«Le transport et la sécurité routière au Mali, un problème
de sécurité publique, de civisme et de gouvernance : défis et perspectives»,
tel est le thème retenu pour la 3è session ordinaire de la 6è mandature du
Conseil économique, social et culturel (CESC) qui se tient depuis hier au siège
de l’institution, à Koulouba. L’ouverture des travaux était présidée par le président
du CESC, Yacouba Katilé, en présence des membres du gouvernement et du corps
diplomatique accrédité dans notre pays.
Notre pays est un vaste territoire dont le relief est peu
tourmenté. Le sol sablonneux par endroits est surtout latéritique. Pour le président
du CESC, ces caractéristiques sont favorables à la solidité des infrastructures
routières pourvu que leur construction ait tenu compte des données techniques.
Mais aussi que leur exploitation par les usagers et véhicules se fasse dans le
respect des indications de poids, de vitesse…
«Nous pensons qu’une responsabilisation et autocensure
commune sont nécessaires pour préserver les infrastructures et identifier les
auteurs des dégradations et violations», a invité Yacouba Katilé. Aux routes,
s’ajoutent des voies ferrées et fluviales. En ce chapitre, il convient de
rappeler que ces voies qui existent sont les vestiges de l’époque coloniale. Le
Mali indépendant, contrairement à des voisins, est malheureusement à la traîne.
C’est pourquoi, le président du CESC a attiré l’attention sur la nécessité de
projets garantissant à notre pays un avenir meilleur. Cela est d’autant plus
important que les perspectives qu’offre au Mali la Transition en cours
indiquent une poussée démographique liée à la multiplication et à l’amélioration
des capacités des hôpitaux, des centres de santé de plus en plus dotés au plan
technique.
L’exploitation des
prodigieuses richesses du sous-sol au-delà de l’extraction offre aussi des
perspectives de qualité de vie aux populations, de compétitivité et de
concurrence aux entreprises du pays. Pour Yacouba Katilé, ces perspectives
resteraient de simples visions si routes et chemins de fer, biefs navigables aménagés
et installations aéroportuaires ne se densifient davantage pour que le pays en
tire le maximum de profit. Selon lui, les transports sont à la fois des moyens
et facteurs de développement économique et de brassage, d’interpénétration des
populations. «Ils contribuent ainsi à la cohésion sociale, à l’unité nationale…»,
a-t-il estimé.
Le président du CESC a invité l’état et les collectivités
territoriales à convaincre les hommes d’affaires à sortir de l’entrepreneuriat
solitaire pour mettre sur pied de véritables entreprises de transport sur
terre, sur fleuve et dans le ciel. Cela, afin d’intensifier et sécuriser
davantage la mobilité des personnes et des biens, approfondir le vivre ensemble
et la connaissance réciproque.
À ce niveau, un important programme de construction
de routes, de chemins de fer, d’aménagement des biefs navigables et d’aéroports
à l’intention des acteurs privés et nationaux, étrangers et citoyens du pays
doit être lancé, a exhorté Yacouba Katilé. Avant de déplorer le fait que Bamako
soit l’une des rares capitales de la sous-région dépourvue d’un système fiable
de transports urbains et inter urbains.
Actualité oblige. Reconnaissant que les mototaxis rendent
des services, Yacouba Katilé a, cependant, soutenu que leur prolifération
incontrôlée est un autre vecteur possible d’insécurité. «Il faut donc une
organisation qui identifie les conducteurs, sécurise les clients et contribue
au progrès social», a proposé le président du CESC.
Dans le transport inter urbain, la survenue répétitive
des graves accidents mortels devrait nous inciter à appliquer les mesures
technique et mécanique des vitesses, du nombre de passagers et l’instauration
du système de transport approprié des bagages, a souligné Yacouba Katilé, avant
d’appeler à briser le monopole du contrôle technique soit par la multiplication
des succursales annexes, soit en agréant d’autres entrepreneurs.
«Nous devons à l’instar de beaucoup de pays, freiner l’importation des véhicules attestant d’une certaine durée de vie, multiplier dans les villes, les parkings officiels, revoir les systèmes d’autorisation de conduire», a exhorté le président du CESC.
La session prendra fin vendredi prochain.
Bembablin DOUMBIA
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