#Mal : Canicule : Des pratiques à adopter

L’anesthésiste-réanimateur, Diadié Sékou Diakité, de l’hôpital de district de la Commune IV conseille d’éviter les efforts physiques et les déplacements sous la forte poussée de chaleur. Le praticien invite aussi les personnes à risque, notamment les vieilles personnes et les enfants à multiplier les bains et à observer bien d’autres comportements

Publié mercredi 03 avril 2024 à 07:56
#Mal : Canicule : Des pratiques à adopter

Diadié Sékou Diakité lors de son interview

 

 

La terre brûle. C’est l’impression que l’on ressent une fois que le soleil commence à darder ses rayons. En tout cas, nos compatriotes sont unanimes à reconnaître qu’il y a une forte poussée de chaleur, une canicule, qui sévit ces derniers temps à Bamako et dans d’autres localités du pays. Le thermomètre affiche souvent des températures assez élevées (42 ou 43° Celsius voire un peu plus). Ces températures représentent de réels risques pour les personnes du troisième âge et les enfants.

Au regard des risques, l’Agence nationale de la météorologie a sonné l’alerte. Selon ses données, le thermomètre affichait 44°C, hier, dans la ville de Bamako. Aujourd’hui, les Bamakois doivent encore affronter une canicule étouffante et selon les prévisions de l’Agence nationale de la météorologie, la température maximale attendue est de 45°C. On restera dans les mêmes proportions de température jusqu’à vendredi prochain. La situation n’est pas sans danger surtout pour les personnes vulnérables, notamment les vieilles personnes et les enfants. Ceux-ci encourent plus un risque de déshydratation, des accidents cardiovasculaires (AVC) et autres. Les autres couches ne sont pas non plus à l’abri de ces éventuelles situations.

L’anesthésiste-réanimateur, Diadié Sékou Diakité confirme que beaucoup de complications peuvent survenir suite à la canicule étouffante, notamment la déshydratation. Pour celui qui officie à l’hôpital de district de la Commune IV, il est préférable que cette conséquence ne survienne pas. «C’est une complication majeure à éviter parce qu’elle est source de beaucoup d’autres maux dont les troubles ioniques. Si on n’intervient pas tôt, on peut perdre le malade», explique Sékou Diakité, avant d’ajouter que les complications peuvent conduire aussi à un saignement dans la tête.

En cette période de canicule, témoigne le praticien, les consultations médicales peuvent augmenter. Celui qui sait de quoi il parle souligne simplement que les choses sont plus ou moins liées. Quand les gens dorment mal, beaucoup de malaises peuvent survenir, prévient-il.

Pour être à l’abri de ces complications, il est vital pour la population d’adopter des pratiques salvatrices. L’anesthésiste indique que les personnes âgées, les malades chroniques et les enfants sont les plus à risque des complications liées à la forte chaleur. L’anesthésiste-réanimateur de l’hôpital de district de la Commune IV insiste sur l’urgence et la nécessité d’une surveillance accrue de ces personnes à risque.

Diadié Sékou Diakité conseille surtout de leur faire boire beaucoup d’eau même si ces personnes n’ont pas soif. Selon le médecin, elles doivent aussi multiplier les bains. Le toubib conseille aussi de diminuer voire d’abandonner les efforts physiques sous la canicule ainsi que les déplacements.

 Il conseille également le port des chapeaux et de s’habiller avec des vêtements amples, mais surtout en coton. Entre autres facteurs de risque qui augmentent le besoin en eau, il cite la consommation de l’alcool, des aliments trop salés et gras. Le médecin de l’hôpital de district prévient qu’il faut éviter de dormir dans les maisons en tôle, mais plutôt dans la cour.

Période de ramadan oblige. Malgré la forte chaleur, le médecin spécialiste conseille de rompre le jeûne avec de la boisson chaude d’abord. De ne surtout pas y associer tout de suite de l’eau fraiche. «Il ne faut pas boire une grande quantité d’eau dans le but de compenser tout en si peu de temps. Ça peut être fatale pour la personne. On a toute la nuit pour boire au fur et à mesure. En mangeant, on récupère aussi de l’eau», relève Diadié Sékou Diakité. 

