Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social participe, depuis le lundi dernier à Genève en Suisse, aux travaux de la 113è session de la Conférence internationale du travail (CIT). Fassoun Coulibaly est accompagné de sa collègue chargée de l’Emploi, Oumou Sall Seck. Cet événement enregistre également la présence d’une délégation tripartite malienne (gouvernement, employeurs, travailleurs).
La CIT prendra fin le 13 juin prochain. Initiée par l’Organisation internationale du travail (OIT), elle vise à établir et adopter des normes internationales en matière de travail comme les conventions et recommandations. Au cours d’une séance plénière, le ministre chargé du Travail a prononcé, hier, un discours axé sur les grandes réalisations de notre pays en matière de travail, d’emploi et de protection sociale. Fassoun Coulibaly a cité l’élaboration d’un projet à impact rapide au bénéfice des jeunes et des femmes en milieu rural et urbain pour plus de 5,7 millions de Fcfa, l’ouverture de deux centres de formation ultramodernes, le lancement du Partenariat insertion via les compétences avec la Coopération suisse qui touchera 4.000 jeunes ruraux pour 5,3 milliards de Fcfa.
Y compris le démarrage d’une étude diagnostique et l’élaboration de la stratégie nationale de transition de l’économie informelle avec l’appui du Bureau international du travail (BIT), la signature d’un accord avec l’Union européenne pour financer le projet «Formation professionnelle pour la jeunesse» pour 17 millions d’euros (plus de 11 milliards de Fcfa) qui touchera 6.460 jeunes de 15 à 35 ans. Il dira que le Pacte de stabilité sociale et de croissance qui a été signé le 25 août 2023, continue d’être mis en œuvre.
Le patron du département en charge du Travail a souligné que la tenue des élections professionnelles, l’extinction des PV de conciliation et l’opérationnalisation du Conseil national du dialogue social occupent une place de choix. À cela, s’ajoute l’opérationnalisation en cours du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) qui, a-t-il assuré, permettra d’assurer progressivement la couverture de toute la population contre le risque maladie.
Fassoun Coulibaly a indiqué que le taux de couverture du risque maladie est d’environ 22%, soit 5.026. 346 personnes couvertes. Et de signaler que le défi reste la couverture des 78% travaillant dans le secteur agricole et l’économie informelle. Selon lui, la formalisation des organisations de l’économie informelle est nécessaire pour étendre la couverture sociale à leurs membres. En outre, il a souligné qu’en adoptant la Vision Mali 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, notre gouvernement s’engage au renforcement du capital humain en créant des emplois décents et de qualité.
Dans son rapport, le directeur général de l’OIT a donné des statistiques sur la situation de la lutte contre le travail des enfants et le travail forcé. Gilbert Houngbo a indiqué qu’en 2021, dans le monde, 27,6 millions de personnes étaient en situation de travail forcé, soit 3,5 personnes pour 1.000, contre 3,4 pour 1.000 il y a dix ans.
«Cette évolution, aussi minime qu’elle puisse paraître, signifie pourtant que le nombre de personnes en situation de travail a augmenté en termes absolus de 2,7 millions», a-t-il noté avant de regretter que cet accroissement global est dû à une hausse considérable du travail forcé dans le secteur privé. La CIT rassemble à Genève en juin, les délégués des gouvernements, les employeurs et les travailleurs des 187 États membres. Il approuve le budget biennal de l’OIT, répartit les dépenses entre les États membres, élit les membres du Conseil d’administration et accueille de nouveaux États membres.
Synthèse
Mohamed DIAWARA
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