La cérémonie officielle était présidée par le Chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Dr Salia Malé. Il avait à ses côtés le président du Réseau Kya, Djibril Guissé, la responsable de la communication du Consortium, Mme Gabdo Ouattara et Salah Touré, du Conseil national de Transition. On notait la présence de plusieurs acteurs culturels.
Dr Malé a remercié les organisateurs avant de mettre l’accent sur l’importance de cette activité. C'est un enjeu et un défi à la fois d'organiser en ce moment, un évènement majeur comme la Biennale qui offre l’opportunité aux artistes d’échanger sur leur préoccupation. Le thème '' l'accès au marché pour les industries culturelles et créatives '' est au cœur des préoccupations du département. Djibril Guissé a félicité le ministère en charge de la Culture pour sa résilience malgré les difficultés. Il a parlé de la nécessité de la professionnalisation des artistes maliens. C’est un secteur qui joue un rôle capital dans l’économie de notre pays. Il a noté que plusieurs milliards sont injectés chaque année dans le secteur de la culture. Pour sa part, Mme Gabdo Ouattara a expliqué les missions de ACF et les grandes actions menées dans la promotion des industries culturelles ainsi que des acteurs culturels. Elle a tenu à remercier les conférenciers et le département en charge de la Culture.
Ainsi, les conférenciers ont insisté sur la nécessité de la professionnalisation du secteur qui obéit à des normes nationale et internationale. Et cela demande forcement la formation des artistes qui reste un élément indispensable pour la recherche d’un marché. « Il faut connaitre le circuit du marché de l’art avant d’y intégrer », a souligné le critique Chab Touré. In fine, les conférenciers ont évoqué les 4 piliers pour promovoir le secteur : la structuration, le financement, la diffusion et promotion et la découverte ainsi que création des espaces. La question du marché est un sujet de qualité. La consommation a des règles, il faut se conformer pour être reconnu sur le marché de l’art. Donc il faut renforcer la capacité des créateurs.
Macky Garba a partagé l’expérience de son pays qui dispose d'un un fonds d’urgence pour les artistes. Il a également mis l’accent sur la qualité et la structuration du secteur. Chab Touré explique que dans une entreprise chacun joue un rôle, ajoutant que les artistes doivent comprendre que leur rôle est de créer. La promotion et la vente doivent être confiées à d’autres professionnels. Adama Traoré parle de la chaine d’industrie culturelle où on fait un assemblage pour répondre à un marché.
Les artistes ont posé plusieurs questions et le débat a été très constructif car les conférenciers ont retenu qu’il faut une structuration du secteur, la formation des acteurs, la mise en place d’une structure unique, la création d’un fonds d’urgence pour les artistes. La question du droit d’auteur a été débattue. Bien avant, Salah Touré avait souhaité bienvenue avant de saluer cette belle initiative pour la promotion des acteurs culturels.
Envoyés spéciaux
Amadou SOW
Oumar DIOP
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