Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu hier en audience à Koulouba, le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou. C’était en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou et des membres du cabinet du chef de l’État.
À sa sortie d’audience, le nouveau gouverneur de la Bceao a confié à la presse qu’il était important pour lui de venir saluer le président de la Transition après sa nomination à la tête de l’institution financière. Selon Jean-Claude Kassi Brou, la rencontre a aussi été l’occasion pour lui de solliciter les conseils avisés du chef de l’État avec qui il a pu faire le tour d’horizon de l’actualité économique, la situation financière et monétaire de la région.
En
outre, le gouverneur de la Bceao a indiqué avoir présenté au président de la
Transition, l’évolution de la situation économique, l’amélioration de
l’inflation et les perspectives de croissance dans la région, ainsi que toutes
les questions liées au financement des économies dans l’espace communautaire.
Cela, notamment dans le secteur agricole, minier et celui des services, ce qui
constitue un aspect important. «Les échanges nous ont permis d’écouter les
conseils du président de la Transition sur ces différents points», a confié le
gouverneur.
Sur le plan de la coopération bilatérale, Jean-Claude Kassi Brou soulignera que le Mali est un partenaire important pour la Bceao, qui à l’instar des autres pays de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa), a subi les chocs liés à la Covid-19 et les difficultés liées à la hausse des produits pétroliers et alimentaires, ainsi que la forte inflation des taux d’intérêt internationaux. «Dans ce contexte, nous travaillons avec tous les pays de l’Union impactés par ces chocs y compris le Mali pour faire en sorte que tous ces aspects soient gérés pour que la croissance économique et le développement des pays ne soient pas entravés», a développé le gouverneur de la Bceao.
Jean-Claude
Kassi Brou a tenu à préciser que les perspectives sont bonnes pour le Mali car
la croissance est très positive et les indicateurs sont au vert pour une
campagne cotonnière performante. À cela s’ajoute la production aurifère du Mali
qui est en expansion et qui représente un secteur clé dans l’économie malienne.
Ce qui constitue une très bonne chose pour le Mali et toute la région, s’est
réjoui le gouverneur de la Bceao.
En outre, le premier responsable de la Bceao a informé le président Goïta de la finalisation de la construction de la troisième agence auxiliaire de l’institution financière au Mali qui devrait s’ouvrir courant 2024 à Kayes, après celles de Mopti et Sikasso. «Nous avons finalisé les détails. Au moment opportun, les autorités nous diront à quel moment nous pourrons procéder à l’inauguration de cette agence», a-t-il annoncé.
Pour Jean-Claude Kassi Brou, cette troisième structure auxiliaire viendra renforcer le maillage des agences de la Banque centrale dans tout le pays et consolider la capacité de celle-ci dans l’accompagnent des banques sur pratiquement l’ensemble du pays. Dans la mesure où Kayes est un secteur qui est en forte expansion avec beaucoup d’établissements de crédit qui sont installés dans la zone, compte tenu de son développement économique. Pour le gouverneur Kassi Brou, il est normal que la Bceao se rapproche des banques des grands centres de production économique afin d’accompagner et soutenir le financement des activités.
Aboubacar TRAORE
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.