Elle a donc plus que jamais besoin d’un second souffle
pour s’affirmer résolument sur l’arène planétaire et réaliser les nobles
objectifs qu’elle s’est fixée dans la voie de la recherche de la coexistence
pacifique entre les êtres humains. Elle
se doit d’imposer le respect de ses statuts et règlements à l’ensemble de ses
pays membres. Le monde de nos jours est devenu multipolaire et la concurrence à
laquelle se livrent quelques pays nantis l’expose dangereusement à sa perte.
La
diplomatie de rapprochement des peuples, de solidarité entre les nations,
devient élastique ; seuls les jeux et enjeux des relations internationales
modernes orientent à dessein les intérêts à faire prévaloir. Mais dans un
contexte de turbulences persistantes à grande échelle, l’Onu ne peut plus se
permettre d’être l’affaire de quelques pays privilégiés par leur avancée technique et technologique. Il faut se rendre à l’évidence que l’érection
d’une paix mondiale exige que l’Onu soit l’affaire de ses pays membres
fondateurs et actifs, tous continents confondus.
Chacun
de ces pays peut contribuer certainement à la grande œuvre de redressement, de
perfectionnement des institutions de l’Onu, à part entière et non entièrement à
part. La roue de l’histoire tourne et le meilleur destin de l’humanité de fait
appartient à aucune nation, fusse- t- elle une superpuissance. La terre, notre précieuse planète bleue, est
confrontée à toutes sortes de bouleversements et de soubresauts susceptibles de
précipiter son effondrement. Les menaces existentielles qui l’assaillent sont
réelles. La loi de la jungle qui a été
longtemps une arme de domination, multipliant les zones d’influences pour
écraser les états faibles, a montré ses limites dans la recherche d’un monde
attractif au sein duquel il fait bon de vivre.
Aucun
pays ne peut se targuer d’être à l’abri d’un cataclysme prévisible. Nous nous
souvenons encore de la déclaration de feu
Président Modibo (Paix à son âme), ‘’ l’arbuste d’hier devenu maître de
la forêt, a décidé de sortir de sa torpeur’’. C’était au lendemain de
l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale.
Personne
ne peut nier qu’un autre monde réconcilié et apaisé est possible. Il suffit
seulement de donner les impulsions que requiert le processus de stabilité et de concorde un peu partout en
veillant de près sur l’application de quelques règles fondamentales dont la
bonne foi, le bon sens et surtout la bonne volonté. C’est le prix à consentir
pour la survie de l’humanité tout entière dont la concrétisation effective
reste liée au partage à une gouvernance vertueuse de l’Onu.
Chaque
pays, préoccupé par l’émergence de bonnes et justes causes, y trouve son
compte. Et l’Afrique, berceau de
l’humanité, ne peut que se réjouir de toute approche positive d’un nouvel ordre
mondial où des valeurs éthiques et morales sont de mise s’agissant de la
conduite du destin de regroupements humains. Sa voix va être porteuse à tous
égards dans l’intérêt commun.
Chirfi Moulaye HAIDARA
Rédaction Lessor
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