Des ministres examinant les propositions de la Minusma par rapport à des demandes du gouvernement
Ce Comité est composé d’une quinzaine de
membres du gouvernement. À l’issue de la réunion tenue à huis clos, le
chef de la diplomatie malienne a confié à la presse que l’objet de la rencontre
était d’examiner les différents documents et plans proposés par la Minusma par
rapport à un certain nombre de demandes du gouvernement pour le désengagement
de la Mission onusienne. Cela, dans son dispositif civil comme militaire.
Occasion pour le ministre des Affaires étrangères d’annoncer que «dès le mois
d’août le processus du désengagement de la phase militaire commencera en deux étapes
sur différents dispositifs et emprises occupés par la Mission». Et le ministre
Abdoulaye Diop de rassurer qu’à ce niveau le travail se passe bien entre les équipes
militaires, sous l’égide du ministère de la Défense et la Minusma. «Nous sommes
organisés pour que ce désengagement se fasse de façon coordonnée, sécurisée et
ordonnée». En ce sens, que tout le travail se fasse en coordination avec l’État
malien.
Dans la même dynamique le désengagement du
personnel civil débutera le mois prochain sous l’accompagnement de l’état. Ces
phases seront suivies de sortie du matériel et tous les moyens logistiques qui
sont en place, a révélé le chef de la diplomatie malienne. Après avoir noté sa
satisfaction du progrès enregistré dans le processus avec la Minusma, le ministre
Diop a réitéré le souhait du gouvernement pour que les choses aillent vite afin
que les parties puissent tenir le calendrier de désengagement qui prévoit la
fin du retrait au 15 décembre prochain, selon le programme proposé par la
Mission.
Au regard de toutes ces informations,
Abdoulaye Diop a assuré que le gouvernement a conscience de l’impact du retrait
de la Minusma par rapport aux populations de certaines localités. C’est
pourquoi, les autorités maliennes ont recommandé la mise en place d’un plan doté
d’une stratégie d’atténuation des impacts liés au retrait de la présence
onusienne.
Toutefois, «cela ne voudrait pas dire que le gouvernement a un
emploi pour chacun de nos compatriotes qui travaillaient à la Minusma même si
nous avons conscience de l’impact que cela pourrait avoir sur eux», a relativisé
le ministre Diop. Mais il s’agit de voir comment l’État pourrait accompagner
les concernés notamment à travers le développement de programmes économiques
dans les zones cibles afin de diminuer au maximum les impacts. Tout cela ne
pourrait se faire sans le soutien et l’accompagnement des populations notamment
dans les localités de déploiement du personnel et des troupes de la Mission.
À ce sujet, le chef de la diplomatie malienne invite les populations, tout en restant vigilantes, à continuer à garder leur confiance aux autorités de la Transition afin d’aider à faire en sorte que le matériel et le personnel militaire comme civil, puissent être désengagés sans entrave. Ceci, pour éviter que l’on puisse imputer la faute d’un éventuel retard du processus à la partie malienne, a conseillé le ministre Diop. Avant de promettre que le gouvernement fera tout pour maintenir un canal de communication régulier avec les populations sur le processus. «L’objectif est de permettre au Mali de reprendre en main notre sécurité et nous pensons pouvoir l’atteindre. Tous les moyens militaires, civils et les dispositifs sont en place pour pouvoir remplacer la Minusma et maintenir la pression sur les groupes qui créent cette insécurité», a conclu le ministre Diop.
Aboubacar TRAORE
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