Le secrétaire général du comité syndical de l’Amap, Bassaro Haïdara (micro en main)
C’était en présence des représentants du Syndicat national de l’information, de l’informatique, de la presse et de l’industrie du livre (Snipil), Mohamed Baba Diarra et Amadou Traoré. Dans un exposé liminaire limpide comme de l’eau de roche, le secrétaire général du comité syndicat de l’Amap, Bassaro Haïdara a restitué ce qui en est ressorti de la 50è session du conseil d’administration de l’Amap, tenue le 27 juillet dernier. Le syndicaliste n’a pas pris de gants pour expliquer que le rapport de l’exercice budgétaire de la 50è session a été renvoyé et devra être discuté dans un mois.
Bassaro Haïdara a déploré le fait que si l’on en croit les comptes rendus dans la presse tout va bien à l’Amap. Il tranche : « Aujourd'hui, nous avons des difficultés relatives à l’accès aux prestations de l’Assurance maladie obligatoire (Amo) des travailleurs contractuels, dont les droits sont fermés. À cet effet, il a souligné que l’entreprise doit plus de 440 millions de Fcfa d’arriérés de cotisations à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). Pour aplanir les difficultés, il a été demandé à la direction générale de négocier avec la direction de l’INPS et d’élaborer un plan d’apurement des arriérés.
En outre, le leader syndical a évoqué que son bureau porte le combat de l’acquisition d’une nouvelle imprimerie. Bassaro Haïdara a expliqué qu’un pas été fait dans ce sens et il a été requis auprès de l’administration de l’Amap de constituer un dossier technique. Le syndicat a aussi souligné des difficultés liées au paiement des indemnités de départ des travailleurs qui ont déjà fait valoir leurs droits à la retraite en décembre 2025 (l’un d’entre eux est même décédé) et du reste des indemnités des partants de 2023-2024.
Sur la question du nouvel organigramme, il a été demandé plutôt d’élaborer en lieu et place un manuel de procédures de gestion. Le secrétaire général a évoqué de nombreuses autres préoccupations.
Dans les débats, les travailleurs ont globalement remis sur le tapis des préoccupations essentielles, notamment le paiement régulier des salaires à date échue et le rappel des augmentations de salaires. Ils ont souhaité que l’administration de l’Amap, le Snipil et le ministère en charge de la Communication s’impliquent tous pour trouver une solution définitive à la problématique de l’Amo.
En réponse, Bassaro Haïdara a annoncé que la direction s’est engagée à faire le paiement des salaires au plus tard le 8 du mois en cours. Saluant certaines actions de l’administration, il a cité la reprise annoncée des travaux du bâtiment en chantier dans la cour de l’Amap et l’engagement pris pour la confection de l’Agenda national pour 2027.
Par ailleurs, le bureau syndical a énuméré certaines de ses initiatives heureuses à savoir les dons de lait, riz et sucre pendant le mois béni de Ramadan et l’organisation d’une cérémonie de départ à la retraite. Il a aussi souligné que son bureau ambitionne de tenir la «Nuit de l’Amap». Et de conclure par un engagement du syndicat à trouver des solutions aux difficultés liées à l’Amo avant la fin de son mandat.
Prenant la parole au nom du Snipil, Mohamed Baba Diarra a salué les militants pour la mobilisation. Il a fait savoir que l’Amap aussi bien que d’autres services du ministère en charge de la Communication traversent des moments difficiles, en termes de retard de paiement des salaires et d’accès à la sécurité sociale. Le syndicaliste du Snipil a appelé les comités syndicaux et les administrations à conjuguer leurs efforts pour remédier aux contraintes pour le plus grand bien de nos services.
Au cours de cette assemblée générale, le comité de l’Amap a abordé la question de l’adhésion des travailleurs au Fonds de solidarité à la presse (Fonsopresse).
Mohamed DIAWARA
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