Alger entend jouer un rôle de facilitateur pour trouver une issue à la crise profonde qui oppose notre pays à l’organisation communautaire sous-régionale. Son envoyé spécial pour le Sahel l’a fait savoir, hier à l’issue d’une audience accordée par le président de la Transition,
le colonel Assimi Goïta
Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu hier en audience au palais de Koulouba, l’envoyé spécial de l’Algérie pour le Sahel et l’Afrique, Delmi Boudjemaa, non moins président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali issu du processus d’Alger (CSA).
C’était en présence du ministre des Affaires étrangères et de Coopération internationale, Abdoulaye Diop, du ministre secrétaire général de la Présidence, Mamadou Oulalé et des membres du cabinet du chef de l’État.
À sa sortie d’audience, le diplomate algérien a indiqué que sa présence s’inscrivait dans le cadre des concertations normales entre deux pays frères. Des relations qui sont historiques, bonnes et prometeuses. Il était également porteur d’un message du président Abdelmadjid Tebboune au président de la Transition.
Delmi Boudjemaa a confié avoir écouté le président de la Transition sur son évaluation des derniers événements de la région. Une évaluation qui, selon lui, parait extrêmement objective et qui va, peut-être, permettre de faire en sorte que ces consultations puissent produire un effet positif sur le Mali et sur l’ensemble de la région sahélo-saharienne.
S’exprimant sur la médiation de son pays entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et le Mali, Delmi Boudjemaa dira que l’Algérie attache beaucoup d’importance à la sécurité, à la stabilité, à l’unité et à la préservation de l’intégrité territoriale du Mali. Mais également à la souveraineté et l’indépendance de ses décisions politiques. “Nous avons estimé que le moment est venu, après les sanctions extrêmement dures qui ont été imposées au Mali, de faire en sorte que nous puissions jouer ce rôle de facilitateur qui permet aux frères Africains de se retrouver autour d’une table et de dialoguer sereinement sur la meilleure manière d’envisager les problèmes et de les regler ”, a déclaré l’émissaire algérien.
Pour lui, il est clair que la proposition de son pays, qui a été faite au niveau de la dernière réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS), a été avalisée. Il s’agit de proroger la Transition au Mali de 16 mois pour pouvoir permettre aux autorités d’organiser des élections crédibles. En outre, Delmi Boudjemaa soulignera qu’il y a deux paragraphes extrêmement importants qui ont été proposés et acceptés par le CPS et l’Union africaine. Ces paragraphes peuvent servir de base de travail à cette concertation.
Toute chose qui voudrait dire que la médiation algérienne s’inscrit dans une logique de dialogue, de consultation pour éviter le blocage ou la confrontation qui pourrait nuire aux intérêts de la région sahélo-saharienne. «Si cette facilitation est acceptée, il est clair que nous allons la faire accompagner par des mesures qui consisteraient à suspendre les sanctions qui frappent le Mali», a-t-il annoncé.
Avant d’expliquer que les autorités algériennes sont en relation quotidienne avec les membres de la Cedeao pour faire en sorte que cette facilitation soit acceptée, qu’elle puisse travailler sur la base des principes qui sont ceux du Mali, mais également des autres pays de l’organisation sous-régionale.
Aboubacar TRAORE
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