La 2è édition du Festival de la mangue, dénommée «Mali Mangoro Sugu», organisée par Story’s Communication, a officiellement ouvert ses portes, mercredi dernier, au Palais de la culture.
Ce rendez-vous majeur tenu en partenariat avec l’interprofession de la filière mangue, réunit producteurs, transformateurs, chercheurs, investisseurs et partenaires venus du Mali et de l’étranger, dans le but de valoriser la filière mangue et de promouvoir ses produits transformés.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima Samaké, en présence de l’ambassadeur d’Espagne au Mali, Antonio Guillén Hidalgo, pays invité d’honneur, du promoteur du festival, Moussa Papa Haïdara, et du président de l’interprofession de la mangue du Mali, Moctar Fofana. Plusieurs membres du gouvernement ont également pris part à l’événement, aux côtés de nombreux acteurs du secteur agricole.
Dès l’entrée, le visiteur est saisi par un décor immersif, dominé par les teintes vertes et dorées du fruit emblématique, dans une atmosphère mêlée de parfums sucrés et créativité artisanale. Jus, confitures, brochettes, mangues séchées, savons et autres produits dérivés mettent en valeur toute la richesse de transformation de ce fruit, devenu le symbole d’un savoir-faire local en pleine expansion.
Placée sous le thème: «La mangue transformée, moteur de développement local et d’emplois», cette édition met en avant un enjeu stratégique: la valorisation locale des produits agricoles. Pour le ministre de l’Agriculture, cette initiative traduit une vision claire consistant à faire de la mangue un véritable levier de croissance économique et sociale.
«Produite en grande quantité et reconnue pour sa qualité, la mangue constitue une richesse naturelle que nous devons exploiter de manière intelligente et durable», a-t-il déclaré, tout en déplorant la sous-valorisation d’une part importante de la production nationale, faute de transformation suffisante et de circuits de commercialisation adaptés.
Selon Dr Ibrahima Samaké, la transformation de la mangue permet de créer de la valeur ajoutée, de prolonger la durée de conservation du produit, de diversifier ses usages et de conquérir de nouveaux marchés. Elle représente surtout une opportunité de création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.
Invité d’honneur, l’Espagne a réaffirmé son engagement aux côtés du Mali pour le développement de la filière. Selon l’ambassadeur Antonio Guillén Hidalgo, la mangue dépasse le simple statut de fruit pour incarner le savoir-faire des producteurs et le potentiel économique du pays.
Fort de son expérience dans la modernisation agricole, son pays entend renforcer la coopération avec le Mali, notamment dans les domaines de la transformation, du conditionnement, de la logistique et de l’exportation, afin de réduire les pertes post-récolte et d’accroître la valeur ajoutée.
Les acteurs de la filière ont également évoqué les défis à surmonter. Le président de l’interprofession de la mangue, Moctar Fofana, a notamment souligné l’impact des mouches des fruits, qui entrainent des restrictions sur certains marchés, notamment européens.
Malgré une production jugée irrégulière cette année, il s’est dit confiant quant à la capacité du Mali à relever ces défis grâce à des solutions adaptées et à l’ouverture de nouveaux marchés, notamment en Angleterre et au Maroc.
Pour le promoteur de l’événement, Moussa Papa Haïdara, la mangue est un produit périssable. Par conséquent, il a souligné la nécessité d’orienter davantage les efforts vers sa transformation pour éviter les pertes et préserver la valeur de la production.
Le festival propose ainsi un programme riche mêlant panels, ateliers culinaires, activités culturelles, défilés de mode, excursions et cadres de réflexion sur les défis du secteur. Avec un chiffre d’affaires estimé à plus de 10 milliards de Fcfa par an, la mangue constitue un pilier de l’économie agricole malienne et un important gisement d’emplois.
Makan SISSOKO
Au lendemain du lancement officiel de la 4ᵉ édition de la Semaine du Numérique, les travaux techniques se poursuivent au Centre international de conférences de Bamako (CICB)..
Ce mercredi 29 juillet 2026, le Centre International de Conférences de Bamako (CICB) est animé par une effervescence inhabituelle. Pour la 4e édition de la Semaine du Numérique, les couloirs sont noirs de monde : des grappes de jeunes se pressent devant les stands, casques de réalité virtuelle.
Imaginez un marchand akan, il y a plusieurs siècles. Au cœur d’un marché animé, quelque part entre les royaumes de l’Afrique de l’Ouest, il sort une petite balance. Dans sa main, quelques grains de poudre d’or. Pour les peser, il choisit un petit objet en bronze représentant un poisson-.
Dix mois après son lancement, la plateforme régionale de paiement instantané (PI-SPI) affiche des chiffres qui impressionnent : 30 millions de personnes connectées, un million de transactions et 110 milliards de Fcfa échangés. Mais derrière cette progression se cache un paradoxe : le réseau .
Maîtriser ses données, contrôler ses infrastructures, choisir ses technologies : pour les États de l’Alliance des États du Sahel (AES), la souveraineté numérique apparaît désormais comme un enjeu de puissance, d’indépendance et de sécurité. C’est autour de cette problématique que .
Le chantier de l’usine Atlas Ciment avance à grands pas. Implantée à Dio, dans le Cercle de Kati, cette nouvelle unité industrielle devrait entrer en production dans un mois. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, s’est rendu, hier, sur le site pour constater lâ.