Placée sous le thème : «Le rôle humanitaire du personnel pénitentiaire dans la réinsertion sociale des personnes détenues», la conférence annuelle se tient depuis 2017. Elle regroupe les acteurs du système pénitentiaire avec comme objectif général de créer une synergie entre les administrations (centrale, régionale et subrégionale) tout en leur offrant un cadre de concertation et de partage de bonnes pratiques en matière pénitentiaire. Cela en vue d’améliorer et d’adapter celles-ci aux exigences des droits de l’Homme et aux principes fondamentaux de l’humanisation de nos centres de détention.
Les travaux ont débouché
sur plusieurs recommandations. Les participants suggèrent la formation des
directeurs régionaux et des chefs d’établissements pénitentiaires sur la
gestion du budget programme. Ils préconisent d’actualiser et d’opérationnaliser
les plans intégrés de protection et de défense des établissements
pénitentiaires et d’assurer le plaidoyer pour la participation des surveillants
de prison aux missions des Nations unies.
D’autres recommandations
portent sur le renforcement de capacités des directeurs régionaux et des chefs
d'établissements pénitentiaires dans l’utilisation du logiciel Agiderm (outil
permettant de gérer la situation carcérale des détenus et d’assurer un suivi
personnalisé de leurs dossiers) et le
calcul des peines et le délai légal de détention. Mais aussi sur l’initiation
des sessions de formation sur la vulgarisation des textes en matière pénitentiaire.
La cérémonie d’ouverture
était présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde
des Sceaux, Mamoudou Kassogué. C’était en présence du gouverneur de la Région
de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, du directeur
national de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée,
l’inspecteur général Abdoulaye Idrissa Maïga, et de la deuxième adjointe au
maire de la Commune rurale de Sébougou, Mme Diarra Djénèba Samaké.
Selon le directeur
national de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, en
2024, l’État a investi plus de 9 milliards de Fcfa dans l’amélioration des
conditions de vie des personnes privées de liberté. Abdoulaye Idrissa Maïga
dira que la vision de sa structure est de faire de l’administration
pénitentiaire une institution performante et moderne qui contribue efficacement
à la prévention de la récidive, au maintien de la sécurité et au respect des
droits des personnes détenues.
Pour le ministre chargé
de la Justice, le thème de cette édition est d’actualité et suffisamment
évocateur de la prise de conscience sur la nécessité d’un changement de
paradigme quant à la perception et aux missions assignées à la maison d’arrêt.
Aussi, ce thème est en parfaite adéquation avec le contexte mondial marqué par
la modernisation des systèmes d’incarcération avec de nouveaux impératifs
mettant l’accent sur le reclassement social des personnes privées de liberté
par la rééducation et la formation, a indiqué Mamoudou Kassogué.
L’un des moments symboliques a été la remise de chèques aux 3 meilleurs établissements pénitentiaires au titre de 2024. La Maison d’arrêt de Koutiala, celles de Bougouni et Markala occupent respectivement les trois premières places.
Amap-Ségou
Mamadou SY
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