À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré, hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la Journée internationale de la fille sous le thème national intitulé : «Pour la refondation du Mali, les filles comptent». Quant à la communauté internationale, elle a choisi la thématique:«Investir dans les droits des filles : Notre leadership, notre bien-être». L’évènement a été présidé par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, en présence des membres du gouvernement dont la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Mariam Maïga et le ministre de la Refondation de l’état, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga.
La Journée internationale de la fille invite autorités et communautés à porter attention à la situation des filles, à reconnaître leurs droits, identifier et corriger les obstacles qui affectent leur plein épanouissement. La ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a rappelé que cette journée est le fruit d’un long processus d’actions, de plaidoyer des organisations internationales et nationales et d’engagements politiques des gouvernements et États à promouvoir et protéger les droits de chaque fille.
Pour
Mme Coulibaly Mariam Maïga, le thème national témoigne de l’investissement des
autorités et des partenaires pour une participation de qualité des
enfants au vaste chantier de la refondation avec comme socle l’éducation aux
valeurs. La ministre en charge de la Promotion de l’Enfant a aussi annoncé que
la journée sera commémorée pendant une semaine, d’où «la Semaine des filles de
la refondation». Par ailleurs, Mme Coulibaly Mariam Maïga a cité les
actions accomplies par son département en faveur des filles au cours du premier
semestre 2023.
Il s’agit de la participation de 14.260 filles aux
activités socio-éducatives, de l’octroi des activités génératrices de revenus à
565 adolescentes, de la prise en charge de 49 filles sorties des rangs des
groupes armés. 217 filles ont également retrouvé leurs familles. S’y ajoute, la
prise en charge de 440 filles victimes d’exploitation sexuelle et de traite et
de 333 filles non accompagnées/séparées avec leurs familles.
Le représentant du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au Mali a plaidé pour la révision de la législation en vigueur en vue de bannir le mariage des filles avant l’âge de 18 ans et la poursuite des efforts pour réduire les carences en micronutriments. Pierre Ngom a cité plusieurs défis que notre pays doit relever. Parmi lesquels, le faible taux de scolarisation des filles au niveau du fondamental I et l‘accès difficile des filles vivant dans les localités affectées par la crise, à l’éducation, aux soins de santé et à la protection.
Selon le dernier sondage de l’Unicef sur la plateforme U-Report (Plateforme d’opinion pour les jeunes), a-t-il précisé, neuf jeunes sur dix veulent être des champions pour la participation et le leadership des filles dans les communautés. Pierre Ngom n’a pas manqué de saluer les progrès substantiels enregistrés par notre pays, ces dernières années, dans plusieurs domaines clés touchant les filles, comme la hausse du taux brut de scolarisation des filles qui est passé de 70% en 2017 à 77,4% 2022 et la création du Programme national pour l’abandon des violences basées sur le genre (PNVBG).
Pour sa part, le président du Parlement des enfants s’est dit inquiet de la fermeture des écoles à cause de la crise sécuritaire. Imarrane Ag Mohamed a rendu hommage aux autorités pour les efforts consentis en faveur des enfants. «La jeunne d’aujourd’hui est la femme de demain. Elle a un rôle central à jouer dans la refondation du pays», a déclaré le ministre Ibrahim Ikassa Maïga.
Le chef du gouvernement a rappelé que les questions
des droits de l’Homme et surtout de l’enfant sont des priorités pour les
autorités.
Il a témoigné que le chantier de la refondation constitue Une opportunité à saisir du fait qu’il privilégie la transparence, la bonne gouvernance et l’égalité des chances. Dr Choguel Kokalla Maïga a invité les enfants à s’acquitter de leurs devoirs envers les parents et le pays. Il a également insisté sur le respect des valeurs de notre société qui fondent notre identité et le rejet des manipulations des forces étrangères.
Mohamed DIAWARA
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