Les résultats d'exploitation sont estimés, en recettes, à 415,488 millions Fcfa et en dépenses, à 417,085 millions de Fcfa. Pour le programme d'activités 2026, les prévisions budgétaires s'élèvent à 534,891 millions de Fcfa en recettes et en dépenses à 531,241 millions de Fcfa, soit un résultat prévisionnel de 3,649 millions de Fcfa. Ces informations ont été données par le ministre de l’élevage et de la Pêche, Youba Ba, lors de la 14e session du Comité de pilotage, tenue hier dans les locaux de l’abattoir sis à Sabalibougou. Cette session s’est déroulée en présence de l’administrateur provisoire de l’abattoir, Harouna Sangaré et des représentants des services et acteurs de l’élevage.
à l’entame de ses propos, le ministre Youba Ba a rappelé que l'abattoir frigorifique de Sabalibougou, de sa création en 2003 à nos jours, a connu des évolutions en matière d'infrastructures, de production et de transport de la viande, d'hygiène et d'assainissement. Aussi, ajoutera-t-il, des efforts importants ont été consentis par l'état et ses partenaires techniques et financiers, afin que cet abattoir frigorifique réponde aux standards internationaux et soit doté de capacités à satisfaire aux besoins locaux de consommation en viande saine, voire d'exportation de viande.
Des infrastructures réalisées et des matériels ont été acquis sur ressources propres. Le ministre a notamment cité la construction de deux hangars métalliques avec crochets pour l'abattage et l'habillage des petits ruminants, la construction du mur de clôture de 193 mètres linéaires, la construction d'une rampe de débarquement des bovins et de deux toilettes avec fosse septique et puisard en zone rocheuse, la construction d'un bassin à 5 compartiments pour boyaux de petits ruminants, le revêtement de la cour en béton armé et une plate-forme d'abattage…
En perspective, le ministre Youba Ba a annoncé que l'année 2026 sera une année déterminante pour la mise à niveau de l'Abattoir frigorifique de Sabalibougou, avec la poursuite de la mise en œuvre des activités de son plan de modernisation issu de l'étude diagnostique, grâce à l'appui financier du Projet d'appui à la compétitivité de l'économie malienne (Pacem).
Selon le chef du département de l’élevage, les actions du Projet de développement durable des exploitations pastorales au Sahel/Mali (PDDEPS), actuellement en cours, s'inscrivent également dans ce cadre et portent sur la construction d'un dispositif de traitement des eaux usées, la réhabilitation et l'extension de la chambre froide; la dotation en matériels et petits équipements comprenant des scies, tables de découpe, brouettes et chariots. D'autres actions, mises en œuvre par le Pacem en faveur de l'abattoir, concernent les moyens de transport des animaux à l'abattoir, l'installation d'un système photovoltaïque et de bio-digesteur pour renforcer la fourniture d'électricité et des travaux d'aménagement et de mise à niveau de l'abattoir.
Parlant des difficultés rencontrées, Youba Ba dira que la plupart est due aux pannes des équipements, aux coupures intempestives d'électricité, aux coûts élevés des intrants indispensables au fonctionnement de la chaine d'abattage. En promettant des solutions à ces difficultés, le ministre a invité les acteurs de la chaine à ne pas pratiquer l’abatage clandestin qui a des effets collatéraux sur les revenus de l'Abattoir.
Anne Marie KEITA
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