Le ministre Alhamdou Ag Ilyène (c) a salué le travail accompli par la chaîne nationale
Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a présidé, hier, dans les locaux de son département, la 58è session ordinaire du Conseil d’administration de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM). Une session placée sous le signe de la réforme managériale, de la rigueur financière et de l’accélération de la transformation numérique du média public.
Les travaux ont enregistré la présence du directeur général de l’ORTM, Yaya Konaté, des membres du conseil d’administration ainsi que des représentants de la presse. Plusieurs dossiers majeurs étaient inscrits à l’ordre du jour, notamment l’examen et l’adoption du procès-verbal de la 57è session, le suivi de la mise en œuvre des recommandations précédentes et l’analyse du rapport d’activités arrêté au 31 décembre 2025.
À l’ouverture des travaux, le président du conseil d’administration a insisté sur la nécessité d’opérer une véritable rupture dans la gouvernance de l’office. Pour Alhamdou Ag Ilyène, l’heure est au passage « d’une culture de constats à une culture de résultats et de reddition de comptes ». Une orientation qui traduit la volonté du conseil d’administration d’instaurer davantage de responsabilité dans le suivi des décisions prises.
Le ministre a indiqué que l’examen du procès-verbal de la précédente session constituera un indicateur de performance dans l’évaluation de l’action de l’ORTM. Les retards enregistrés dans l’application des recommandations devront désormais être justifiés et assortis d’échéances précises pour leur exécution.
Tout en saluant le travail accompli par les journalistes, techniciens et agents administratifs de l’office dans la couverture des grands événements nationaux, Alhamdou Ag Ilyène a appelé à renforcer la crédibilité, l’efficacité et la qualité du service public audiovisuel.
Sur le plan financier, les chiffres présentés au conseil d’administration révèlent la nécessité d’une gestion plus rigoureuse. En 2025, l’ORTM a enregistré un taux d’exécution budgétaire de 79%, avec 10,96 milliards de Fcfa dépensés sur une prévision annuelle de 13,83 milliards de Fcfa. Au 31 mai 2026, les dépenses s’établissaient à 5,08 milliards de Fcfa sur une prévision de 13,49 milliards, soit un taux de réalisation de 38 %.
Face à ces contraintes, le conseil d’administration recommande une rationalisation des charges, la recherche de nouvelles ressources propres ainsi qu’une meilleure valorisation du patrimoine audiovisuel de l’office. La question des dettes fiscales et sociales demeure également une préoccupation majeure. Un plan d’apurement réaliste et un mécanisme de suivi renforcé sont préconisés afin de préserver la stabilité financière de l’établissement.
Au-delà des finances, l’ORTM est appelé à accélérer sa mutation technologique. Avec la montée en puissance des plateformes numériques, des réseaux sociaux et des contenus à la demande, le média public doit renforcer sa présence digitale pour conserver son audience et répondre aux nouvelles habitudes des consommateurs d’information.
Le conseil d’administration a ainsi recommandé le développement de contenus numériques adaptés, tout en veillant au respect de l’éthique professionnelle et à la préservation de l’identité nationale. La formation continue du personnel figure également parmi les priorités, avec un accent particulier sur l’Intelligence artificielle, la production numérique, la cybersécurité, la maintenance des équipements modernes, le management et l’éthique journalistique.
Dans le cadre de la dynamique de la Confédération des États du Sahel (AES), l’ORTM est également invité à renforcer ses collaborations avec les médias publics du Burkina Faso et du Niger, ainsi qu’avec des initiatives comme Tafouk TV et Radio Danté. L’ambition affichée est de construire un espace médiatique sahélien plus autonome, capable de valoriser les réalités, les cultures et les potentialités des trois pays.
À travers cette 58è session, l’ORTM engage ainsi une nouvelle étape de son évolution : celle d’un média public appelé à conjuguer performance, modernisation technologique et responsabilité au service des services des citoyens.
Sinè TRAORE
Résolument engagé pour le respect et la promotion des droits humains, le Mali a commémoré la Journée internationale de la lutte contre la traite des personnes, célébrée le 30 juillet de chaque année..
Cent soixante-deux migrants maliens de retour volontaire, dont 125 hommes, 27 femmes, cinq garçons et cinq filles, ont été accueillis ce jeudi 20 août 2026 à l’aéroport de international de Bamako par le ministère des Maliens Etablis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, en col.
Utilisés pour protéger les cultures contre les ravageurs et les maladies, les pesticides sont devenus des alliés importants des producteurs. Mais leur usage incontrôlé soulève de nombreuses inquiétudes liées à la santé humaine, à la dégradation des sols et à la préservation de la biodi.
Depuis l’année dernière, un nouveau modèle d’imperméable a fait son apparition sur le marché à Bamako. Il ravit la vedette aux anciens types et séduit les usagers de la circulation en raison de son prix accessible à la bourse du Malien moyen, mais aussi de son emballage et de sa légère.
La plupart des parents portent une bonne appréciation sur l’apprentissage de petits métiers par les jeunes élèves et autres lycéens. Certains estiment que ça leur évite de se tourner les pouces, mais surtout de les éloigner du vice et de la mauvaise fréquentation.
Mis sous mandat de dépôt le 9 juin dernier, le journaliste Abderhmane Keïta attend d’être fixé sur son sort par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité..