Les échanges d’expériences profitent beaucoup plus à la jeune garde d’entrepreneurs
Le Réseau de l’entreprise en Afrique de
l’Ouest (Reao - Mali) a organisé, samedi dernier dans un hôtel de Bamako, sa 9è
édition du «Ceo Talks» dont le thème était «Entreprenariat : réussir une
succession». La ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la
Formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré et la présidente du
Reao-Mali, Dr Awa Diarra ont pris part à cette activité. Cette édition du Ceo
Talks avait comme invité, le gérant associé de Fofy industrie, Thierno Saïkou
Oumar Bâ.
Le Ceo Talks est une véritable tribune de
dialogue direct, un espace de réflexion et de partage d’expérience entre un
chef d’entreprise confirmé et les jeunes. Il s’agit pour le chef d’entreprise
invité, de parler de son parcours, ses difficultés, ses succès et les ressorts
qui lui ont permis d’atteindre le niveau dans l’entrepreneuriat. Ceo Talks est
aussi un espace de discussions sur les enjeux économiques et les perspectives
d’avenir axées sur de fortes propositions à l’intention des jeunes porteurs de
projet, selon la présidente de Reao-Mali. Pour Dr Awa Diarra, la réussite et le
succès renouvelés de leur activité phare obligent à remercier chaleureusement
tous les Ceo qui se sont prêtés à cet exercice d’échanges. Elle a aussi invité
les jeunes à s’approprier des différentes opportunités qui leur sont offertes
par le Reao.
Au cours du débat, les préoccupations phares
portaient sur comment réussir une succession et comment gérer l’entreprise
familiale. Thierno Saïkou Oumar Ba a expliqué que la succession au niveau d’une
entreprise se prépare. Le patron de l’entreprise doit préparer la personne qui
doit lui succéder, voire l’équipe qui doit prendre le relais avant que la tâche
ne leur revienne. Pour le conférencier, les jeunes doivent aussi penser à la
succession à tout moment pour mieux se préparer à gérer l’entreprise. Le gérant
de Fofy industrie a aussi noté qu’une entreprise familiale peut être gérée sans
la famille. Et qu’il faut, dans la gestion d’une entreprise, de l’autorité pour
qu’elle résiste. Aussi, a-t-il ajouté, qu’un entrepreneur doit compter sur
soi-même, sur son expérience et évoluer au rythme de sa capacité réelle.
Mme Bagayoko Aminata Traoré dira que sa présence à cette cérémonie revêt plusieurs aspects, dont la promotion de l’écosystème entrepreneurial qui est la principale parmi les missions confiées à son département. Elle est venue à ce débat pour s’imprégner des difficultés que ce secteur traverse actuellement. En effet, aujourd’hui, les faîtières se trouvent dans un écosystème entrepreneurial qui connaît beaucoup de problèmes. La ministre a félicité toutes les entreprises qui se débattent dans cette difficulté pour devenir résilientes.
Le but ultime de la création d’entreprise,
selon elle, c’est de booster l’économie nationale.
Cette création d’emplois se fait aujourd’hui
majoritairement par le secteur public à travers les recrutements au niveau de
la fonction publique, des collectivités territoriales et de l’armée nationale.
«Je pense que le secteur privé a tout un rôle à jouer dans cette création
d’emplois. Mais pour qu’il puisse jouer ce rôle, il faut que nous puissions
mettre à sa disposition un cadre des affaires, un écosystème entrepreneurial
motivant et incitatif», a soutenu la patronne du département en charge de
l’Entreprenariat. Et d’ajouter que pour entreprendre et développer son
entreprise, il faut beaucoup de persévérance et surtout savoir prendre du
risque.
Il faut aussi respecter ses engagements avec les employés et le monde extérieur. «Le Mali est riche en ressources humaines, on doit travailler sur le capital humain pour que ses ressources soient naturelles et puissent profiter à notre pays», a-t-elle révélé. Et de promettre que son département fera de l’entrepreneuriat un axe majeur de sa politique, conformément à des politiques qui sont déjà adoptées.
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.