C’était à la faveur d’un atelier dont l’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Dr Sidiki Traoré. Le représentant de la Banque mondiale, Farouk Mollah Banna et le coordinateur du PCRSS-Mali, Adama Ibrahima Berthé, y étaient présents.
Après trois années d’activités (le PCRSS a été lancé en mai 2022), cette revue à mi-parcours offrait l’occasion de faire ressortir les forces et les faiblesses du projet. Il s’agit d’évaluer les résultats obtenus, d’identifier les contraintes rencontrées, d’analyser la pertinence des approches mises en œuvre et surtout de formuler des recommandations fortes pour maximiser l’impact du projet durant sa phase restante, a expliqué le secrétaire général du ministère en charge de la Réconciliation. Dr Sidiki Traoré a ensuite rappelé que, pour alléger les lourdeurs administratives, la mise en œuvre initiale du projet a été confiée à des maîtres d’ouvrage délégués. Malgré cette option, a-t-il relevé, les progrès sont restés en deçà des attentes.
Face à l’urgence et à la complexité des défis, dira le secrétaire général du département en charge de la Réconciliation, la stratégie a été réajustée en adoptant une approche fondée sur le Développement conduit par les communautés (DCC), mise en œuvre avec le soutien de la Mission d’appui à la réconciliation. «Cette adaptation nous semble aujourd’hui plus pertinente, car elle repose sur la responsabilisation des communautés, une approche inclusive, participative et mieux adaptée à la réalité du terrain », a déclaré Dr Sidiki Traoré.
Selon lui, d’un point de vue stratégique, les objectifs du PCRSS restent pertinents et en adéquation avec les besoins des populations vulnérables, à savoir la sécurisation des terres, l’accès à l’eau, l’autonomisation des femmes et des jeunes, le renforcement de l’économie locale. À ce propos, il a signalé que plus de 500.000 personnes ont bénéficié de services socioéconomiques essentiels, ajoutant que 3.000 personnes vulnérables et déplacées internes ont reçu des articles ménagers essentiels.
Le PCRSS est une réponse aux défis des populations du Liptako-Gourma
Aussi, plus de 21.000 personnes ont bénéficié des travaux de réalisation de collecteur dans la ville de Douentza et près de 4.500 autres ont, aujourd’hui, un meilleur accès à l’eau suite à la réalisation de l’adduction d’eau de Tatia Nouna dans le Cercle de Djenné. Ce n’est pas tout, 215 emplois ont été créés à travers le déploiement des équipes de facilitation DCC recrutées localement, 680 Comités de développement des villages, fractions et quartiers (CDVFQ) ont été créés dont 676 formalisés, 330 plans de développement communautaire élaborés et transmis. S’y ajoute le décaissement de plus de 2 milliards de Fcfa pour le démarrage des activités des CDVFQ.
Pour le secrétaire général du ministère en charge de la Réconciliation, ces résultats positifs ne doivent pas occulter les défis persistants, notamment la situation sécuritaire complexe et le changement de partenaires. Le PCRSS est né d’une urgence d’apporter des réponses concrètes et adaptées aux défis auxquels sont confrontées les populations du Liptako-Gourma, durement affectées par les conflits, les déplacements forcés et le manque de services de base, a rappelé le représentant de la Banque mondiale. Farouk Mollah Banna a souligné qu’au vu de ces résultats, le projet est sur une bonne trajectoire, avant de réitérer l’engagement de l’institution financière à accompagner les efforts de notre pays.
Bembablin DOUMBIA
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