Le Général Daoud Aly Mohamedine, le Commissaire divisionnaire Mahamadou Sana et Mme Julienne Dembélé Sanon
La cérémonie de lancement s’est déroulée dans les locaux de la chancellerie du Burkina Faso, en présence du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Daoud Aly Mohamedine et de l’ambassadrice du Burkina Faso, Julienne Dembélé Sanon. Occasion pour la communauté burkinabè résidant dans notre pays de se mobiliser pour la circonstance.
Depuis le 23 mai dernier, les autorités burkinabè ont dépêché une mission consulaire dans notre pays dont la «tâche» est de tester les kits mobiles destinés à l’enrôlement des demandeurs de la CIB-AES et du passeport AES, avant tout déploiement à grande échelle dans les représentations diplomatiques et postes consulaires du Faso.
Jusqu’à l’arrivée de cette mission, les conditions d’accès aux documents d’identité et de voyage pour les compatriotes burkinabè établis à l’étranger étaient «beaucoup plus contraignantes», a relevé le ministre burkinabè de la Sécurité. «Je suis heureux de vous informer que la phase pilote menée à Bamako a été pleinement concluante», s’est exprimé le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana.
Selon lui, les données biométriques collectées sur place ont été transmises instantanément vers les plateformes centrales de production au Burkina Faso. Le ministre burkinabè précisera que les passeports et les CIB-AES produits sont déjà disponibles et seront remis à leurs bénéficiaires dès ce lundi. Pour lui, cette réussite technologique démontre la fiabilité du dispositif mis en place et la capacité de leur administration à intégrer les innovations technologiques au service des citoyens burkinabè où qu’ils se trouvent.
Le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana a fait remarquer que l’initiative constitue une avancée majeure dans la politique nationale d’identification inclusive de tous les Burkinabè conduite par le gouvernement à travers son département. Il a assuré que ce système modernisé d’enrôlement prendra en compte à terme l’enrôlement et la production des cartes consulaires uniformisées et sécurisées. Pour le ministre de la Sécurité du Faso, la CIB-AES et le passeport AES dépassent le statut de simples documents, ils constituent un puissant instrument de reconnaissance juridique, un vecteur d’intégration citoyenne et le gage d’une participation pleine et entière à la vie de la nation. «En facilitant davantage l’accès de notre diaspora à ces documents d’identité et de voyage, le gouvernement réaffirme son engagement constant à préserver les liens entre notre nation et ses fils vivant à l’extérieur», a déclaré le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana.
De son côté, l’ambassadrice du Burkina Faso a indiqué que la première préoccupation des ressortissants burkinabé dans les pays relevant de sa juridiction, à savoir le Mali, la Guinée et la Mauritanie, est l’obtention des actes d’identité. Malgré l’affluence autour de l’opération, Julienne Dembélé Sanon a signalé que de nombreux Burkinabè ne pourront pas faire le déplacement à Bamako en raison de contingences diverses, notamment en lien avec le contexte sécuritaire actuel. C’est pourquoi, elle demandera qu’une seconde mission consulaire soit diligentée en faveur de la circonscription consulaire de Ségou, où réside la majorité des ressortissants burkinabè au Mali.
Malgré l’amélioration «significative» du passeport, son coût demeure maintenu à 50.000 Fcfa au plan national. Quant à la CIB-AES, son prix a été fixé à 3.500 Fcfa à l’intérieur du pays. Cependant, pour la diaspora, il existe des coûts additionnels, ont précisé les responsables de l’opération d’enrôlement. Il convient de signaler que la mission consulaire prend fin ce mercredi.
Bembablin DOUMBIA
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