Ce dimanche vous serez en
pèlerinage dans un lieu saint, le temps de 90 ou 120 minutes, de loin ou de
près, pour assister à une finale de ce que le Dieu du football sait offrir de
mieux : un match, une finale, une confrontation
Espagne-Argentine, un duel Messi-Yamal. Les "footeux" du monde
entier, quelle que soit l'issue du match, pourront décider d'arrêter de
supporter, de regarder des matches ou simplement d'aimer le football. Personne
n’aura quoi leur reprocher.
Ce dimanche, nous serons à la même table que les spectateurs et témoins de la première finale de l'histoire de la compétition, disputée le 30 juillet 1930 au stade Centenario de Montevideo et qui a vu la victoire du pays organisateur sur l'Argentine, 4-2. Ou devons-nous nous réjouir d'égaler les spectateurs de la première Coupe du monde et première finale de Pelé, le 29 juin 1958 à Stockholm, avec l'émergence d'un roi né pour la discipline. Ou vous diriez la première consécration de l'Argentine de Mario Kempes en 1978 ? Non, vous voudriez plutôt faire référence à la 2è de l'Argentine en 1986, avec un Diego Maradona au sommet de son art, en quart de finale avec une main de Dieu avant de remporter la finale face à l'Allemagne de l'Ouest. Ou encore toutes ces finales des 30 dernières années dont la dernière entre l'Argentine et la France en 2022...
Relativisons,
toutes les finales de Coupe du monde depuis 1930 auront été des moments de jeu,
de gloire et d'histoire. Alors celle que nous nous apprêtons à regarder ce
dimanche sera une finale de football, pour l'héritage, l'histoire et le futur.
Cette finale nous offre des symboles qui resteront pour longtemps dans nos
mémoires.
Cette
affiche nous offre bien plus qu’une finale : elle nous offre un moment d’histoire, un
héritage et une projection vers l’avenir du football. Pour l’Argentine et
Lionel Messi, c’est la possibilité d’un « back to back », deux
sacres consécutifs qui viendraient sceller une légende déjà écrite. Pour Messi,
c’est l’occasion d’ajouter une pierre supplémentaire à un édifice
stratosphérique : buts,
passes décisives, triplés, trophées, records. Son talent, exprimé par des
dribbles déroutants, des coups francs millimétrés, des passes lumineuses et des
buts décisifs, est devenu une matière à enseigner dans les écoles de football.
Sa longévité, fruit d’une discipline et d’une vie saine, est un modèle pour les
générations futures.
L’histoire,
elle, se joue aussi dans les chiffres : l’Argentine court vers un quatrième trophée mondial, l’Espagne
vers un deuxième. Cette confrontation nous donne l’occasion de rattraper la « Finalissima » manquée, prévue au Qatar mais annulée pour
cause de conflit. Elle devient ainsi une revanche symbolique, un rendez‑vous que le destin avait différé.
Enfin,
cette finale est une projection. Elle pose une question : assistons‑nous à un passage de témoin entre le passé
glorieux du football, incarné par Messi, et le futur prometteur, incarné par
Lamine Yamal ?
L’image iconique de Messi tenant Yamal bébé dans une baignoire trouve ici une
résonance grandiose : une
histoire commencée dans l’innocence de l’enfance pourrait se conclure sur la
pelouse d’un stade, sous les yeux du monde entier. C’est la fin d’un cycle et
le début d’un autre, une boucle parfaite où héritage et avenir se rejoignent.
L’Espagne ou l’Argentine avec le trophée, cette finale sera longtemps contée pour les générations futures. Soit l’ancrage de légendes, la fin ou le début de bien d’histoires. Tous devant la télé, et aucune séquence à rater, d’un pèlerinage footballistique unique.
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