Mohamed DIAWARA

Lire aussi : 35 ans de démocratie au Mali : Du sacrifice de 1991 à l’exigence de Refondation

Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..

Lire aussi : Célébration du 26 mars: La nécessité de consolider les acquis de la démocratie

26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..

Lire aussi : France : Le rappeur Maître Gims placé en garde à vue

L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.

Lire aussi : Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ : L’espoir est permis en 2026

Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.

Lire aussi : Start-up au Mali : L’accompagnement des incubateurs, un levier pour les jeunes

Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.

Lire aussi : ONDD : 75 % des activités réalisées en 2025

Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.

Les articles de l'auteur

Traite transatlantique des esclaves : Focus sur la résolution adoptée par l'ONU

L'Organisation des Nations unies (ONU) a adopté ce mercredi 25 mars à Genève, la résolution qualifiant la traite transatlantique des esclaves de crime le plus grave contre l'humanité. 123 pays dont le Mali ont voté en faveur de la résolution. Les États-Unis, Israël et Argentine ont voté contre et 52 pays se sont abstenus..

Par Mohamed DIAWARA


Publié jeudi 26 mars 2026 à 14:47

Mali : De nouveaux numéros verts disponibles

Le nombre de chiffres des numéros d’appel d’urgence des services de sécurité et de la Protection civile a été réduit de plusieurs chiffres. L'objectif est de permettre aux citoyens de signaler rapidement les incidents, les dangers ou les situations nécessitant l'intervention des services de Sécurité et de la Protection civile..

Par Mohamed DIAWARA


Publié mercredi 25 mars 2026 à 23:56

Dr Aïssata Boubakar Cissé : Une guerrière de la lutte contre la tuberculose

À l'Institut national de santé publique (INSP), sis au quartier Hippodrome en Commune II du District de Bamako, un nom revient quand on évoque la lutte contre la tuberculose. Celui de Mme Traoré Aïssata Boubakar Cissé..

Par Mohamed DIAWARA


Publié mardi 24 mars 2026 à 08:53

Pr Yacouba Toloba : «Aujourd’hui, on peut guérir la tuberculose au Mali en six mois»

À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la tuberculose célébrée le 24 mars, le Pr Yacouba Toloba, expert auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la tuberculose multi-résistance, nous a accordé une interview dans laquelle il aborde notamment l’apport des chercheurs maliens dans le combat contre cette épidémie et leur influence sur les politiques de santé publique.

Par Mohamed DIAWARA


Publié mardi 24 mars 2026 à 08:52

Bamako : L'effondrement d'un immeuble fait deux morts

Les opérations de secours se poursuivent sur le site de l'immeuble de type R+4 qui s'est effondré le dimanche 22 mars 2026 à Daoudabougou en Commune V du District de Bamako. C'est l'assurance que la Direction générale de la protection civile a donnée le lendemain du drame dans la soirée..

Par Mohamed DIAWARA


Publié mardi 24 mars 2026 à 08:33

Burkina Faso: Le journaliste Abdoul Niang nommé au sein d'une institution panafricaine

Notre compatriote Abdoul Niang a été nommé, ce jeudi 19 mars 2026, membre désigné du Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina (IPN-Farafina)..

Par Mohamed DIAWARA


Publié vendredi 20 mars 2026 à 08:14

Mali : L'Office malien des substances précieuses voit le jour

Le secteur minier continue sa mue en faveur de l'économie nationale. Ainsi, l'Office malien des substances précieuses fait son entrée dans l'arsenal visant à renforcer la souveraineté économique de l’État. Créée au Conseil des ministres du 18 mars 2026, la structure aura la mission d'assurer la commercialisation de l'or et des autres substances précieuses..

Par Mohamed DIAWARA


Publié jeudi 19 mars 2026 à 11:25

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner