C’est un rendez-vous important pour la promotion du savoir-faire, des entreprises et des produits de la région
La 7è édition du mois d’octobre, mois du consommer local, a été officiellement lancée, hier à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (Ccim), par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo.
C’était en présence du représentant résident de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) au Mali, Roberto Alexandre Vieira, du président de la commission d’organisation du Mois du consommer local dans l’espace communautaire, Abdoulwahab Diakité. La cérémonie a enregistré la participation des représentants des organisations professionnelles, des artisans et des transformateurs de produits agricoles locaux.
Placée sous le thème : «Consommer local, facteur d’intégration régionale et de souveraineté économique de l’Uemoa face aux mutations du commerce mondial», cette initiative vise à promouvoir les produits locaux, soutenir les entreprises et à renforcer les échanges commerciaux entre les États membres de l’Uemoa.
Dans son intervention, le ministre Moussa Alassane Diallo a rappelé que cette initiative, lancée dans l’espace Uemoa en 2019, constitue un rendez-vous important pour la promotion du savoir-faire, des entreprises et des produits de la région. Selon lui, elle ne doit pas se limiter à une campagne de communication ou à une manifestation commerciale, mais contribuer à faire évoluer durablement les habitudes de production, de commercialisation et de consommation.
Le ministre chargé du Commerce a souligné que la souveraineté économique dépend notamment de la capacité des pays à produire, transformer, commercialiser et consommer davantage les biens issus de leurs territoires. La valorisation des produits locaux contribue, selon lui, à créer de la valeur ajoutée, à générer des revenus et à favoriser l’emploi des jeunes.
Selon Moussa Alassane Diallo, la promotion des produits locaux doit s’accompagner d’exigences en matière de qualité, de disponibilité, de sécurité et de compétitivité des prix. Il a appelé les consommateurs à accorder une place plus importante aux produits locaux dans leurs achats quotidiens.
Le représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Mali a, lui aussi, insisté sur la nécessité de renforcer les échanges entre les États membres. Roberto Alexandre Vieira a indiqué que, sur la période 2022-2024, les échanges intracommunautaires représentaient en moyenne 13,1% du commerce total de marchandises de l’Union. Cette proportion témoigne, selon lui, des marges de progression du commerce entre les huit États membres.
Pour accroître ces échanges, la Commission mise sur le développement de chaînes de valeur régionales compétitives et la promotion du label «Made in Uemoa». L’objectif est de permettre aux entreprises de la région de proposer des produits répondant aux attentes des consommateurs et de conquérir de nouveaux marchés. Roberto Alexandre Vieira a notamment cité le coton-textile, le riz et l’engrais-phosphate parmi les filières prioritaires sur lesquelles la Commission concentre ses efforts.
De son côté, le président de la commission d’organisation du Mois du consommer local dans l’espace Uemoa a appelé les différents acteurs à s’impliquer davantage dans la promotion des produits locaux. Abdoulwahab Diakité a estimé que la réduction de la dépendance aux importations passe par un soutien accru aux producteurs, aux transformateurs et aux entreprises de la région, afin de mieux exploiter les ressources et les compétences disponibles.
Le secrétaire général de la Ccim, Mahamadou Sanogo, a indiqué que les principales activités prévues au Mali durant ce mois d’octobre, à Bamako comme dans les régions, porteront notamment sur les expositions-ventes de produits locaux, des formations à la préparation de mets locaux. Y compris des séances de dégustation, des visites d’unités de transformation et des rencontres thématiques consacrées à la promotion de la consommation locale.
Cette septième édition prévoit également une formation de 50 femmes à la préparation de mets culinaires de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que l’attribution de prix spéciaux aux trois meilleurs exposants.
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