membres non salariés de la profession libérale,
artisanale, commerciale et industrielle et les travailleurs indépendants. Il a
été mis à la disposition de l’INPS à travers la loi N°99-047du 28 décembre
1999. Le paiement des cotisations est trimestriel et assis sur 5 classes avec
un montant allant de 29.450 à 235.600 Fcfa.
L’Essor : Quels sont les avantages de ce service
de l’INPS ?
Modibo Danion : Les adhérents bénéficieront
d’une couverture santé Assurance maladie obligatoire (AMO), une pension de
vieillesse, une pension d’invalidité et des allocations familiales destinées aux
enfants de 1 à 21 ans. Depuis sa mise en œuvre, un effectif de 37 pensionnaires
jouit de l’AV.
L’Essor : Vous avez déployé des équipes à
Bamako et environs pour faire la promotion de l’Assurance volontaire. Quel est
le bilan de cette campagne ?
Modibo Danion : En avril dernier, nous avons
décidé de donner plus de visibilité à ce régime à travers une campagne de
sensibilisation et de promotion. L’effectif en ressources humaines alloué à
l’AV permet de mener les activités d’information de la population sur les
avantages de ce dispositif de l’INPS. Cette campagne a commencé par les 6
communes du District de Bamako avec un objectif de 3.000 dossiers à atteindre.
Aujourd’hui, nous avons dépassé cette cible. Avant la fin de l’année, nous
visons entre 5.000 et 8.000 adhérents. Nous avons étendu cette campagne à des
structures qui regorgent en leur sein des acteurs du secteur informel. Grâce à
la diversification des activités, une visibilité s’installe graduellement pour
informer la population.
L’Essor : À la date d’aujourd’hui, combien de
personnes, toutes couches sociales confondues, bénéficient de l’AV ?
Modibo Danion : Nous avons 52.227 adhérents
dont 2.354 pour la profession artisanale, 26.995 commerçants contre 4.882 pour
la profession industrielle et 17.996 assurés pour la profession libérale. Le
ministère de la Santé et du Développement social a signé, en mars 2025, une
convention avec le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie
hôtelière et du Tourisme qui a permis de lancer l’Assurance volontaire pour la
culture (Avoc). Le médecin-Colonel Assa Badiallo Touré a souhaité mettre en
œuvre cet accord à travers l’INPS pour protéger les acteurs de la culture. Je
félicite le ministre Mamou Daffé pour son implication. Plus de 240 travailleurs
ont été enrôlés au niveau du département en charge de la Culture.
L’Essor : Quel message à l’endroit de nos
concitoyens qui n’ont pas encore souscrit à l’AV ? Surtout les Maliens
établis à l’extérieur ?
Modibo Danion : J’adresse un message d’alerte
à la population sur la disponibilité d’un service chargé d’assurer la
protection sociale des travailleurs du secteur informel. Nous sommes engagés à
assurer la protection des 96% de la population qui œuvrent dans le secteur
informel et les travailleurs indépendants. Les Maliens établis à l’extérieur
constituent notre véritable source. Nous sommes en train de préparer une
activité pour informer davantage la diaspora. Ils sont à encourager et à
féliciter pour le rôle capital qu’ils jouent en terme d’assistance de leurs
familles respectives. Cette diaspora peut accompagner leurs familles au Mali à
bénéficier des soins et des allocations familiales. Elle peut préparer leur
retour au bercail pour avoir une retraite complémentaire.
L’Essor : Quelles sont les perspectives liées
à l’AV ?
Modibo Danion : Nos ambitionnons sont d’étendre cette couverture à la majeure partie du secteur informel. La difficulté majeure est liée au nombre peu élevé des services chargés de recevoir les cotisations des assurés. Nous travaillons à mettre en place un mode de paiement des cotisations plus fluide permettant aux adhérents de faire leurs paiements depuis leurs lieux de travail.
Mohamed DIAWARA
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