Lundi 2 juin, alors que le soleil darde ses rayons, l’ambiance est au summum dans le Grand marché de Bamako. Bruits d’appareils de sonorisation se mêlent aux bourdonnements et lamentations, notamment des dames qui, enfants au dos, cherchent à se frayer un chemin. Les vendeurs, exposant leurs marchandises le long des allées, rivalisent, chacun veut attirer le maximum de clients : « pour bien vous habiller, faites un tour par-là. Venez-vous approvisionner, c’est ici que c’est moins cher. Approchez, regardez !», chantent-ils à gorge déployée.
Dans ce marché, on trouve une multitude d’articles, tels que des vêtements, des chaussures, des lunettes, des montres pour enfants et des produits de décoration. Sadio Coulibaly, grand-mère de six enfants, sort d’une boutique avec trois sacs bleus à la main… Le visage renfrogné. Avec 10.000 Fcfa, elle n’a pu acheter des habits que pour trois de ses petits-enfants. Et cela, après avoir passé plus de six heures à chercher des articles moins chers.
À l’intérieur de la boutique devant laquelle nous avons rencontré la vielle dame, on peut voir des tissus Wax, des basins déjà cousus et du prêt-à-porter présentés sur de petits mannequins. Rokiatou Tangara, l’une des trois vendeuses, explique qu’elle s’approvisionne auprès de tailleurs. Les prêts-à-porter sont importés depuis la Turkïye. «Aujourd’hui, j’ai vendu dix complets. Les prix vont de 5.000 à 15.000 Fcfa», dit-elle avec sourire.
La circulation est extrêmement difficile dans le marché en cette veille de fête. Les embouteillages sont importants, et les automobilistes ne cèdent pas le passage aux piétons. Sur l’axe qui passe devant l’Artisanat, Mamadou Coulibaly, un vendeur de chaussures pour hommes, expose sa marchandise sur deux grandes tables. Ses prix varient selon la qualité des chaussures. Il affirme qu’il est rare de ne pas trouver de chaussures abordables chez lui, mais «les clients recherchent la qualité sans vouloir dépenser beaucoup». Aussi, ajoute-t-il, toutes les personnes présentes dans le marché ne sont pas forcément des acheteurs, certaines viennent simplement pour comparer les prix avant de repartir.
Ici, on trouve des vêtements, des chaussures, des lunettes, des montres pour enfants et des produits de décoration
Au cœur du marché, dans la zone appelée «Rail da», des tam-tams résonnent. Les vendeurs battent des mains et esquissent des pas de danse, utilisant diverses techniques de marketing pour attirer la clientèle. Une vendeuse de boucles d’oreilles, disposant ses bijoux dans un grand plateau, explique que le marché est toujours bondé pendant la Tabaski, car même ceux qui n’achètent pas pour les petites fêtes le font pour la grande. Elle, qui vend également des robes, propose des articles allant de 300 à 4.000 Fcfa. Elle a vendu une douzaine de boucles d’oreilles, soulignant qu’ils ne cherchent pas de gros bénéfices.
PLUS CHÈRES- Habibatou Cissé, mère de deux enfants, est essoufflée par les bousculades et les négociations de prix. Elle a acheté deux petits sacs à main et des perles pour enfants. Les chaussures étaient les plus chères, mais après de longues discussions avec le vendeur, elle a réussi à les obtenir à 4.000 au lieu de 6.000 Fcfa.
Elle a également acheté deux robes à 7.500 Fcfa et des boucles d’oreilles à 800 Fcfa. Et Fatoumata Sylla, sortant d’une boutique pour enfants, vient d’acheter deux culottes et deux t-shirts pour son enfant de deux ans, lui ayant coûté 17.000 Fcfa. Elle note que les prix ont augmenté à cause de la fête, car elle a l’habitude de dépenser 6.000 Fcfa pour acheter des ensembles.
Non loin de là, trois femmes venues faire des emplettes expliquent qu’elles ont besoin de sacs, de talons et de foulards. Elles insistent sur l’absence de prix fixes et la nécessité de négocier. Deux d’entre elles, récemment mariées, ont réussi à trouver leurs trois paires de chaussures à 8.000 Fcfa l’unité, un prix auquel elles ne s’attendaient pas. Elles conseillent de bien négocier et d’explorer le vaste marché, car il y a des endroits où les prix sont vraiment plus bas.
Mariétou Fofana, vendeuse au Marché rose de Bamako, spécialisée dans les rideaux et les draps, utilise une brosse traditionnelle dans la bouche. Elle souligne que la fête ne concerne pas seulement l’habillement, mais aussi la décoration de la maison avec de nouvelles choses. Dans sa boutique, les rideaux sont vendus à partir de 5.000 et les draps à partir de 4.000 Fcfa.
Pendant les fêtes, elle peut vendre une vingtaine de draps et de rideaux par jour. Assanatou Bathily, interrogée dans cette boutique, explique qu’en plus d’habiller les enfants et soi-même, il est important d’embellir sa maison. Elle prévoit d’acheter un drap complet et quatre rideaux pour sa chambre et son salon, ce qui lui coûtera 25.000 Fcfa.
Malgré les plaintes concernant les prix, l’ambiance au marché reste festive.
Fatoumata Mory SIDIBE
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