UN News/Elizabeth Scaffidi Un mémorial de l’esclavage à Stone Town, à Zanzibar, en Tanzanie.
La résolution souligne que «la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains constituent les plus graves crimes contre l’humanité, en raison de la rupture décisive qu’ils ont provoquée dans l’histoire mondiale, leur ampleur, leur durée, leur caractère systémique, leur brutalité et leurs conséquences durables, qui continuent d’influer sur la vie de tous les peuples à travers des systèmes racialisés de travail, de propriété et de capital».
Le texte affirme l'importance de remédier aux torts historiques subis par les Africains et les personnes d'ascendance africaine de sorte à contribuer à la justice, aux droits de l'homme, à la dignité et à l'apaisement, et souligne que les demandes de réparations sont un pas concret vers la réparation de ces torts.
L'ONU indique que pendant plus de 400 ans, des millions d'êtres humains ont été arrachés à l'Afrique, mis aux fers et déportés vers le Nouveau Monde pour y trimer dans les champs de coton ainsi que dans les plantations de canne à sucre et de café, sous une chaleur accablante et le claquement du fouet.
Cette résolution était portée par le Ghana. Son président John Dramani Mahama s'est s'exprimé avant le vote au nom du Groupe africain constitué de 54 membres, le plus vaste bloc régional au sein des Nations Unies, a précisé l'ONU sur son site. «Aujourd'hui, nous nous rassemblons dans une solidarité solennelle pour affirmer la vérité et ouvrir la voie à la guérison et à la justice réparatrice», a-t-il expliqué lors de l'assemblée générale.
Synthèse
Mohamed DIAWARA
Mohamed DIAWARA
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