La
rencontre était présidée par le ministre d’État, ministre de l’Administration
territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, en présence
de son collègue de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les
Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga et du ministre délégué chargé des Réformes
politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko.
Comme avec la classe politique, le
gouvernement, à travers le ministère de l’Administration territoriale et de la
Décentralisation, par lettres en date du 25 juillet 2023, a saisi les présidents
des organisations de la société civile. Cela, en vue de recueillir leurs avis,
suggestions et propositions sur la suite du processus électoral, précisément «le
séquençage des scrutins en tenant compte du temps restant avant la fin de la
Transition».
En retour, si certaines organisations de la
société civile ont proposé de proroger la durée de la Transition de 6 à 9 mois
en vue de la bonne organisation des échéances électorales à venir, d’autres ont
opté pour l’élaboration d’un nouveau chronogramme en tenant l’élection présidentielle
entre juin et septembre 2024. Les propositions des organisations de la société
civile portent également sur l’organisation des élections, conformément aux
dates indiquées dans le chronogramme adopté par le gouvernement…
Dans son intervention, le ministre de
l’Administration territoriale et de la Décentralisation a fait savoir que le
retour à l’ordre constitutionnel est avant tout un engagement des autorités. «On
ne fait pas ça pour les partenaires, mais pour nous-mêmes. C’est nous qui avons
un intérêt à retourner à un ordre constitutionnel», a déclaré le colonel
Abdoulaye Maïga.
Pour le ministre d’État, l’indicateur le plus
visible et palpable de la volonté du gouvernement d’aller dans ce sens est la
tenue du référendum constitutionnel dont les résultats définitifs ont été
proclamés par la Cour constitutionnelle à la suite desquels la Constitution a été
promulguée par le décret n°2023-0401/PT-RM du 22 juillet 2023 du président de
la Transition. «Nous sommes dans la 4è République et c’est inéluctablement le
point de départ de ce retour à l’ordre constitutionnel», a-t-il précisé.
Le ministre Maïga a aussi signalé que notre
pays ne vit pas en autarcie. Le patron du département en charge de
l’Administration territoriale dira, à ce propos, que parmi les trois principes
déterminés par le chef de l’État, il y en a un qui indique à suffisance «notre
disponibilité à travailler avec l’ensemble des partenaires sans aucune différence».
Cela, a signalé le colonel Abdoulaye Maïga, en tenant compte des intérêts vitaux du peuple malien. Après les propositions de la classe politique et de la société civile sur la suite du processus électoral, l’heure est maintenant à la décision du gouvernement pour un éventuel réajustement du chronogramme. Lequel a accusé un peu de retard dû, notamment «à la volonté du gouvernement d’obtenir un large consensus sur le projet de Constitution».
Bembablin DOUMBIA
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