Dans la mouvance de cette journée, la Société malienne de neurologie (SMN), une société savante, a initié plusieurs activités de formation dans les établissements hospitaliers de Bamako et des régions pour sensibiliser les soignants sur la problématique de cette pathologie.
Le président de la SMN, Pr Youssoufa Maïga, a expliqué que dans les structures socio-sanitaires, tous les soignants ne sont pas en contact avec des cas d’AVC de par leurs spécialités. «Depuis le début de la semaine, nous avons initié à Bamako et dans des régions des séances de formation à l’endroit de nos collaborateurs», a indiqué le grand maître des sciences neurologiques.
En ce qui concerne la prise en charge de l’AVC au Mali, le praticien hospitalier reconnait qu’elle a beaucoup évolué. «Il y a une décennie, notre pays comptait un ou deux neurologues. Aujourd’hui, grâce à l’appui des autorités à travers la politique de formation mise en place, nous comptons une cinquantaine de neurologues», a-t-il précisé, avant d’ajouter que cela va, de facto, améliorer la prise en charge de cette maladie dans notre pays.
Celui qui est le chef du service de neurologie du Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré a également cité des progrès en termes de diagnostic à travers l’imagerie médicale, la disponibilité de la Tomodensitométrie (TDM) dans presque tous les Centres de santé de référence (Csref) et l’accès aux médicaments.
Sur les défis, l’enseignant-chercheur de la Faculté de médecine et d’odontostomatologie (Fmos) a aussi versé dans le débat un avis éclairé. Il a évoqué la nécessité de s’inscrire dans une prise en charge de l'AVC à la phase aiguë et celle des séquelles. «Nous travaillons avec notre ministère de tutelle pour améliorer la prise en charge de l'AVC à la phase aiguë à travers la mise en place d'une filière de prise en charge des AVC au niveau des Services d’accueil et d’urgence (SAU)», a-t-il assuré.
Par ailleurs, le Pr Youssoufa Maïga a précisé que l'AVC représente la première cause d'admission dans nos SAU. Et de poursuivre qu’il reste également la première cause de handicap dans la vie et de démence à l’échelle planétaire. Le président de la SMN a fait savoir qu’il y a environ trois ans, le taux de mortalité de cette pathologie était au-dessus de 20% dans notre pays.
Et Pr Youssoufa Maïga d’expliquer aussi que l'AVC est une maladie liée à un dysfonctionnement de la vascularisation du cerveau. Selon lui, les signes d’alerte sont liés au dysfonctionnement brutal du corps. Les facteurs de risque, a-t-il énuméré, sont l’hypertension artérielle, le diabète, la sédentarité et l’obésité.
L’universitaire a affirmé que de plus en plus, l’AVC touche tous les âges surtout les jeunes. «Cela nous interpelle parce qu’au-delà d'un problème de santé publique, c’est un problème économique», a-t-il insisté, tout en soulignant que les jeunes sont souvent victimes d’anomalies cardiaques.
Le président de la SMN a invité nos compatriotes à adopter les bons comportements, notamment la pratique du sport, la réduction de la consommation des aliments salés et sucrés. «Il faut amener à l'hôpital la personne victime d’un AVC au maximum trois heures après le choc au lieu de se livrer à des pratiques ou attitudes qui ne sont pas scientifiquement prouvées comme verser de l'eau sur elle», a-t-il indiqué.
Mohamed DIAWARA
Au cours d’un point de presse animé ce mercredi 28 octobre 2026 dans les locaux de la Direction générale de la police nationale (DGPN), le Contrôleur général de la police Youssouf Koné, Directeur général de la police nationale, a fait le point sur trois affaires criminelles majeures surve.
Les comportements observés de plus en plus dans les funérailles à Bamako traduisent une désacralisation du deuil. On constate aujourd’hui l’usage abusif du téléphone et les vives discussions sur ces lieux de recueillement.
L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) traverse des difficultés financières qui fragilisent son fonctionnement et le paiement régulier des salaires. Établissement public à caractère administratif (EPA), elle mobilise des ressources propres en complément de la subvention de l’.
Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, les 24 et 25 octobre 2026, des frappes contre trois points de regroupement d’éléments terroristes dans les régions de Koulikoro et de Mopti. Ces actions, conduites avec l’appui de leurs partenaires dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, on.
Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national dans le cadre de l'opération Dougoukoloko..
Les concours directs de recrutement dans la Fonction publique d'Etat au titre de l'année budgétaire 2026 sont ouverts. Le ministère l'a annoncé à travers un communiqué rendu public sur ses plateformes digitales..