Une vue du présidium lors de la cérémonie d'ouverture des travaux
Le Président de la commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Abdoulaye Diop, a présenté, vendredi dernier à Bamako, le rapport annuel 2025 de sa structure sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union au Comité interparlementaire (CIP) de la même organisation. Le document dresse le bilan de l'année écoulée et partage les perspectives sur le processus d’intégration de l’Union.
Dans sa communication, le président de la commission de l’Uemoa a rappelé que le contexte international reste marqué par la poursuite de tensions géopolitiques commerciales restrictives et des politiques. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le taux de croissance de l’économie mondiale est estimé à 3,2% en 2025 après 3,3% en 2024, a souligné Abdoulaye Diop. Malgré un contexte peu favorable, a-t-il nuancé, les économies des États membres de l’Union restent dynamiques avec un taux de croissance de 6,7% contre 6,2% en 2024, en lien avec le maintien du dynamisme dans l'ensemble des secteurs.
«Cette performance a été obtenue dans un contexte de stabilité des prix avec un taux d’inflation annuel moyen de 0% contre 3,5% en 2024, sous l’effet de la bonne tenue de la production agricole», s’est félicité le premier responsable de la commission de l’Uemoa.
D’après lui, le déficit budgétaire global a représenté 3,7% du PIB contre 5,3% en 2024. «Cette réduction du déficit s’explique par une hausse des recettes publiques plus importante que celle des dépenses», a expliqué Abdoulaye Diop. En 2025, ajoutera-t-il, le taux d’endettement est ressorti à 62,7% contre 64,5% en 2024, soit une baisse de 1,8 point de pourcentage. Toutefois, a relativisé le président de la commission de l’Uemoa, il convient de noter que la dette intérieure continue de progresser dans plusieurs États membres, en lien avec les interventions sur le marché financier régional.
Concernant les échanges extérieurs de l’Union, poursuit Abdoulaye Diop, le solde global de la balance des paiements a enregistré une amélioration, en lien notamment avec la réduction du déficit du compte courant de 3,5 points de pourcentage pour ressortir à 2,2% du PIB en 2025.
La situation monétaire de l’Union en fin décembre 2025, comparée à celle de fin décembre 2024, est caractérisée par un accroissement du rythme de progression de la masse monétaire de 11,6%, a-t-il fait savoir.
«C’est dans ce contexte économique que les organes de l’Uemoa ont conduit les chantiers communautaires en 2025, conformément à leurs mandats et aux orientations de la conférence des Chefs d’État et de gouvernement», a déclaré le premier responsable de la commission de l’Union.
INTEGRATION-Malgré les chocs endogènes et exogènes, a-t-il souligné, le processus d’intégration économique de l’organisation sous-régionale continue sa marche. «En 2025, plusieurs secteurs ont connu des progrès importants», a renchéri Abdoulaye Diop. Et de signaler que sa structure a amorcé le démarrage effectif de la mise en œuvre de son plan stratégique «impact 2030», qui constitue sa boussole pour la période 2025-2030.
Concernant le volet «paix et sécurité», l’espace communautaire vit des moments difficiles marqués par la persistance de l’insécurité, à travers notamment la récurrence des actes terroristes dans plusieurs Etats membres avec les conséquences désastreuses pour les populations, a-t-il relevé. Face à ce défi crucial, a ajouté Abdoulaye Diop, la commission de l’Uemoa s’est fixée comme objectif de contribuer à l’amélioration des capacités d’intervention des États membres dans la prévention des crises et conflits. Il dira, par ailleurs, qu’en 2025, 85 bourses d’excellence pour des formations de niveaux Licence, Master et Doctorat ont été octroyées aux étudiants dans l’espace Uemoa.
Toutefois, a déploré le président de la commission de l’organisation sous-régionale, des difficultés ont été enregistrées dont les plus importantes sont notamment les menaces sécuritaires qui impactent négativement le développement économique et social des États membres.
Aussi, il dira que le financement du processus de l’intégration pose un grand souci pour l’accomplissement des missions des organes de l’union. S’y ajoute la difficulté liée à la relative lenteur dans l’application des réformes communautaires, notamment celles ayant trait à la libre circulation et au droit d’établissement ainsi qu’à la concurrence. «Les nouvelles directives introduites en 2025 ne sont pas encore transposées par les états membres», a indiqué Abdoulaye Diop.
Pour 2026, il a annoncé que l’activité économique au sein de l’union poursuivrait son dynamisme avec un taux de croissance de 6,4%.
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57è session ordinaire du Cip-Uemoa : une pile de recommandations pour renforcer l’intégration au sein de l’espace
Les travaux de la 57è session ordinaire du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Cip-Uemoa) se sont achevés, samedi dernier à Bamako. Au terme de la rencontre, qui s’est déroulée sous la présidence du président par intérim du Cip-Uemoa, Fononna Cheick Ahmed Coulibaly, les parlementaires ont formulé plusieurs recommandations à l’endroit de la Commission de l’union. Cela, suite à l’analyse de son rapport annuel 2025 sur le fonctionnement et l’évolution de l’organisation sous-régionale.
Ainsi, les participants ont demandé à la commission d’intensifier les efforts visant au respect des critères de convergence budgétaire et macroéconomique, afin de garantir la stabilité économique au sein de l’organisation sous-régionale. Ils l’ont également invité à accélérer la dématérialisation des procédures dans les administrations fiscales des états membres, de favoriser les investissements transfrontaliers dans les secteurs stratégiques, afin de créer des synergies et des économies d’échelle.
S’y ajoutent la mise en œuvre du projet de la plateforme d’alerte aux entraves à la libre circulation et au droit d’établissement, la vulgarisation de la plateforme d’échanges des certificats d’origine électroniques Uemoa (E-CO) et la prise des dispositions nécessaires, y compris l’accompagnement, pour inciter les États membres à l’utiliser.
Généraliser la création des postes de contrôle juxtaposés (PCJ) entre les différents postes frontaliers des états membres fait également partie des recommandations. Sans oublier le conditionnement des Partenariats public-privé (PPP) à un taux minimal de sous-traitance locale de 30% afin de garantir que les grands projets d’infrastructures financés dans les états membres de l’union, à travers les PPP, profitent directement aux Petites et moyennes entreprises (PME) nationales et au transfert de compétences.
Les parlementaires de l’Uemoa ont, par ailleurs, adressé une motion spéciale au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, pour son « grand dévouement à la cause de l’intégration sous régionale ». Mais aussi pour ses « efforts inlassables et soutenus dans la consolidation des acquis du processus d’intégration pour l’atteinte de la paix au sein de l’espace Uemoa ».
Dans son discours de clôture, le président par intérim du Cip-Uemoa a indiqué que durant les six jours de travaux, les participants ont échangé sur des sujets importants qui préoccupent les gouvernements et les populations de l’espace communautaire. Fononna Cheick Ahmed Coulibaly a également signalé que les travaux ont concerné le renouvellement des membres du bureau de son comité et des membres de bureaux des sous-comités au titre de l’année en cours. S’y ajoute l’état de mise en œuvre des recommandations formulées par le Cip à l’endroit de la commission de l’Uemoa de 2021 à 2025…
«Nos assises ont été pour nous, l’occasion d’adopter des rapports de réunion précédentes, de valider le programme de travail pour l’année en cours et de formuler des recommandations», a-t-il souligné. Avant d’affirmer que les participants ont également passé en revue la situation socio-politique de l’union dans sept pays membres de l’organisation.
Bembablin DOUMBIA
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